1. Introduction

Dès le VIIes, le Saint Coran en révélation faisait allusion à la radioactivité alors que c’est seulement à partir du XIXes, que les savants occidentaux découvraient que les noyaux atomiques instables sont doués d’une activité de radiation.

Avec Démocrite, on convenait que la matière est constituée d’atomes considérés comme insécables et ceci, jusqu’au début du XIXes (voir notre article sur le titre « la notion d’atome : les éclairages coraniques »). Vers la fin du XVIIIes, on se rendit compte que certains atomes dont les noyaux sont instables, ont la propriété de se désintégrer spontanément en émettant des rayonnements. Ces rayonnements sont à l'origine de ce qu'il convient d'appeler aujourd’hui la radioactivité. Lors du processus de désintégration d'un noyau instable, l'énergie produite est considérable. Cette énergie dite nucléaire peut être utilisée soit à des fins pacifiques (production d’électricité, gammagraphie en médecine nucléaire…), soit à des fins militaires (bombes atomiques principalement....). Cependant, en dépit des risques d’exploitation de la puissance qui provient du cœur des atomes à des fins dévastatrices, il y a que l'action des rayonnements radioactifs sur l’environnement peut avoir des effets désastreux. D’où la nécessité de bien savoir mesurer et contrôler ces rayonnements biocides afin de s'en protéger.

Or, jusqu’en 1895 (un an avant la découverte de la radioactivité naturelle par le physicien français Henri Becquerel), les savants nordiques (ceux là dit-on qui ont creusé les profondeurs de la Réalité, Chercheurs de vérité et fondateurs même de la science) ne savaient rien ni sur l’existence de l’énergie nucléaire et ses utilisations possibles, ni sur la radioactivité et les dangers liés aux rayonnements radioactifs. Pourtant dès le VIIes, le Saint Coranfaisait allusion non seulement à l’existence de l’énergie nucléaire, mais aussi invitait les scientifiques et principalement les « fondateurs de la science » à prendre des précautions lors de l’étude des phénomènes inhérents au noyau atomique, tels que la radioactivité. De plus, le Saint Coranindique implicitement les utilisations possibles de l’énergie nucléaire et surtout dans quel sens cette énergie que renferment les atomes doit être utilisée (voir publication prochaine incha Allah). Mais une mise au point est nécessaire avant de poursuivre l’exposé.

Comme nous l’avons précisé dans l’une de nos publications antérieures (voir notre article sur le titre « Le Saint Coran : Guide du chercheur Musulman »), Le Coran n’est ni une œuvre scientifique ni une œuvre littéraire : c’est la Parole d’Allah, une « guidée pour les pieux ». Du point de vue de la production intellectuelle, le Saint Coran demeure et reste la source d’inspiration douée de la perfection de suggestions comme le soulignait excellemment le savant Musulman Al-Suyûtî il y a de cela plus de cinq siècles :

« Et moi, je dis : Le Livre de Dieu Tout Puissant contient toute chose. Quant aux sciences, pas un seul de leurs chapitres, pas un seul de leurs problèmes fondamentaux, dont on ne trouve dans le Coran quelque chose qui y renvoie.»

Ainsi, sachant que Dieu Tout Puissant parle en parabole, il appartiendra aux êtres doués d’intelligence de faire l’effort de s’approprier tirer l’information véhiculée par la parole divine et destinée aux humains. Pour cette raison, on ne doit guère s’attendre à ce que le Saint Coran nous parle de radioactivité, de fusion thermonucléaire, de cycle de Bethe, de relativité restreinte ou générale, de chromodynamique quantique, etc. Ce sont là des concepts que les hommes pourront toujours sortir de terre au grand jour, par le biais de l’effort facilité par une piété en Allah Puissant et Grand. En d’autres termes, nos esprits pourront toujours accoucher de tous les concepts dont nous aurons besoin pour par exemple, construire une théorie au moment venu. Illustrons cette assertion dans le cas particulier de la radioactivité.

