25 septembre 2009
Interdire la fornication et l'homosexualité, pourqoui?
) L ‘interdiction de la fornication :
Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 32 de Sourate EL ISRAA (le voyage nocturne) : « N'approchez pas la fornication, c'est une infamie, une voie funeste ». Et dans un hadith, d’après Abdoullah Ibnou Abass, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Oh ! Jeunes de Koraiche préservez vos sexes des rapports illégitimes, donc ne commettez pas l’adultère, car celui qui aura préservé son sexe, aura le paradis » écrit par : El Tabarani dans son livre « le grand livre ».
Et selon El Haithame Bano Malek el Taai, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit :
«Il n y a pas pire péché, après le péché du polythéisme, qu’un spermatozoïde posé par un homme dans la matrice d’une femme qui lui est illégitime ».
Dans un autre hadith de Abi Hourayra (que Dieu l’agrée), le prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Le fornicateur ne peut commettre une fornication, quand il fornique alors qu’il est croyant », édité par les deux scheiks[1]. Nous comprenons par cette subtilité de langage que : un fornicateur ne peut pas être croyant au moment où il pratique la fornication.
Allah a dit : « n’approchez pas la fornication », ça veut dire ne vous en approchez pas du tout, quelque soit la cause ou le prétexte, car la non abondance des causes peut y conduire, alors que c’est un acte très vil et un grand péché.
II) La punition de la fornication :
Allah a aussi dit, dans le verset numéro 2 de Sourate EL NOUR (la lumière) : « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez les chacun de cent coups de fouets. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Et qu’un groupe de croyant assiste à leur punition »
Le sens apparent de ce verset, dans la punition des coupables de fornication, est cent coups de fouet, mais il été a prouvé dans la Sunna du Prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) que la punition des personnes adultères célibataires diffère de celle des mariés, tout en ajoutant aux cents coups de fouet une année complète d’exil.
III) L’interdiction de l’homosexualité
Le pire de ce qui a entaché l’histoire de l’humanité est l’éloignement d’une partie des humains, de la nature innée dont Dieu les a dotés.
Ils ne se sont pas contentés des relations sexuelles avec le sexe opposé sur la base des lois de la religion et de leur propre nature, mais ils ont laissé leurs âmes obéir à ce que leur dicte Satan, et se sont adonner à des pratiques éloignées de la bonne voie, et à pratiquer des relations sexuelles perverses soit avec leurs épouses (par exemple la sodomie) soit avec des humains du même sexe (l’homosexualité masculine ou féminine), jusqu'à arriver à la pire des bassesses en pratiquant des actes sexuelles avec des animaux (zoophilie) ou avec des cadavres (nécrophilie).
Et Dieu a interdit toutes ces différentes sortes de pratiques sexuelles perverses :
A) L’homosexualité masculine (EL LIWATE)
Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 165 et 166 de sourate EL CHOUARAA (les poètes) « accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n’êtes que des gens transgresseurs.»
Aussi Allah a dit dans le verset numéro 80 et 81 de sourate AL_A’RAF « Et Lot, quand il dit à son peuple : «Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier. »
Et le législateur dans l’islam a instaurer une punition formelle et stricte sur la base du Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) « Si vous trouvez quiconque en train de pratiquer les pratiques du peuple de Loth, tuez les, que ce soit celui qui commet l’acte ou celui qui le subit.» (El Tarmidi numéro 1376)
B) L’homosexualité féminine (EL SIHAKE)
C’est des pratiques contre nature auxquelles s’adonnent certaines femmes, et consistent en un rapport sexuel entre des femmes imitant ainsi les caresses et les attouchements intimes qui se produisent dans un couple hétérosexuel, et ces actes sont strictement interdits selon un Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix): «le lesbianisme (l’homosexualité féminine) entre femmes est une fornication entre elles» (El Tabarani )
C) L’interdiction de la sodomie (relation sexuelle anale)
Aussi Allah a dit dans le verset numéro 222 de sourate AL_BAQARA (la vache)
« Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah ».
Le prophète SWS a dit à ce propos : « Maudit celui qui prend sa femme par derrière » Abou Daoud numéro 1847.
VI) Les maux causés par les turpitudes et l’anarchie sexuelle :
Le docteur El Nassimi a résumé, en un ensemble de points, les conséquences de la liberté sexuelle en tant que maux néfastes et destructeurs pour l’individu et pour la société :
1/ Quand l’être humain s’abandonne à satisfaire ses envies sexuelles et à assouvir ses désirs et ses instincts primitifs cela conduit irrémédiablement à des résultats néfastes qui nuisent sa santé et détruisent la cellule familiale qui est l’élément de base constituant la société.
2/ Les turpitudes sont principalement les seules causes des M.S.T (Maladies Sexuellement Transmissibles) et le plus important mode de leur transmission et leur propagation, comme la syphilis, les chaudes pisses, Gonorrhea et le SIDA.
3/ Comme nous avons vu, l’homosexualité provoque des maux plus complexes que ceux provoqués par la fornication hétérosexuelle. L’homosexuel « actif » habitué aux relations avec les hommes pervertie et dénature ses envies sexuels vers une seconde nature et ses désirs s’orientent vers les hommes plus que vers sa propre femme. Cela conduit ou à un divorce ou à la pratique de perversions sexuelles avec elle en la sodomisant. Quant à l’homosexuel « passif », il s’expose à des déformations et déséquilibres physiques voir anatomiques et hormonaux avec complications et fini par être perturbé psychologiquement et devient efféminé.
4/ Le phénomène de propagation de la satisfaction du plaisir sexuelle par des voies interdites, et les facilités mises à dispositions pour y accéder, mènent la jeunesse au refus du mariage légal et à la fuite de la responsabilité de fonder une famille, qui est l’élément de base de la société. Ceci mène à la dissolution (l’explosion) de cette société et sa transformation en des individualités insociables sans aucun dénominateur en commun.
IV)Les principales maladies contractées par la fornicateurs et les homosexuels :
Les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) :
Ces maladies ont été appelées autrefois maladies vénériennes relativement à Vénus (mot latin désignant la déesse de l’amour chez les grecs) et elles désignent un certain nombre d’affections contagieuses, transmissibles par les rapports sexuelles.
La diversité des maladies vénériennes ainsi que leurs modes de transmission ont fait que ce terme qui les désignent est devenu inapproprié et insuffisant, et le terme contemporain qui les regroupe est : « les maladies sexuellement transmissibles » ou M.S.T. Ces maladies peuvent se transmettre par n’importe quelle voie parmi les différentes sortes de rapports sexuels qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, qu’il soit vaginal ou anal, ou même par filiation (hérédité) (transmission mère-enfant).
Sans aucun doute, les M.S.T. représentent des avant-goûts de punitions divines subis par ceux qui ont osé violer la nature humaine et qui se sont écarté de la bonne voie en commettant des turpitudes tels que la fornication, l’homosexualité et autres.
La propagation de ces maladies résultat de la liberté sexuelle et la débauche n’est autre que la confirmation de la prophétie du messager de Dieu et la prédominance, la prépondérance et la prééminence prophétique se manifestent par le hadith évoquant ce sujet : «Et il n’apparaît de turpitude dans un peuple sans être annoncée par de graves maladies que leurs ancêtres n’ont jamais connu auparavant». Rapporté d’après Abdallah Ibnou Omar et dont l’authenticité a été confirmée par Al Albani.
En générale les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) sont :
1/ Syphilis :
C’est une maladie féminine (ou femelle) qui est apparue dans le continent européen au moyen age, et a fini par se propager dans le monde entier. Elle évolue en véritable épidémie de temps à autre, et cette évolution est liée aux périodes de guerre où les circonstances sont favorables à la contamination via les différents moyens anarchiques de satisfaction des besoins sexuels. La Syphilis est transmise par voie sexuelle et peut aussi être transmises par la femme enceinte à son enfant.
La liberté sexuelle actuelle, et la propagation du phénomène de l’homosexualité et de la débauche sont considérées comme étant les facteurs principaux de la propagation de cette maladie d’autant plus que ce phénomène est favorisé par les pilules de contraception, la facilité et la multiplication du phénomène de migration des populations.