Selon Pierre Rousseau [1], c’est Marie Sklodowska (plus connue sous le nom de Marie Curie) qui se servit pour la première fois du terme de radioactivité. Autrement dit, personne n’avait parlé du phénomène de radioactivité avant Marie Curie. Or jusqu’en 1896 où Henri Becquerel découvrit par hasard [2] que lorsqu’un sel d’uranium phosphorescent rayonne, il émet non seulement de la lumière mais une autre radiation, Marie Curie aussi ne savait rien du tout sur la radioactivité. En outre, puisqu’il n’y a aucune institution scolaire ou universitaire qui forge les esprits à accoucher des concepts, dés lors, il demeure évident que c’est le Créateur qui enseigna à sa créature cette notion de radioactivité. Nul donc besoin que le terme radioactivité ainsi que n’importe quel autre concept trouve mention particulière dans le Saint Coran car, tout ce que nous connaissons et tout ce que nous connaîtrons, provient et proviendra d’Allah et que notre Créateur doué de la perfection de connaissances à déjà enseigné au père des humains, Adam (paix sur lui) les noms de toutes les choses.

« Et Il [Allah] apprit à Adam tous les noms (de toutes choses) […]. Gloire à Toi ! Nous n’avons de savoir que ce que Tu nous as appris. Certes c’est Toi l’Omniscient, le Sage » S.2-V.31 - 32

Et qu’en plus :

« Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, Qui a crée l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble ? Qui enseigna par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » S.96-V.1-5

Notons au passage, ce que l’on peut retenir sur la dualité Science - Coran.

Le Saint Coran, Parole même de Dieu connue sous le nom de Allah, Créateur de tout l’univers, est la Lecture Vraie, Exacte de l’univers. La Lecture épurée de toute subjectivité, disant les choses telles qu’elles se sont produites, telles qu’elles se produisent et telles qu’elles se produiront. Quant à la science, elle demeure et restera une lecture possible, probabiliste de l’univers, lecture entachée de tâtonnements et de conjectures ; car l’homme inventeur des théories scientifiques, ne peut extirper de sa vision du monde sa nature imparfaite. Toute théorie scientifique est une explication provisoire des phénomènes que l’homme bâtisseur de théories tente d’interpréter. En outre, et c’est l’aspect le plus déterminent, l’argument de la science, c’est bien le résultat expérimental : ce que dit l’expérience est indéniable. Malheureusement l’expérience ne donne jamais le résultat vrai, mais seulement un résultat perturbé. Lorsque l’on se livre à une expérience, l’appareil de mesure interagit inévitablement avec le système étudié ; de sorte que la mesure porte toujours sur le système perturbé et non sur le système dans son état réel (isolé de tout action extérieure). Quant au Saint Coran, il dit du système ce que Son Créateur a fait de lui, avec une exactitude absolue. Dieu ne saurait faire des conjectures sur Sa création. N’est-il pas l’Omniscient ?

Pour clore cette page introductive, nous rappelons une fois encore comment avec éloquence feu le frère Al-Suyûtî avait compris la dimension scientifique du Coran : Quant aux sciences, pas un seul de leurs chapitres, pas un seul de leurs problèmes fondamentaux, dont on ne trouve dans le Coran quelque chose qui y renvoie. Ainsi, on notera qu’au chapitre de la physique nucléaire qui s'intéresse à l'étude des phénomènes inhérents au noyau de l'atome et à ses nucléons (protons et neutrons), le Saint Coran a fait allusion:

1. au noyau atomique en tant que constituant des atomes ;

2. aux isotopes ;

3. à la radioactivité ;

4. à l’énergie nucléaire stockée dans les atomes ;

5. aux dangers liés à l’activité des noyaux radioactifs ;

6. aux utilisations possibles de l’énergie nucléaire ;

7. Etc. (la parole d’Allah est inépuisable).

Pour toutes ces notions, le Saint Coran en a fait allusion à travers le seul verset : dans le fer « il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens… ».

L’allusion faite au noyau atomique a été précisée dans notre toute dernière publication sur le titre « La notion d’atome : les éclairages coraniques ». Dans ce présent article, nous nous proposons avec la permission divine, d’exposer l’éclairage coranique sur les notions d’isotopes et de radioactivité, réservant l’éclairage relatif à l’énergie nucléaire à une publication prochaine incha Allah.

2. Notion d’isotopes

Commençons par rappeler le verset précité :

« Et Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens » S.57/V.25

Il est clair que le métal fer comporte quelque chose de redoutable et de bénéfique. Déjà les périodes qualifiées d’Age de fer (époque mythologique où les hommes devinrent méchants et malheureux) et d’Age du fer (époque préhistorique marquée par le début de la fabrication du fer), renvoient aux dangers et aux bienfaits liés à l’utilisation du fer. Au chapitre des choses redoutables, on peut citer l’utilisation du fer dans la fabrication des outils à détruire les âmes (armes à feu, armes blanches, engins de guerre tels que les tanks ou chars de combat, bombardiers, etc.). Quant aux utilités du fer, elles sont très nombreuses. La métallurgie du fer ainsi que ses applications industrielles, sont connues de tous (dans le secteur du transport : voitures, trains, navires, avions…- dans le secteur du bâtiment, etc.). Notons au passage, que beaucoup de nos frères qui se sont intéressés au verset précité dans leurs contributions fort louables sur les Miracles scientifiques du Coran et de la Sunna, se sont limités aux dangers et aux bienfaits que présente le métal fer. Ce qui est une lecture possible du verset, en tant que Parole de Dieu inépuisable.

Attirons maintenant l’attention sur le fait que dans le verset dont il est question, on incrimine pas explicitement le fer mais plutôt ce qui s’y trouve : « Et Nous avons fait descendrele fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens ». Ce qui est dans l’atome de fer et doué d’une force redoutable, c’est bien, le noyau atomique qui peut générer une énergie dite nucléaire dont les utilisations à des fins militaires sont des plus dévastatrices. Mais, comme le noble verset ne cite pas explicitement le noyau atomique dans le cas général, on peut envisager de s’en tenir à la lettre dudit verset pour voir ce que l’on peut en tirer comme enseignements. En d’autres termes, existe-t-il dans le fer lui-même, quel que chose de redoutable et de bénéfique ? La réponse à cette interrogation nous conduira à la fois aux notions d’isotopes et de radioactivité.

Le fer qui figure dans le tableau de classification périodique des éléments (de masse atomique 55,85 g/mol et de nombre de masse 56) a une particularité spécifique du point de vue de la stabilité. C’est l’atome dont le noyau est le plus stable car son énergie moyenne de liaison par nucléon (8,8 méga électronvolts par nucléon) est la plus élevée comparée à celles de tous les autres noyaux connus à ce jour. La courbe d’Aston (du nom du physicien anglais Francis William Aston, 1877-1945) représentant les variations de l’énergie moyenne de liaison par nucléon en fonction du nombre de masse A, présente un minimum pour A = 56 . Ce qui correspond bien à l’élément fer de numéro atomique 26 dont le noyau est symbolisé par : ⁵⁶₂₆Fe . Ainsi, ce fer représentant plus de 90% du fer naturel, possède le noyau le plus stable, et qu’en conséquence, rien de redoutable ne provient à l’état actuel de nos connaissances du noyau du fer 56. Pourtant dit bien le Saint Coran : dans le fer il y a une force redoutable ?

La Parole d’Allah, Créateur des atomes en particulier et de tout l’univers en général, est toute Vérité. Il s’ensuit que dans le fer il y a bien quelque chose de redoutable. Pour résoudre le problème posé, la logique voudrait de considérer qu’il existe plusieurs types de fer parmi lesquels celui de nombre de masse 56. Ce qui est redoutable devant alors être recherché dans ces autres types de fer (plus précisément dans ce que l’on appelle les isotopes du fer). L’isotope 59 est alors révélateur en ce sens qu’il est doué d’une activité de radiation dont le rayonnement comporte quelque chose d’à la fois redoutable et d’utile pour les gens, conformément à l’éclairage coranique : « Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien quedes utilitéspour les gens ».

Comme on le verra plus bas, le fer 59 émet un rayonnement gamma très dangereux pour les espèces vivantes (ce qui le rend donc redoutable) mais, ce même rayonnement présente plusieurs utilités à travers la technologie de la gammagraphie : traitement du cancer au cobalt 60, gammagraphie de soudure, etc. Si l’on arrivait à découvrir le fer 59 dès l’aube de la radioactivité naturelle (1896) ainsi que tous les autres types de fer, une des questions qui pouvait traverser l’esprit des physico - chimistes serait évidemment de savoir, si le fer est le seul élément caractérisé par cette propriété d’identité chimique d’atomes de masse différente. La réponse à cette interrogation devrait certes conduire à la notion d’isotopes.