Le germe responsable de la syphilis est une bactérie (Treponema pallidum) faisant partie de la famille des spirochètes. Elle est de forme filaire et sa longueur peut atteindre 20 microns. En dehors du corps humain ces microbes trouvent un environnement défavorable et meurent rapidement et c’est pour cela que leur transmission est limitée aux contacts chaux et humides existants dans les relations sexuelles et leurs préliminaires.
Notons qu’il y’a deux types de syphilis: la syphilis acquise et la syphilis congénitale.
1.a) La syphilis acquise :
La maladie évolue en phases successives.
a.1- La syphilis primaire :
L’incubation silencieuse (entre la contamination et les premiers symptômes) est en moyenne de 3 semaines, mais peut se prolonger jusqu’à 3 mois.
La première phase se caractérise par l’apparition d’un chancre : lésion rosée, indolore, non inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure, laissant sortir un liquide clair. Il est localisé au niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin). Il peut être également extra génital (lèvres, langue, amygdale, anus) et peut donc passer inaperçu. Des ganglions durs et indolores sont perçus dans la zone du chancre.
a.2- La syphilis secondaire :
Elle survient entre 1 mois et 1 an après le rapport sexuel contaminant.
La bactérie est responsable de manifestations variées en particulier cutanées (nombreuses lésions dont certaines sont contagieuses) et muqueuses (bouche, langue, vulve, gland, anus). Ces signes cutanés et muqueux sont associés à de nombreux ganglions palpables indolores, une fatigue, une température corporelle légèrement augmentée, des maux de tête. Méningite, hépatite, atteintes rénales et articulaires sont possibles.
a.3- La syphilis tertiaire :
Elle survient en l’absence de traitement, après quelques mois ou années silencieuses.
Elle est caractérisée par des atteintes neurologiques (on parle de neuro-syphilis), cardiaques, hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires, troubles psychiatriques. Pendant cette phase de la maladie, le patient n’est plus contagieux.
La syphilis latente se définit comme l’infection par la bactérie sans manifestation clinique mais les réactions sérologiques sanguines sont retrouvées positives. On distingue la syphilis latente précoce (pendant la première année suivant la contamination) et la syphilis latente tardive (après la première année).
1.b) Le syphilis congénitale (héréditaire). :
Lorsque la femme est enceinte elle peut transmettre, via le placenta, les microbes causant cette maladie qui peut être souvent mortelle pour le bébé.
2/ La Gonorrhea :
Ce sont des globules marrons ressemblent á des grains de café qui peuvent causées la maladie du Gonorrhea. Après trois jours de la relation douteuse une inféction touchant le sexe du mal provoquant des douleurs et des brulures au moment du contacte ou au moment des autres besoins biologiques. Ces mêmes microbes peuvent toucher les organes génitaux et urinaires. Pour le cas des femmes, les effets seront moins mais les microbes peuvent endommager le vagin, la vissé et la matrice jusqu'à même l’ovule et il peut causé même une stérilité permanente. Si la maladie et le probleme percistent, le microbe en question peut infecter le sang á 1% touchant par la suite les articulation au niveau des genoux comme elle peut provoqué des malaises cardiovasculaires qui conduisent généralement à la mort subite.
3/Le SIDA:
Le SIDA est la dernière station de l’homme avec les maladies contagieuses causées par les relations illégales et la pratique anarchique du sexe, le SIDA menace de détruire toute l’humanité plus que n’importe quelle autre maladie sur terre.
Le SIDA, abréviation de Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise, est une maladie liée à un virus appelé VIH (abréviation de Virus de l'Immunodéficience Humaine) ou HIV en anglais (pour Human Immunodeficiency Virus).
Donc le HIV est le principal Virus qui provoque le SIDA, ce virus est très vulnérable est sensible (en dehors du corps humain) á la chaleur et aux désinfecteurs chimiques, le Virus en question ce trouve principalement dans le sang infecté, dans le sperme, dans le vagin et la matrice. Les relations sexuelles sont les voies principales pour la contamination quelques que soit la nature de ces relations (quelles soient hètero ou homo). Le risque de la contamination et de la transmission est plus élevé chez les homosexuelles vu la spécificité de la pénétration anale.
La transfusion incontrôlable et l’utilisation des instruments médicaux non stérilisés (seringues chez les toxicomanes par exemple) conduisent inéluctablement á la contamination, une étude statistique prouve que 30 % des toxicomanes en Europe sont contaminés par le SIDA, rappelons aussi que la femme enceinte peut transmettre le Virus à son foetus á un taux de 50 %. En résumé le Mode de transmission est comme suit :
Par voie sexuelle. C'est la voie de contamination la plus répandue.
Par voie sanguine: soit par transfusion soit par échanges de seringues
Pendant la grossesse, de la mère à l'enfant
Le développement de la maladie et ses caractéristiques :
Que fait le virus?
Quand le virus a pénétré à l'intérieur du corps, celui-ci va détruire ce qu'on appelle le système immunitaire, c'est à dire ce qui est chargé de nous défendre contre les microbes qui nous entourent en permanence. La destruction du système immunitaire va prendre plusieurs années, ce qui explique pourquoi la plupart des gens porteurs du virus n'ont apparemment aucun symptôme.
Conséquences de la présence du virus dans le corps humain :
Un fois que le virus a fragilisé ou détruit en partie le système immunitaire, l'individu devient alors extrêmement fragile et peut alors développer des infections qu'il n'aurait pas développées en l'absence de fragilisation de ses défenses.
Ecrit par :
Triaki Mohamed
Toronto –Canada
15 mars 2009
Un aveu qui dérange...
La lettre-préface adressée par saint Jérôme, auteur de la Vulgate, au pape Damase, au IV° siècle, préfaçant l'amalgame et la rectification des évangiles qu'il venait de terminer, représente incontestablement un document qui dérange, un document qui met terme à leur dite "révélation divine" ou "sacralité", prises comme prétexte pour l'évangélisation du monde, et surtout pour l'éradication de l'Islam et des musulmans.
Nul n'ignore combien ces textes suscitèrent de critiques et de débats, de sorte qu'au XVI° siècle, le concile de Trente a dû mettre fin à ces controverses et les imposa disant que : "Dieu est l'auteur unique de l'un et de l'autre" Testament, et de terminer ce décret en précisant : "Si quelqu'un ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques dans leur totalité, avec toutes leurs parties, tels qu'on a coutume de les lire dans l'Église catholique et qu'on les trouve dans la vieille édition de la Vulgate latine; s'il méprise en connaissance de cause et de propos délibérée les traditions susdites : qu'ils soit anathème" (Conciles Œcuméniques, t. II, p. 663).
Comme les débats concernant leur véracité ne cessèrent point, le I° concile du Vatican (1869-1870) a dû "nuancer" le décret du concile de Trente, en précisant que "Ces livres de l'Ancien et du Nouveau Testament tels qu'ils sont énumérés dans le décret de ce concile et tels qu'on les trouve dans l'ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties (…) parce qu'écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l'Église" (id. p. 806). Puis précise dans le canon N° 4 concernant la révélation : "Si quelqu'un ne reçoit pas les livres de la sainte Écriture comme sacrés et canoniques, dans leur intégrité et avec toutes leurs parties, tels qu'ils sont énumérés par le saint concile de Trente, ou s'il nie qu'ils soient divinement inspirés, qu'il soit anathèmes" ! (id. p. 810).
Au concile Vatican II (1965) s'opère un changement catégorique. Au chapitre III, sous le titre concernant l'inspiration divine, on trouve : "En effet, les livres entiers tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la sainte Mère Église, de par la foi apostolique, les tient pour sacrés et canoniques, parce que rédigés sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ils ont Dieu pour auteur et qu'ils ont été transmis comme tels à l'Église elle-même. Mais pour composer les Livres sacrés Dieu a choisi des hommes, et il a eu recours à leur service dans le plein usage de leurs facultés et de leurs forces propres, de façon à ce que, lui-même agissant en eux et par eux, ils transmissent par écrit, en vrais auteurs, tout ce que lui-même voulait et rien d'autre que cela. Dès lors, puisque tout ce que les auteurs inspirés ou hagiographes affirment doit être tenu pour affirmé par l'Esprit Saint, il faut par conséquent professer que les livres de l'Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les saintes Lettres en vue de notre salut" (id. p. 976).