Ainsi dès le 7ème siècle, le Saint Coran en révélation faisait déjà allusion à la notion d’isotopes alors qu’il a fallu attendre 1200 ans pour que cette notion habite la conscience des nordiques, ces « fondateurs » même de la science. Relatons brièvement l’histoire de la découverte des isotopes.

En 1808, le chimiste anglais John Dalton (1766-1844) publiait son oeuvre intitulée "Un nouveau système de philosophie chimique", dans laquelle il dressa la liste des poids atomiques d'un certain nombre d'éléments connus par rapport au poids atomique de l'hydrogène. Le nombre d’éléments connus à cette date était de 36 [3]. Par la suite, les chimistes découvrirent d’autres éléments et, vers 1870, le nombre d’éléments connus tournait autour de 65. Le problème majeur fut alors leur classification. Ceci fut résolu par le chimiste russe Dimitri Ivanovitch Mendeleïev (1834-1907) qui découvrit une curieuse périodicité dans les propriétés chimiques des 65 éléments si on les classés par ordre de masse atomique croissant. Ce qui lui permit, d’après le Pr. Marc Lefort de l’université de Paris-Sud à Orsay [4], d’établir « le premier, le 6 mars 1869, devant la Société de chimie de son pays, les bases de la classification périodique moderne ».

En décembre 1913, le physicien anglais Henry-Gwyn Jeffreys Moseley (1887-1915) photographiait les spectres X (rayons X) de divers éléments chimiques. Il se rendit compte que les raies observées étaient plus ou moins décalées vers les courtes ou grandes longueurs d’onde. Plus le poids atomique de l’élément était élevé, plus le décalage vers les ondes courtes était accentué. Cette constation amena alors Moseley à classer les 92 éléments connus à l’époque dans l’ordre croissant du nombre des charges électriques de leur noyau, nombre qu’il appela numéro atomique [1]. Cette classification de Moseley coïncidait alors avec celle de Mendeleïev en date de 1869. Cependant vers 1911, le physicien anglais Sir Frederick Soddy (1877-1956) étudiant la radioactivité de trois éléments (le mésothorium, l’actinium X et le thorium X), se rendit compte qu’ils avaient le même numéro atomique. En conséquence, ils se disputaient la même place dans le tableau de classification périodique. C’est ainsi que d’après Evans [5], « en 1911, Soddy fut le premier à prouver expérimentalement avec certitude l’identité chimique d’atomes de masse différente ; il proposa le nom d’isotopes pour une telle sorte d’atomes ».

On comprenait alors que le radium ( ²²⁶Ra), le mésothorium ( ²²⁸₈₈MsTh1ou ²²⁸₈₈Ra dans la nouvelle nomenclature simplifiée), l’actinium X ( ²²³₈₈Ra) et le thorium X ( ²⁴⁴₈ThX ou ²⁴⁴₈Ra ), étaient tous des isotopes (ce dit d’éléments chimiques ayant le même nombre de protons mais des nombres de neutrons différents). Ainsi, c’est seulement à partir de 1911, que la notion d’isotopes eût droit de cité dans le jargon des physico - chimistes alors qu’environ 1200 ans avant, le Saint Coran faisait allusion à cette notion via l’éclairage divin selon lequel : il y a dans le fer quelque chose de redoutable (le rayonnement radioactif de l’isotope 59 par exemple, sachant l’isotope 56 est le plus stable de tous les noyaux connus à ce jour) ainsi que des utilités pour les gens (le rayonnement gamma émit par le fer 59 en particulier et, les nombreuses utilisations des radio-isotopes dans le cas général).

3. Découverte de la radioactivité

Comme précisé plus haut, le fer 56 le plus abondant n’a rien de redoutable. La prise en considération de l’isotope 59 permet de jeter la lumière sur ce qui est redoutable dans le fer ainsi que sur ses utilités pour les humains. Le fer 59 est doué d’une activité de radiation : il se transforme spontanément en cobalt 59 avec émission de particules bêta moins (ºַ⁃₁e), d’antineutrino (ס) et de photon gamma (γ) selon l’équation nucléaire :

⁵⁹₂₆Fe → ⁵⁹₂₇ Co + ºַ⁃₁e + ס + γ (1)

L’équation (1) est une équation de désintégration radioactive, traduisant le fait que l’isotope 59 du fer (dont la demi-vie est d’environ 45 jours) est radioactif bêta moins.

Précisons les trois types de rayonnement radioactif.

1. les particules alpha (a) ou hélion: ce sont des noyaux d'hélium ( ⁴₂He ). Très ionisantes, elles sont en conséquence très dangereuses pour les cellules vivantes. Cependant, étant peu pénétrantes, une feuille de papier suffit à les arrêter ;

2. les particules bêta (β⁻ ou β⁺) ou encore positon ou négaton : ce sont des électrons positifs (º₁e) ou négatifs ( ºַ⁃₁e ). Leur danger est lié à une irradiation de la peau. Elles sont plus pénétrantes que les particules a et une vitre en plexiglas suffit comme écran de protection;

3. les photons gamma ( γ): c'est un rayonnement lumineux constituée de particules neutres et donc, peu ionisants. Se déplaçant à la vitesse prodigieuse de 3.108m/s, ils sont extrêmement pénétrants et constituent le rayonnement le plus dangereux pour les cellules vivantes. Si un rayonnement b de 1MeV est arrêté par une lame de plomb d’un demi millimètre (0,5 mm), un rayonnement g de même énergie peut traverser jusqu’à dix centimètres (10 cm) de plomb.

Dans le cas général, l’irradiation d’une matière vivante par un rayonnement radioactif peut avoir des effets très néfastes sur la santé des populations ainsi que sur le code génétique des êtres vivants (doc.1).

L’étude de l’exemple particulier du fer 59, montre donc qu’il y a bien dans le fer (via l’isotope 59) quelque chose de redoutable (ici particules bêta moins et gamma). Ainsi, par considération des éclairages coraniques sur ce qui est redoutable dans l’élément fer, on pouvait arriver à la découverte de la radioactivité en cherchant à savoir si la propriété d’émettre spontanément un rayonnement à la fois redoutable et utile est une propriété spécifique au fer ? La réponse à cette interrogation devrait conduire sans aucun doute à la découverte d’autres noyaux se comportant comme le fer 59 par exemple et donc, à la notion de radioactivité. Notons que c’est exactement suivant ce schéma, que cette notion de radioactivité est sortie de terre. Henri Becquerel découvrit par hasard que l’uranium émettait un rayonnement mystérieux pénétrant (voir plus bas). Par la suite, le couple Curie (Frédéric et Marie) chercha à savoir si l’uranium était le seul élément doué de cette activité de radiation. Prenant l’affaire en main, il découvrit alors que le polonium, le thorium et le radium étaient tous doués de cette propriété d’émettre spontanément le mystérieux rayonnement pénétrant. Le couple Curie baptisa cette propriété radioactivité.

Nul doute alors que le Saint Coran a fait allusion implicitement à la radioactivité à travers son sublime verset : dans le fer « il y a une force redoutable ». Mais comment les savants occidentaux sont-ils arrivés à la découverte de la radioactivité ?

Nous sommes à la fin du XVIIIe siècle, le physicien français Henri Becquerel (1852-1908) se livrait à des expériences sur les substances phosphorescentes (ce dit des substances qui se comportent comme le phosphore qui, exposé à la lumière, rayonne de l’énergie). A partir d’un dispositif simple constitué d’une plaque photographique couverte d’un papier noir que la lumière ne pouvait traverser, il mit sur la plaque ainsi couverte un petit morceau de sel d’uranium et exposa l’ensemble à la lumière solaire. Après quatre heures d’exposition, Becquerel développa sa plaque et s’aperçut qu’elle était impressionnée et y distingua même la silhouette du morceau d’uranium qui y apparaissait en noir. Conclusion : la radiation émise par le sel d’uranium avait traversé le papier noir. Plus tard, Becquerel s’aperçut que, même sans être exposé à la lumière, le sel d’uranium émettait la radiation pénétrante et qu’en conséquence l’émission était spontanée. Il entreprit alors de refaire ses expériences, cette fois-ci en utilisant plusieurs plaques photographiques toujours couvertes de papier noir et sur chacune desquelles il plaça un petit morceau de sel d’uranium. Il voulu exposer ses plaques à la lumière solaire. Mais (peut être sous l’effet d’un coup de main invisible pour l’aider à tirer définitivement la conclusion), le Soleil n’apparût pas. Becquerel rangea ses plaques dans un tiroir en attendant que le Soleil apparaisse. Euréka !!! Tout en demeurant dans le tiroir, le sel d’uranium impressionnait les plaques : la lumière solaire n y était donc pour rien. Il expérimenta alors plusieurs autres sels contenant de l’uranium et s’aperçut que le résultat était le même : la radiation pénétrante était toujours émise.