Quelques lignes plus loin on lit : "Pour découvrir l'intention des hagiographes, il faut, entre autres choses, prendre aussi en considération les genres littéraires". A la page suivante on trouve au canon 15 : "Bien que ces Livres contiennent aussi des choses imparfaites et provisoires, ils font cependant preuve d'une véritable pédagogie divine". Et à la page suivante, canon 19, on lit la confirmation suivante : "La sainte Mère Église a tenu et tient fermement et avec la plus grande constance que les quatre Évangiles mentionnés, dont elle affirme sans hésiter l'historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, du temps de sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné"… Et, contrairement à l'habitude, ce concile Vatican II ne lance point d'anathèmes !
Avant de présenter le texte-aveu de saint Jérôme, il serait utile de faire la récapitulation des données principales de ces décrets conciliaires qui soulignent les points suivants : de Dieu, auteur unique de l'un et de l'autre Testament, de l'ancienne édition latine de la Vulgate, au concile de Trente, un changement s'opère et on trouve au I° concile du Vatican qu'ils sont écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit, bien qu'ils aient toujours Dieu pour auteur, mais il n'est plus "l'unique", puisque le Saint-Esprit lui vient en aide. Pourtant, dans le dogme de la Trinité ils sont à pieds d'égalité. Comment se fait-il donc que Dieu, auteur, reçoit l'inspiration du Saint-Esprit, qui est censé lui être égale ?
Avec Vatican II on trouve la même constatation précédente, plus une conjonction : Mais. Un "mais" qui laisse glisser : des hommes choisis, auxquels Dieu a eu recours, qui transmirent, comme vrais auteurs, tout ce que lui-même voulait et rien d'autre. Des auteurs qui sont aussi des hagiographes, qui écrivent et enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu consignée dans ces Textes, qui se révèlent être aussi "des genres littéraires" ! Le commentaire semble superflu…
C'est pourquoi il est choquant de voir le grand écart qu'il y a entre des textes imposés pendant des siècles, avec anathèmes et autres, et ce qu'en dit l'auteur même de la Vulgate. Ci-suit la première partie de la lettre-préface :
" Vous voulez qu'avec les matériaux d'un ancien ouvrage j'en refasse un nouveau; que je me pose comme arbitre dans l'examen des textes de l'Écriture répandus dans le monde; vous voulez, en un mot, que j'explique les variantes qu'on y trouve, et que je signale ses passages concordants avec la version grecque la plus authentique. C'est une pieuse entreprise, mais une présomption dangereuse que de s'établir juge des autres, quand soi-même on doit avoir pour juge l'opinion générale; que de prétendre changer la langue des vieillards, ramener le monde, déjà vieux, au bégaiement de l'enfance. En effet, quel est l'homme de nos jours, savant ou non savant, qui, se décidant à prendre en main notre ouvrage , et voyant discréditer le texte dont il se sert habituellement et dans lequel il a appris à lire, ne se récrie aussitôt, et ne me traite de faussaire, de sacrilège, dont l'audace impie n'a point reculé devant des additions, des changements et des corrections à des textes consacrés par le temps?
Contre de semblables reproches une double consolation m'est offerte; la première, c'est que cette mission m'a été confiée par vous ; la seconde, c'est que, d'après le témoignage même de ceux qui nous attaquent, il ne pourrait y avoir de vérité complète dans les ouvrages où on ne peut signaler des variantes. En effet, si nos adversaires pensent que les exemplaires latins sont dignes de confiance, qu'ils désignent lesquels; car il existe presque autant d'originaux que d'exemplaires. S'ils pensent, au contraire, que la vérité ne saurait être découverte que par la comparaison des différents textes , pourquoi trouvent-ils mauvais que j'aie la prétention de corriger, tout en remontant aux sources grecques, les parties du texte qui ont été ou mal comprises par des interprètes ignorants, ou tronquées, dans de mauvaises intentions, par des correcteurs inhabiles et présomptueux, ou surchargées d'additions et altérées par de paresseux copistes ? "
Quand un auteur avoue avoir changé la langue d'un texte discrédité, contenant déjà des variantes, sachant qu'il sera traité de faussaire, de sacrilège, parce que jouissant d'une audace impie qui ne l'a point fait reculer devant les changements et les corrections qu'il a dû faire, dans les parties du texte mal comprises, ou qui sont tronquées par les mauvaises intentions de ceux qui les ont écrits ou copiés, et qui sont surchargés d'aditions et altérés par de paresseux copistes, avec un aveu pareil on n'a plus le droit d'imposer la religion qui en découle pour évangéliser le monde ! Surtout quand tous les travaux récents assurent, outre la vérité de ce que dit saint Jérôme, un nombre inimaginable de contradictions ou d'anachronismes historiques.
Nul n'ignore non plus, actuellement, à quel point la science de la manipulation informatique a permis la diabolisation de l'Islam et des musulmans, ou à quel point tous les médias ont assuré le relais aux thèses officielles de la politique diffamatoire étasunienne et vaticane. Les décrets de Vatican II, assurent que : "le dessein salvifique embrasse aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, et parmi eux, en premier lieu, les musulmans" (id. p. 861). Pour ne rien dire du dialogue interreligieux actuellement en cours, pris comme prétexte, pour accorder le temps nécessaire à l'évangélisation du monde. Quant à la politique étasunienne, après le 11 septembre, fabrication à domicile pour s'affubler d'une légitimité internationale, personne ne l'ignore non plus.
N'est-il donc pas plus probe et plus humain de stopper l'évangélisation du monde, qui est une des causes principales des drames qui se mènent de nos jours ? En un temps ou l'on prône la liberté, personne n'a le droit de déraciner l'Islam et les musulmans pour imposer une religion formée de toutes pièces, manipulée et corrigée selon les besoins politico-vaticane à travers les conciles, le long des siècles ! C'est une honte indescriptible et révoltante à la fois de voir les tenants du monde civilisé, agir avec tant de perfidie, se taire sur tant de mensonges malicieusement tissés, pour imposer tant de fraudes ... C'est plus qu'une honte, hélas.
Ci-suit la photocopie de la lettre-préface, écrite par saint Jérôme au pape Damase, pour quiconque aimerait vérifier le texte. Le livre se trouve à la Bibliothèque National François Mitterrand, dans les éditions des Bénédictines, Paris, 1693 :

La conception de la dévotion en Islam
Dieu a créé l'homme et l'a installé sur la terre pour une noble raison qui le distingue et l'élève par rapport aux autres créatures qui vivent dans son voisinage. Ces dernières, durant toute leur existence, ne sont préoccupées que par le manger, le boire et l'apaisement du besoin sexuel. IL a précisé : ﴾JE n'ai créé les hommes et les djinns que pour M'adorer. JE n'exige d'eux aucune subsistance, JE n'exige pas qu'ils me nourrissent. En vérité, c'est Dieu le dispensateur, par excellence, doué de force et de fermeté[1]. ﴿
La dévotion, en Islam, n'est point limitée à l'accomplissement de la prière, au murmure de quelques paroles et à d'autres pratiques lors de moments précis. Elle est beaucoup plus vaste que cela, elle est, en vérité, un programme qui régit la vie humaine dans sa totalité. IL nous recommande de répéter ce verset et d'être convaincu de son contenu : ﴾Dis : « Ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur des mondes, IL n'a pas d'associé. Il m'a été confessé cela et je suis le premier Musulman.»[2]﴿ Normalement, le Musulman est en état d'adoration continuelle de son Seigneur. L'Islam rejette toute idée d'intermédiaire entre l'homme et son Créateur. La dernière religion monothéiste n'est point encadrée par une hiérarchie de clergé, elle n'a pas « d'hommes d'église ». Le croyant effectue sa prière, seul ou en communauté, à la mosquée ou dans sa propre demeure ou encore dans n'importe quel endroit propre, lorsque le moment de la prière arrive. Il n'a pas besoin, obligatoirement, d'un imam[3] ou d'une quelconque construction. Le prophète a dit : «Toute la terre m'a été déclarée propre, elle est, pour moi, une mosquée. Chaque homme de ma communauté peut accomplir sa prière, dès qu'arrive son moment précis, là où il se trouve »
Quand le Musulman néglige un devoir ou qu'il l'accomplit d'une façon incorrecte, quand il souhaite régler un problème ou acquérir un bien, une dignité ou autre, il adressera sa requête directement au Dispensateur des bienfaits, sans recourir à un intermédiaire ou un intercesseur. Dieu réconforte les repentis et leur confie : ﴾ A ceux qui craignent le Seigneur et qui, ayant commis une turpitude ou agi injustement contre eux-mêmes, s'adressent à Dieu pour Lui demander d'absoudre leurs péchés – et qui peut absoudre les péchés, en dehors de Lui?- et ne persistent pas délibérément dans le mal, en connaissance de cause. Ceux-là, leur récompense sera une absolution émanant de leur Seigneur et les jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y séjourneront à tout jamais. Quelle excellente rétribution pour ceux qui pratiquent le bien.[4]﴿
L'Islam refuse, catégoriquement, de se cantonner dans la seule relation entre l'homme et son Créateur. Il considère que c'est là une atteinte véritable au but pour lequel les Livres célestes ont été révélés, que les messagers devaient concrétiser au sein de leur peuple et faire perdurer de génération à génération. Il -le but - consiste dans l'amélioration de la vie humaine et du respect et de l'accomplissement du devoir de la suppléance de l'homme sur terre[5], selon le Programme et les Lois de Dieu. C'est la raison pour laquelle l'Omniscient a créé Adam. IL nous informe de Sa Volonté: ﴾ Rappelle aux hommes lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais instituer un vicaire sur terre.[6]»﴿ Ce vicariat, accordé d'abord à Adam, s'étend à toute sa descendance, après lui. Dieu interpelle les hommes et emploie le pluriel : ﴾ C'est Dieu qui a fait de vous les derniers usufruitiers de la terre.﴿[7] IL a, dans un autre verset, qualifié ce vicariat de peuplement de la terre, IL a mentionné : ﴾ C'est Lui qui vous a formé de terre et vous a permis de la peupler﴿[8]
Ainsi, ce droit exigé de l'homme consiste à habiter la terre et à l'exploiter sans excès. Ce noble objectif ne peut être réalisé par des religions qui, dans leurs principes et leurs lois, ne prennent pas en considération la vie humaine dans ses diverses activités.