Le 2 mars 1896, Becquerel déclarait que même d’ans l’obscurité, l’uranium émettait spontanée une radiation pénétrante (cette date marquait déjà la découverte de ce que le couple Curie allait baptiser «radioactivité »).

Une question triviale devait alors traverser l’esprit des scientifiques : l’uranium était-il le seul élément doué de la propriété d’émettre spontanément la radiation pénétrante ? Pour répondre à cette interrogation, Becquerel prit l’attache de son ami, Pierre Curie (1859-1906), chef de travaux à l’Ecole de Physique et Chimie de Paris, et qui était versé dans l’étude des cristaux. On était en 1897, deux ans après que Pierre ait épousé Marie Sklodowska (1867-1934) la polonaise. Le couple Curie entrait alors en scène. Se consacrant à l’étude de la radiation mystérieuse émise par l’uranium, Marie Curie expérimenta plusieurs substances disponibles, et ses efforts furent couronnés de succès lorsqu’elle découvrit que le thorium émettait spontanément la radiation pénétrante. D’après Laura Fermi [2], Pierre et Marie Curie dénommèrent cette propriété « radio - activité » c’est-à-dire activité de radiation.

Passionnée par cette radioactivité du coeur des atomes, Marie Curie poursuivit ses expériences sur d’autres substances susceptibles d’avoir une activité de radiation. La surprise devrait alors se produire lorsqu’elle étudia la pechblende (substance la plus importante et la plus riche des minerais d’uranium, 40 à 90%). A sa grande stupéfaction, elle se rendit compte que le morceau de pechblende émettait une radiation beaucoup plus intense que celle émise par l’uranium. Décomposant la pechblende en ses différents éléments chimiques, le couple Curie découvrit deux éléments doués de la propriété de radioactivité. En juillet 1898, Marie baptisa le premier de ces éléments polonium (en mémoire de son pays natal, la Pologne). Six mois plus tard, le couple Curie découvrit le second élément qui émettait une radiation encore plus intense, que le polonium. Ils le baptisèrent radium. Au bout de quatre années de recherche les Curies avaient traité plusieurs tonnes de pechblende et obtenu un dixième de gramme de sel de radium pur [1]. Le 30 janvier 1899, Mme Curie publia dans la Revue générale des sciences, la première étude d’ensemble sur les « rayons de Becquerel et le polonium et se servit pour la première fois du terme de radioactivité [2].

Le 10 décembre 1903, les trois chercheurs français jouirent des honneurs et avantages du prix Nobel de Physique (doc.2). Ainsi, c’est seulement au début d’une XIXes que la communauté scientifique découvrit la radioactivité alors qu’environ 1200 ans avant, le Saint Coran en faisait déjà allusion.

4. Mesures préventives

Comme préciser plus haut, c’est par hasard que Becquerel découvrit que l’uranium émettait spontanément une radiation pénétrante. Baptisant ce phénomène radioactivité, le couple Curie devaient alors traiter jusqu’à plusieurs tonnes de pechblende pour seulement obtenir 1 gramme de radium pur. Mais, ce qu’il ne faut surtout pas perdre de vue, c’est que ni Becquerel, ni Pierre Curie et Marie Curie n’avaient envisagé ni pris aucune précaution par rapport aux substances radioactives qu’ils manipulaient. La raison était simple : ils ignoraient tous le caractère néfaste des rayonnements radioactifs sur les populations et l’environnement, lesquels rayonnements peuvent provoquer à long terme la mort comme l’enseigne le pictogramme ci-dessus. Marie Curie est décédée suite à une leucémie (cancer du sang) pensent certains historiens des sciences ou bien, d’une forme d’anémie incurable (doc.3) pensent d’autres [2] et Becquerel lui -même ayant commis l’imprudence de garder pendant six heures, dans la poche de son gilet, quelques décigrammes d’un sel radifère, constatait, vingt jours plus tard, que la peau tombait et qu’une plaie se mettait à suppurer, juste à l’endroit qu’avait frappé le rayonnement [1]. Ainsi, sans aucun doute, les savants occidentaux de l’époque de la radioactivité en gestation, ignoraient que les rayonnements radioactifs étaient dangereux, et ils ne prenaient aucune précaution lors de la manipulation des substances radioactives qu’ils étudiaient. Pourtant, environ 1200 ans avant la découverte de la radioactivité naturelle (1896), le Saint Coranfaisait invitait les scientifiques à prendre des précautions lors de l’étude des phénomènes inhérents au noyau atomique, tels que la radioactivité. N’est-il pas annoncé avec éloquence que :

« Et Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens » S.57/V.25

Remarque sur la radioactivité artificielle.

En 1933, le physicien français Frédéric Joliot et son épouse Irène Curie (fille de Marie), bombardaient de l’aluminium (Al) à l’aide d’un faisceau de particule alpha ( ⁴₂He ). Il se produit alors l’équation nucléaire suivante :

²⁷₁₃Al + ⁴₂He → ³⁰₁₅P + ¹₀n (2)

Le phosphore produit par cette réaction est radioactif et se désintègre selon le mode β⁺ ( ¹₀ e⁺), soit :
³⁰₁₅P → ³⁰₁₄Si + ¹₀ e⁺ (3)

Le phosphore produit par la réaction (2) n’existe pas dans la nature : c’est un radioélément artificiel créé par bombardement d’atomes d’aluminium par des particules alpha. Pour cette raison, une radioactivité du type (3) est une radioactivité dite artificielle, c’est-à-dire, celle provoquée par « l’homme ». On la distingue de la radioactivité naturelle se produisant spontanément. La réaction (2) réalisée par Frédéric Joliot et Irène Curie, marqua l’avènement de la radioactivité artificielle (1933), soit 37 ans environ après la découverte de la radioactivité naturelle (1896) par Henry Becquerel.

5- Conclusion

A travers ce présent article, nous avons montré comment le Saint Coran a fait implicitement allusion aux notions d’isotopes et de radioactivité ainsi qu’aux dangers et utilités des rayonnements radioactifs. Sur toutes ces notions, le Livre Sacré des Musulmans qui croient en un Dieu Unique, sans associé, en a fait allusion à travers le seul verset : dans le fer « il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens… ». L’une des questions qui subitement peut nous traverser l’esprit est alors la suivante : Comment un homme illettré du VIIes pouvait-il faire allusion par exemple aux dangers que comportent les rayonnements radioactifs, alors que tous les savants occidentaux lettrés (que l’on nous permette ce pléonasme) de l’époque de la radioactivité naissante, ignoraient que les radiations étaient dangereuses et, qu’en conséquence, ne prenaient pas les précautions observées aujourd’hui ?

La réponse à cette interrogation est triviale : là où des consciences lettrées se sont inclinées, des illettrés non pas droit de cité. Cette information que livrait le Prophète illettré, que grâce divine et salut soit répandus sur son auguste personnage illuminé par la lumière de la certitude, n’est rien d’autre qu’une parole révélée :

« Par l’étoile à son déclin ! Votre compagnon [Mouhammad] ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur ; et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée ; que lui a enseigné [L’Ange Gabriel], à la force prodigieuse, doué de sagacité… »S.53-V.1-6.

Gloire à Allah, notre Créateur Omnipotent et Omniscient !!!

Références sommaires :

1. P. Rousseau Histoire de l’Atome, Librairie Arthème Fayard, France, 1960.

2. L. Fermi, L’Histoire de l’énergie nucléaire, Fernand Nathan, Paris, 1964.

3. R. Caratini, Encyclopédie Physique et Chimie, Bordas, Paris, 1979.

4. M. Lefort, Les derniers éléments de Mendeleïev, Sciences et Avenir, Hors Série, N° 99 déc. 1994/jan.1985

R.D.Evans, Le noyau atomique, Dunod, Paris, 1961.