Le concept de la dévotion en Islam est global. Toute action que Dieu aime et qui procure Sa Satisfaction au croyant, tout acte et parole apparente ou intérieure font partie intégrante de la dévotion. Elle ne se résume pas, exclusivement, dans la pratique des rites visibles mais elle embrasse les pensées intimes, les actes issus des cinq sens et tout ce que prononce la langue. Elle couvre plusieurs domaines de la vie du croyant. Citons, en premier, ses relations avec son Créateur, suivis de son comportement vis-à-vis de lui-même, comme l'hygiène personnelle et la politesse dans toutes ses activités, à table, dans son lit, lors de ses actes intimes avec sa femme, dans les lieux d'aisance, dans son habillement, dans sa démarche puis viennent ses liens avec les membres de sa famille en particulier et avec sa société, en général, ensuite ses rapports avec l'ensemble des hommes, enfin son attitude envers son milieu et son entourage.
Le Programme divin concernant la dévotion en Islam réunit, nécessairement, dans l'édification de la foi, les bases de la jurisprudence, ses ramifications et la bonne éducation. Le prophète a déclaré : « La foi comporte plus de soixante dix parties, la meilleure de celles-ci est de répéter l'expression « Il n'y a de dieu qu'Allah !», la plus basse consiste dans le fait de dégager la rue de tout ce qui peut nuire aux gens ou les gêner. La pudeur est l'une des parties de la foi.[9] » Tout cela s'effectue dans une union unique et un mélange harmonieux qui n'acceptent pas de fêlure négative, séparant la religion des autres domaines de la vie et qui l'emprisonnent, uniquement, dans les lieux du culte. Dieu blâma les attitudes des anciens : ﴾Admettriez-vous une partie de l'Ecriture et en rejetteriez-vous l'autre? Quelle rétribution mérite celui qui se comporte ainsi, sinon l'ignominie en la vie d'ici-bas et le châtiment le plus douloureux, le jour de la Résurrection. Dieu n'est point inattentif à vos actions! Voilà des gens qui ont échangé la vie présente contre la vie future. Aucun adoucissement ne sera apporté à leur tourment et ils ne bénéficieront d'aucun secours.﴿ [10]
Dieu ordonne aux Musulmans le contraire de cet agissement, IL leur prescrit de prendre la religion dans son ensemble, avec ses Lois fondamentales et ses détails insignifiants. IL les met en garde contre sa désagrégation et contre le fait de tourner le dos à un de ses principes, si minime soit-il. C'est un comportement déplorable car il ôte à Dieu Son droit d'hégémonie sur tous les aspects de la vie humaine. En réalité, suivre Satan et répondre, positivement, à sa manière d'égarer les gens est une grosse erreur. Il pousse l'individu vers le négatif, le persuade de délaisser une partie d'une prescription puis il le convainc d'abandonner le tout. Le Souverain Absolu a dit : ﴾ Ô croyants! Entrez tous dans la paix de l'Islam, ne suivez pas les pas de Satan, car il est pour vous un ennemi déclaré.[11]﴿
En Islam, le côtoiement entre la religion et la vie, entre l'âme et le corps, entre ce monde éphémère et l'au-delà, entre l'individu et la société est une vérité rayonnante. Plusieurs versets coraniques l'ont exprimée. Ceux-ci groupent, en même temps et sans distinction, la relation de l'homme avec son Bienfaiteur, la morale et les liens avec autrui, comme dans ce verset : ﴾La charité ne consiste nullement à tourner, en priant, votre visage du côté du levant ou du couchant. Elle consiste à croire en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre, aux prophètes, à donner de son bien quelque attachement qu'on lui porte, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, aux mendiants et pour l'affranchissement des esclaves. Elle consiste à observer la prière, à s'acquitter de l'aumône légale annuelle – la Zakât- Sont charitables ceux qui demeurent fidèles aux engagements qu'ils ont contractés, se montrent patients dans l'adversité, dans la douleur et aux moments du danger. Voilà les hommes sincères! Voilà les hommes pieux[12].﴿Le même procédé se remarque dans le verset suivant : ﴾ Adorez Dieu et ne Lui associez rien! Soyez bons envers votre père et votre mère, tout proche parent, les orphelins, les indigents, le voisin qui a des liens de parenté avec vous, comme le voisin étranger, le compagnon de voyage, le voyageur de passage, les esclaves que vous possédez. Dieu n'aime pas les insolents vantards ni ceux qui sont avares, recommandent l'avarice et dissimulent les faveurs dont Dieu les a gratifiés. Aux impies, nous avons préparé un châtiment avilissant. Dieu n'aime pas ceux qui dépensent ostensiblement devant les gens leurs biens, sans croire en Dieu, ni au Jour dernier. Prendre Satan pour compagnon, c'est prendre un bien méchant acolyte.﴿[13]
L'Islam touche tous les domaines, il atteste cette qualité en faisant allusion à certaines dévotions qui se rattachent aux droits des gens. Mohammed (B.S.D.L) le confirme : « Sourire devant ton frère, ordonner le bien, déconseiller le mal, orienter la personne égarée, guider l'aveugle dans la rue, dégager du chemin ce qui nuit ou gêne, verser l'eau de ton seau que tu viens de remplir du puits dans le seau de ton frère, toutes ces actions sont des aumônes.[14] » Le prophète a établi une balance pour évaluer les bonnes œuvres. Il place en tête la dévotion dans sa notion de globalité quand il donne la préférence à certains de ses aspects qui ont trait aux créatures sur ceux qui se rapportent aux relations avec Dieu qui aime le croyant qui agit de la sorte. Il a recommandé : «Les personnes que Dieu aime le plus sont celles qui sont utiles pour leurs semblables. Les meilleures œuvres auprès de Lui sont celles qui réconfortent le Musulman, réchauffent son cœur, lui évitent un malheur, lui permettent de payer une dette et éloignent la faim de lui. Je préfère de beaucoup aller avec un de mes frères en vue de l'aider à régler un problème à une retraite pieuse d'un mois dans cette mosquée[15] » Le désir ardent du Musulman d'être aimé par le Tout Puissant l'incite à un surplus de bonté, envers les animaux. Il a stipulé :« Tout Musulman qui sème une graine ou plante un arbre comestible se verra compter une aumône chaque fois qu'un homme, un animal ou un oiseau en mange et il en sera de même pour ce qui en sera volé.[16] » Enfin, pour graver encore davantage dans l'esprit du Musulman l'importance de toutes les sortes de dévotions – même si elle était en faveur d'un animal – il leur rapporta la parabole d'un homme qui a vu un chien, manger de la terre humide, tellement sa soif était violente. Il continua : « L'homme prit son soulier, le remplit d'eau et abreuva le canidé jusqu'à lui apaiser sa soif. Dieu le remercia et le fit entrer au Paradis.» Les Compagnons lui demandèrent : « Serons-nous récompensés en faisant du bien à une bête? » Il répliqua : « Il y aura une rétribution pour toute bonne action envers tout être vivant qui a un foie mou.[17] »
Les gains – les conséquences - que le Musulman récolte à partir de la dévotion qu'il accomplit à l'intention de son Seigneur sont incommensurables. Citons, entre autres, la paix intérieure et la droiture des sens qui engendrent le bonheur terrestre. Ce dernier est la part actuelle du bien qu'il a fait et qui aboutit à la stabilité psychique et sociale dans la vie des Musulmans sincères qui suivent le chemin tracé par la religion. Ces gains sont la conséquence de la foi et de l'obéissance aux prescriptions divines. Dieu nous réconforte : ﴾. Certes, Nous assurerons une vie agréable à tout croyant, homme ou femme, qui accomplit une bonne action car Nous rétribuerons les gens de bien d'après ce qu'ils auront accompli de mieux.[18] ﴿
D'un autre côté, les infractions sociales, les maladies psychiques, les états de stress que nous observons au sein de certaines sociétés, ont débouché sur un pourcentage effrayant et fort élevé du suicide[19]. En fin de compte, il est le juste prix que paie l'Humanité pour son éloignement du sentier de Dieu et de la direction qu'IL a montrée à Ses créatures. IL a clamé : ﴾ Quiconque suit Mon guide ne s'égarera pas et ne sera pas malheureux et quiconque se détourne de Mon rappel mènera une vie pleine de gêne et le jour de la Résurrection, Nous l'amènerons aveugle au rassemblement.﴿[20]
Mais la grande récompense que le croyant gagne en pratiquant, honnêtement, la dévotion à son Seigneur consiste dans la Satisfaction du Bienfaiteur et l'acquisition d'une place au Paradis. IL a énoncé clairement: ﴾Ô mon peuple! Cette vie présente n'est qu'une jouissance éphémère! La vie future sera vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque commettra une mauvaise action ne sera sanctionné que d'une peine correspondante. Quant à ceux, hommes ou femmes, qui feront une bonne action en ayant la foi, ils entreront dans le Paradis et y recevront tout sans compter.﴿[21]
Sources:
D'après le livre "Découvrez l'Islam" du Dr Mounqiz Es-Saqqâr.
[1] ) Versets 56-58 d'Ez-Zâryât.
[2] ) Versets 162-163 d'El-An‘âne.
[3] ) C'est un fonctionnaire ou un volontaire dévoué qui dirige la prière quand elle est accomplie en commun. (N.T)
[4] ) Versets 135-136 d'Al-‘Imrâne.
[5] ) « Cette suppléance est une mission dont Dieu a fait un privilège distinctif à l'homme, impliquant une jouissance, un usufruit, une libre disposition de tout ce qui existe sur terre, dans le cadre de Ses Lois et à la lumière de la raison dont il l'a doté.» Pris textuellement de l'excellent livre du Cheikh Si-Hamza Boubakeur {Le Coran : traduction et commentaires} T:1-P:91- (N.T)
[6] ) Portion du verset 30 d'El-Baqarah.
[7] ) Portion du verset 39 de Fâtir.
[8] ) Portion du verset 61 de Hoûd.
[9] ) Cité par Mouslim sous le N° 25.
[10] ) Versets 85-86 d'El-Baqarah.
[11] ) Verset 208 d'El-Baqarah.
[12] ) Verset 177 d'El-Baqarah.
[13] ) Versets 36-38 d'En-Nissâ'.
[14] ) Cité par Et-Tarmîdhî sous le N° 1956.
[15] ) Cité par Ibn Abî Ed-Dounyah dans son œuvre {Qadhâ' El-Hawâ-idj} et El-Albanais a authentifié la chaîne de ses rapporteurs dans son livre {Es-Salsilah Es-Sahîhah} sous le N° 906.
[16] ) Cité par Mouslim sous le N° 1552.
[17] ) Cité par El-Boukhârî sous le N° 174 et par Mouslim sous le N°2244.
[18] ) Verset 97 d'En-Nahl.
[19] ) Les statistiques de l'O.M.S publiées, le 10/9/2006, lors de la journée mondiale (de la lutte contre le suicide) et (de l'importance de la santé mentale), certifient que vingt millions de personnes tentent, annuellement, de se suicider et qu'un million (1.000.000) parmi eux réussissent effectivement à se donner la mort.
[20] ) Versets 123-124 de Taha.
[21] ) Versets 39-40 de Ghâfir .
La notion de radioactivité: les éclairages coraniques!
1. Introduction
Dès le VIIes, le Saint Coran en révélation faisait allusion à la radioactivité alors que c’est seulement à partir du XIXes, que les savants occidentaux découvraient que les noyaux atomiques instables sont doués d’une activité de radiation.
Avec Démocrite, on convenait que la matière est constituée d’atomes considérés comme insécables et ceci, jusqu’au début du XIXes (voir notre article sur le titre « la notion d’atome : les éclairages coraniques »). Vers la fin du XVIIIes, on se rendit compte que certains atomes dont les noyaux sont instables, ont la propriété de se désintégrer spontanément en émettant des rayonnements. Ces rayonnements sont à l'origine de ce qu'il convient d'appeler aujourd’hui la radioactivité. Lors du processus de désintégration d'un noyau instable, l'énergie produite est considérable. Cette énergie dite nucléaire peut être utilisée soit à des fins pacifiques (production d’électricité, gammagraphie en médecine nucléaire…), soit à des fins militaires (bombes atomiques principalement....). Cependant, en dépit des risques d’exploitation de la puissance qui provient du cœur des atomes à des fins dévastatrices, il y a que l'action des rayonnements radioactifs sur l’environnement peut avoir des effets désastreux. D’où la nécessité de bien savoir mesurer et contrôler ces rayonnements biocides afin de s'en protéger.
Or, jusqu’en 1895 (un an avant la découverte de la radioactivité naturelle par le physicien français Henri Becquerel), les savants nordiques (ceux là dit-on qui ont creusé les profondeurs de la Réalité, Chercheurs de vérité et fondateurs même de la science) ne savaient rien ni sur l’existence de l’énergie nucléaire et ses utilisations possibles, ni sur la radioactivité et les dangers liés aux rayonnements radioactifs. Pourtant dès le VIIes, le Saint Coranfaisait allusion non seulement à l’existence de l’énergie nucléaire, mais aussi invitait les scientifiques et principalement les « fondateurs de la science » à prendre des précautions lors de l’étude des phénomènes inhérents au noyau atomique, tels que la radioactivité. De plus, le Saint Coranindique implicitement les utilisations possibles de l’énergie nucléaire et surtout dans quel sens cette énergie que renferment les atomes doit être utilisée (voir publication prochaine incha Allah). Mais une mise au point est nécessaire avant de poursuivre l’exposé.
Comme nous l’avons précisé dans l’une de nos publications antérieures (voir notre article sur le titre « Le Saint Coran : Guide du chercheur Musulman »), Le Coran n’est ni une œuvre scientifique ni une œuvre littéraire : c’est la Parole d’Allah, une « guidée pour les pieux ». Du point de vue de la production intellectuelle, le Saint Coran demeure et reste la source d’inspiration douée de la perfection de suggestions comme le soulignait excellemment le savant Musulman Al-Suyûtî il y a de cela plus de cinq siècles :
« Et moi, je dis : Le Livre de Dieu Tout Puissant contient toute chose. Quant aux sciences, pas un seul de leurs chapitres, pas un seul de leurs problèmes fondamentaux, dont on ne trouve dans le Coran quelque chose qui y renvoie.»
Ainsi, sachant que Dieu Tout Puissant parle en parabole, il appartiendra aux êtres doués d’intelligence de faire l’effort de s’approprier tirer l’information véhiculée par la parole divine et destinée aux humains. Pour cette raison, on ne doit guère s’attendre à ce que le Saint Coran nous parle de radioactivité, de fusion thermonucléaire, de cycle de Bethe, de relativité restreinte ou générale, de chromodynamique quantique, etc. Ce sont là des concepts que les hommes pourront toujours sortir de terre au grand jour, par le biais de l’effort facilité par une piété en Allah Puissant et Grand. En d’autres termes, nos esprits pourront toujours accoucher de tous les concepts dont nous aurons besoin pour par exemple, construire une théorie au moment venu. Illustrons cette assertion dans le cas particulier de la radioactivité.
Selon Pierre Rousseau [1], c’est Marie Sklodowska (plus connue sous le nom de Marie Curie) qui se servit pour la première fois du terme de radioactivité. Autrement dit, personne n’avait parlé du phénomène de radioactivité avant Marie Curie. Or jusqu’en 1896 où Henri Becquerel découvrit par hasard [2] que lorsqu’un sel d’uranium phosphorescent rayonne, il émet non seulement de la lumière mais une autre radiation, Marie Curie aussi ne savait rien du tout sur la radioactivité. En outre, puisqu’il n’y a aucune institution scolaire ou universitaire qui forge les esprits à accoucher des concepts, dés lors, il demeure évident que c’est le Créateur qui enseigna à sa créature cette notion de radioactivité. Nul donc besoin que le terme radioactivité ainsi que n’importe quel autre concept trouve mention particulière dans le Saint Coran car, tout ce que nous connaissons et tout ce que nous connaîtrons, provient et proviendra d’Allah et que notre Créateur doué de la perfection de connaissances à déjà enseigné au père des humains, Adam (paix sur lui) les noms de toutes les choses.
« Et Il [Allah] apprit à Adam tous les noms (de toutes choses) […]. Gloire à Toi ! Nous n’avons de savoir que ce que Tu nous as appris. Certes c’est Toi l’Omniscient, le Sage » S.2-V.31 - 32
Et qu’en plus :
« Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, Qui a crée l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble ? Qui enseigna par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » S.96-V.1-5
Notons au passage, ce que l’on peut retenir sur la dualité Science - Coran.
Le Saint Coran, Parole même de Dieu connue sous le nom de Allah, Créateur de tout l’univers, est la Lecture Vraie, Exacte de l’univers. La Lecture épurée de toute subjectivité, disant les choses telles qu’elles se sont produites, telles qu’elles se produisent et telles qu’elles se produiront. Quant à la science, elle demeure et restera une lecture possible, probabiliste de l’univers, lecture entachée de tâtonnements et de conjectures ; car l’homme inventeur des théories scientifiques, ne peut extirper de sa vision du monde sa nature imparfaite. Toute théorie scientifique est une explication provisoire des phénomènes que l’homme bâtisseur de théories tente d’interpréter. En outre, et c’est l’aspect le plus déterminent, l’argument de la science, c’est bien le résultat expérimental : ce que dit l’expérience est indéniable. Malheureusement l’expérience ne donne jamais le résultat vrai, mais seulement un résultat perturbé. Lorsque l’on se livre à une expérience, l’appareil de mesure interagit inévitablement avec le système étudié ; de sorte que la mesure porte toujours sur le système perturbé et non sur le système dans son état réel (isolé de tout action extérieure). Quant au Saint Coran, il dit du système ce que Son Créateur a fait de lui, avec une exactitude absolue. Dieu ne saurait faire des conjectures sur Sa création. N’est-il pas l’Omniscient ?
Pour clore cette page introductive, nous rappelons une fois encore comment avec éloquence feu le frère Al-Suyûtî avait compris la dimension scientifique du Coran : Quant aux sciences, pas un seul de leurs chapitres, pas un seul de leurs problèmes fondamentaux, dont on ne trouve dans le Coran quelque chose qui y renvoie. Ainsi, on notera qu’au chapitre de la physique nucléaire qui s'intéresse à l'étude des phénomènes inhérents au noyau de l'atome et à ses nucléons (protons et neutrons), le Saint Coran a fait allusion:
1. au noyau atomique en tant que constituant des atomes ;
2. aux isotopes ;
3. à la radioactivité ;
4. à l’énergie nucléaire stockée dans les atomes ;
5. aux dangers liés à l’activité des noyaux radioactifs ;
6. aux utilisations possibles de l’énergie nucléaire ;
7. Etc. (la parole d’Allah est inépuisable).
Pour toutes ces notions, le Saint Coran en a fait allusion à travers le seul verset : dans le fer « il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens… ».
L’allusion faite au noyau atomique a été précisée dans notre toute dernière publication sur le titre « La notion d’atome : les éclairages coraniques ». Dans ce présent article, nous nous proposons avec la permission divine, d’exposer l’éclairage coranique sur les notions d’isotopes et de radioactivité, réservant l’éclairage relatif à l’énergie nucléaire à une publication prochaine incha Allah.
2. Notion d’isotopes
Commençons par rappeler le verset précité :
« Et Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens » S.57/V.25
Il est clair que le métal fer comporte quelque chose de redoutable et de bénéfique. Déjà les périodes qualifiées d’Age de fer (époque mythologique où les hommes devinrent méchants et malheureux) et d’Age du fer (époque préhistorique marquée par le début de la fabrication du fer), renvoient aux dangers et aux bienfaits liés à l’utilisation du fer. Au chapitre des choses redoutables, on peut citer l’utilisation du fer dans la fabrication des outils à détruire les âmes (armes à feu, armes blanches, engins de guerre tels que les tanks ou chars de combat, bombardiers, etc.). Quant aux utilités du fer, elles sont très nombreuses. La métallurgie du fer ainsi que ses applications industrielles, sont connues de tous (dans le secteur du transport : voitures, trains, navires, avions…- dans le secteur du bâtiment, etc.). Notons au passage, que beaucoup de nos frères qui se sont intéressés au verset précité dans leurs contributions fort louables sur les Miracles scientifiques du Coran et de la Sunna, se sont limités aux dangers et aux bienfaits que présente le métal fer. Ce qui est une lecture possible du verset, en tant que Parole de Dieu inépuisable.
Attirons maintenant l’attention sur le fait que dans le verset dont il est question, on incrimine pas explicitement le fer mais plutôt ce qui s’y trouve : « Et Nous avons fait descendrele fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens ». Ce qui est dans l’atome de fer et doué d’une force redoutable, c’est bien, le noyau atomique qui peut générer une énergie dite nucléaire dont les utilisations à des fins militaires sont des plus dévastatrices. Mais, comme le noble verset ne cite pas explicitement le noyau atomique dans le cas général, on peut envisager de s’en tenir à la lettre dudit verset pour voir ce que l’on peut en tirer comme enseignements. En d’autres termes, existe-t-il dans le fer lui-même, quel que chose de redoutable et de bénéfique ? La réponse à cette interrogation nous conduira à la fois aux notions d’isotopes et de radioactivité.
Le fer qui figure dans le tableau de classification périodique des éléments (de masse atomique 55,85 g/mol et de nombre de masse 56) a une particularité spécifique du point de vue de la stabilité. C’est l’atome dont le noyau est le plus stable car son énergie moyenne de liaison par nucléon (8,8 méga électronvolts par nucléon) est la plus élevée comparée à celles de tous les autres noyaux connus à ce jour. La courbe d’Aston (du nom du physicien anglais Francis William Aston, 1877-1945) représentant les variations de l’énergie moyenne de liaison par nucléon en fonction du nombre de masse A, présente un minimum pour A = 56 . Ce qui correspond bien à l’élément fer de numéro atomique 26 dont le noyau est symbolisé par : ⁵⁶₂₆Fe . Ainsi, ce fer représentant plus de 90% du fer naturel, possède le noyau le plus stable, et qu’en conséquence, rien de redoutable ne provient à l’état actuel de nos connaissances du noyau du fer 56. Pourtant dit bien le Saint Coran : dans le fer il y a une force redoutable ?
La Parole d’Allah, Créateur des atomes en particulier et de tout l’univers en général, est toute Vérité. Il s’ensuit que dans le fer il y a bien quelque chose de redoutable. Pour résoudre le problème posé, la logique voudrait de considérer qu’il existe plusieurs types de fer parmi lesquels celui de nombre de masse 56. Ce qui est redoutable devant alors être recherché dans ces autres types de fer (plus précisément dans ce que l’on appelle les isotopes du fer). L’isotope 59 est alors révélateur en ce sens qu’il est doué d’une activité de radiation dont le rayonnement comporte quelque chose d’à la fois redoutable et d’utile pour les gens, conformément à l’éclairage coranique : « Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien quedes utilitéspour les gens ».
Comme on le verra plus bas, le fer 59 émet un rayonnement gamma très dangereux pour les espèces vivantes (ce qui le rend donc redoutable) mais, ce même rayonnement présente plusieurs utilités à travers la technologie de la gammagraphie : traitement du cancer au cobalt 60, gammagraphie de soudure, etc. Si l’on arrivait à découvrir le fer 59 dès l’aube de la radioactivité naturelle (1896) ainsi que tous les autres types de fer, une des questions qui pouvait traverser l’esprit des physico - chimistes serait évidemment de savoir, si le fer est le seul élément caractérisé par cette propriété d’identité chimique d’atomes de masse différente. La réponse à cette interrogation devrait certes conduire à la notion d’isotopes.
Ainsi dès le 7ème siècle, le Saint Coran en révélation faisait déjà allusion à la notion d’isotopes alors qu’il a fallu attendre 1200 ans pour que cette notion habite la conscience des nordiques, ces « fondateurs » même de la science. Relatons brièvement l’histoire de la découverte des isotopes.
En 1808, le chimiste anglais John Dalton (1766-1844) publiait son oeuvre intitulée "Un nouveau système de philosophie chimique", dans laquelle il dressa la liste des poids atomiques d'un certain nombre d'éléments connus par rapport au poids atomique de l'hydrogène. Le nombre d’éléments connus à cette date était de 36 [3]. Par la suite, les chimistes découvrirent d’autres éléments et, vers 1870, le nombre d’éléments connus tournait autour de 65. Le problème majeur fut alors leur classification. Ceci fut résolu par le chimiste russe Dimitri Ivanovitch Mendeleïev (1834-1907) qui découvrit une curieuse périodicité dans les propriétés chimiques des 65 éléments si on les classés par ordre de masse atomique croissant. Ce qui lui permit, d’après le Pr. Marc Lefort de l’université de Paris-Sud à Orsay [4], d’établir « le premier, le 6 mars 1869, devant la Société de chimie de son pays, les bases de la classification périodique moderne ».
En décembre 1913, le physicien anglais Henry-Gwyn Jeffreys Moseley (1887-1915) photographiait les spectres X (rayons X) de divers éléments chimiques. Il se rendit compte que les raies observées étaient plus ou moins décalées vers les courtes ou grandes longueurs d’onde. Plus le poids atomique de l’élément était élevé, plus le décalage vers les ondes courtes était accentué. Cette constation amena alors Moseley à classer les 92 éléments connus à l’époque dans l’ordre croissant du nombre des charges électriques de leur noyau, nombre qu’il appela numéro atomique [1]. Cette classification de Moseley coïncidait alors avec celle de Mendeleïev en date de 1869. Cependant vers 1911, le physicien anglais Sir Frederick Soddy (1877-1956) étudiant la radioactivité de trois éléments (le mésothorium, l’actinium X et le thorium X), se rendit compte qu’ils avaient le même numéro atomique. En conséquence, ils se disputaient la même place dans le tableau de classification périodique. C’est ainsi que d’après Evans [5], « en 1911, Soddy fut le premier à prouver expérimentalement avec certitude l’identité chimique d’atomes de masse différente ; il proposa le nom d’isotopes pour une telle sorte d’atomes ».
On comprenait alors que le radium ( ²²⁶Ra), le mésothorium ( ²²⁸₈₈MsTh1ou ²²⁸₈₈Ra dans la nouvelle nomenclature simplifiée), l’actinium X ( ²²³₈₈Ra) et le thorium X ( ²⁴⁴₈ThX ou ²⁴⁴₈Ra ), étaient tous des isotopes (ce dit d’éléments chimiques ayant le même nombre de protons mais des nombres de neutrons différents). Ainsi, c’est seulement à partir de 1911, que la notion d’isotopes eût droit de cité dans le jargon des physico - chimistes alors qu’environ 1200 ans avant, le Saint Coran faisait allusion à cette notion via l’éclairage divin selon lequel : il y a dans le fer quelque chose de redoutable (le rayonnement radioactif de l’isotope 59 par exemple, sachant l’isotope 56 est le plus stable de tous les noyaux connus à ce jour) ainsi que des utilités pour les gens (le rayonnement gamma émit par le fer 59 en particulier et, les nombreuses utilisations des radio-isotopes dans le cas général).
3. Découverte de la radioactivité
Comme précisé plus haut, le fer 56 le plus abondant n’a rien de redoutable. La prise en considération de l’isotope 59 permet de jeter la lumière sur ce qui est redoutable dans le fer ainsi que sur ses utilités pour les humains. Le fer 59 est doué d’une activité de radiation : il se transforme spontanément en cobalt 59 avec émission de particules bêta moins (ºַ⁃₁e), d’antineutrino (ס) et de photon gamma (γ) selon l’équation nucléaire :
⁵⁹₂₆Fe → ⁵⁹₂₇ Co + ºַ⁃₁e + ס + γ (1)
L’équation (1) est une équation de désintégration radioactive, traduisant le fait que l’isotope 59 du fer (dont la demi-vie est d’environ 45 jours) est radioactif bêta moins.
Précisons les trois types de rayonnement radioactif.
1. les particules alpha (a) ou hélion: ce sont des noyaux d'hélium ( ⁴₂He ). Très ionisantes, elles sont en conséquence très dangereuses pour les cellules vivantes. Cependant, étant peu pénétrantes, une feuille de papier suffit à les arrêter ;
2. les particules bêta (β⁻ ou β⁺) ou encore positon ou négaton : ce sont des électrons positifs (º₁e) ou négatifs ( ºַ⁃₁e ). Leur danger est lié à une irradiation de la peau. Elles sont plus pénétrantes que les particules a et une vitre en plexiglas suffit comme écran de protection;
3. les photons gamma ( γ): c'est un rayonnement lumineux constituée de particules neutres et donc, peu ionisants. Se déplaçant à la vitesse prodigieuse de 3.108m/s, ils sont extrêmement pénétrants et constituent le rayonnement le plus dangereux pour les cellules vivantes. Si un rayonnement b de 1MeV est arrêté par une lame de plomb d’un demi millimètre (0,5 mm), un rayonnement g de même énergie peut traverser jusqu’à dix centimètres (10 cm) de plomb.
Dans le cas général, l’irradiation d’une matière vivante par un rayonnement radioactif peut avoir des effets très néfastes sur la santé des populations ainsi que sur le code génétique des êtres vivants (doc.1).
L’étude de l’exemple particulier du fer 59, montre donc qu’il y a bien dans le fer (via l’isotope 59) quelque chose de redoutable (ici particules bêta moins et gamma). Ainsi, par considération des éclairages coraniques sur ce qui est redoutable dans l’élément fer, on pouvait arriver à la découverte de la radioactivité en cherchant à savoir si la propriété d’émettre spontanément un rayonnement à la fois redoutable et utile est une propriété spécifique au fer ? La réponse à cette interrogation devrait conduire sans aucun doute à la découverte d’autres noyaux se comportant comme le fer 59 par exemple et donc, à la notion de radioactivité. Notons que c’est exactement suivant ce schéma, que cette notion de radioactivité est sortie de terre. Henri Becquerel découvrit par hasard que l’uranium émettait un rayonnement mystérieux pénétrant (voir plus bas). Par la suite, le couple Curie (Frédéric et Marie) chercha à savoir si l’uranium était le seul élément doué de cette activité de radiation. Prenant l’affaire en main, il découvrit alors que le polonium, le thorium et le radium étaient tous doués de cette propriété d’émettre spontanément le mystérieux rayonnement pénétrant. Le couple Curie baptisa cette propriété radioactivité.
Nul doute alors que le Saint Coran a fait allusion implicitement à la radioactivité à travers son sublime verset : dans le fer « il y a une force redoutable ». Mais comment les savants occidentaux sont-ils arrivés à la découverte de la radioactivité ?
Nous sommes à la fin du XVIIIe siècle, le physicien français Henri Becquerel (1852-1908) se livrait à des expériences sur les substances phosphorescentes (ce dit des substances qui se comportent comme le phosphore qui, exposé à la lumière, rayonne de l’énergie). A partir d’un dispositif simple constitué d’une plaque photographique couverte d’un papier noir que la lumière ne pouvait traverser, il mit sur la plaque ainsi couverte un petit morceau de sel d’uranium et exposa l’ensemble à la lumière solaire. Après quatre heures d’exposition, Becquerel développa sa plaque et s’aperçut qu’elle était impressionnée et y distingua même la silhouette du morceau d’uranium qui y apparaissait en noir. Conclusion : la radiation émise par le sel d’uranium avait traversé le papier noir. Plus tard, Becquerel s’aperçut que, même sans être exposé à la lumière, le sel d’uranium émettait la radiation pénétrante et qu’en conséquence l’émission était spontanée. Il entreprit alors de refaire ses expériences, cette fois-ci en utilisant plusieurs plaques photographiques toujours couvertes de papier noir et sur chacune desquelles il plaça un petit morceau de sel d’uranium. Il voulu exposer ses plaques à la lumière solaire. Mais (peut être sous l’effet d’un coup de main invisible pour l’aider à tirer définitivement la conclusion), le Soleil n’apparût pas. Becquerel rangea ses plaques dans un tiroir en attendant que le Soleil apparaisse. Euréka !!! Tout en demeurant dans le tiroir, le sel d’uranium impressionnait les plaques : la lumière solaire n y était donc pour rien. Il expérimenta alors plusieurs autres sels contenant de l’uranium et s’aperçut que le résultat était le même : la radiation pénétrante était toujours émise.
Le 2 mars 1896, Becquerel déclarait que même d’ans l’obscurité, l’uranium émettait spontanée une radiation pénétrante (cette date marquait déjà la découverte de ce que le couple Curie allait baptiser «radioactivité »).
Une question triviale devait alors traverser l’esprit des scientifiques : l’uranium était-il le seul élément doué de la propriété d’émettre spontanément la radiation pénétrante ? Pour répondre à cette interrogation, Becquerel prit l’attache de son ami, Pierre Curie (1859-1906), chef de travaux à l’Ecole de Physique et Chimie de Paris, et qui était versé dans l’étude des cristaux. On était en 1897, deux ans après que Pierre ait épousé Marie Sklodowska (1867-1934) la polonaise. Le couple Curie entrait alors en scène. Se consacrant à l’étude de la radiation mystérieuse émise par l’uranium, Marie Curie expérimenta plusieurs substances disponibles, et ses efforts furent couronnés de succès lorsqu’elle découvrit que le thorium émettait spontanément la radiation pénétrante. D’après Laura Fermi [2], Pierre et Marie Curie dénommèrent cette propriété « radio - activité » c’est-à-dire activité de radiation.
Passionnée par cette radioactivité du coeur des atomes, Marie Curie poursuivit ses expériences sur d’autres substances susceptibles d’avoir une activité de radiation. La surprise devrait alors se produire lorsqu’elle étudia la pechblende (substance la plus importante et la plus riche des minerais d’uranium, 40 à 90%). A sa grande stupéfaction, elle se rendit compte que le morceau de pechblende émettait une radiation beaucoup plus intense que celle émise par l’uranium. Décomposant la pechblende en ses différents éléments chimiques, le couple Curie découvrit deux éléments doués de la propriété de radioactivité. En juillet 1898, Marie baptisa le premier de ces éléments polonium (en mémoire de son pays natal, la Pologne). Six mois plus tard, le couple Curie découvrit le second élément qui émettait une radiation encore plus intense, que le polonium. Ils le baptisèrent radium. Au bout de quatre années de recherche les Curies avaient traité plusieurs tonnes de pechblende et obtenu un dixième de gramme de sel de radium pur [1]. Le 30 janvier 1899, Mme Curie publia dans la Revue générale des sciences, la première étude d’ensemble sur les « rayons de Becquerel et le polonium et se servit pour la première fois du terme de radioactivité [2].
Le 10 décembre 1903, les trois chercheurs français jouirent des honneurs et avantages du prix Nobel de Physique (doc.2). Ainsi, c’est seulement au début d’une XIXes que la communauté scientifique découvrit la radioactivité alors qu’environ 1200 ans avant, le Saint Coran en faisait déjà allusion.
4. Mesures préventives
Comme préciser plus haut, c’est par hasard que Becquerel découvrit que l’uranium émettait spontanément une radiation pénétrante. Baptisant ce phénomène radioactivité, le couple Curie devaient alors traiter jusqu’à plusieurs tonnes de pechblende pour seulement obtenir 1 gramme de radium pur. Mais, ce qu’il ne faut surtout pas perdre de vue, c’est que ni Becquerel, ni Pierre Curie et Marie Curie n’avaient envisagé ni pris aucune précaution par rapport aux substances radioactives qu’ils manipulaient. La raison était simple : ils ignoraient tous le caractère néfaste des rayonnements radioactifs sur les populations et l’environnement, lesquels rayonnements peuvent provoquer à long terme la mort comme l’enseigne le pictogramme ci-dessus. Marie Curie est décédée suite à une leucémie (cancer du sang) pensent certains historiens des sciences ou bien, d’une forme d’anémie incurable (doc.3) pensent d’autres [2] et Becquerel lui -même ayant commis l’imprudence de garder pendant six heures, dans la poche de son gilet, quelques décigrammes d’un sel radifère, constatait, vingt jours plus tard, que la peau tombait et qu’une plaie se mettait à suppurer, juste à l’endroit qu’avait frappé le rayonnement [1]. Ainsi, sans aucun doute, les savants occidentaux de l’époque de la radioactivité en gestation, ignoraient que les rayonnements radioactifs étaient dangereux, et ils ne prenaient aucune précaution lors de la manipulation des substances radioactives qu’ils étudiaient. Pourtant, environ 1200 ans avant la découverte de la radioactivité naturelle (1896), le Saint Coranfaisait invitait les scientifiques à prendre des précautions lors de l’étude des phénomènes inhérents au noyau atomique, tels que la radioactivité. N’est-il pas annoncé avec éloquence que :
« Et Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens » S.57/V.25
Remarque sur la radioactivité artificielle.
En 1933, le physicien français Frédéric Joliot et son épouse Irène Curie (fille de Marie), bombardaient de l’aluminium (Al) à l’aide d’un faisceau de particule alpha ( ⁴₂He ). Il se produit alors l’équation nucléaire suivante :
²⁷₁₃Al + ⁴₂He → ³⁰₁₅P + ¹₀n (2)
Le phosphore produit par cette réaction est radioactif et se désintègre selon le mode β⁺ ( ¹₀ e⁺), soit :
³⁰₁₅P → ³⁰₁₄Si + ¹₀ e⁺ (3)
Le phosphore produit par la réaction (2) n’existe pas dans la nature : c’est un radioélément artificiel créé par bombardement d’atomes d’aluminium par des particules alpha. Pour cette raison, une radioactivité du type (3) est une radioactivité dite artificielle, c’est-à-dire, celle provoquée par « l’homme ». On la distingue de la radioactivité naturelle se produisant spontanément. La réaction (2) réalisée par Frédéric Joliot et Irène Curie, marqua l’avènement de la radioactivité artificielle (1933), soit 37 ans environ après la découverte de la radioactivité naturelle (1896) par Henry Becquerel.
5- Conclusion
A travers ce présent article, nous avons montré comment le Saint Coran a fait implicitement allusion aux notions d’isotopes et de radioactivité ainsi qu’aux dangers et utilités des rayonnements radioactifs. Sur toutes ces notions, le Livre Sacré des Musulmans qui croient en un Dieu Unique, sans associé, en a fait allusion à travers le seul verset : dans le fer « il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens… ». L’une des questions qui subitement peut nous traverser l’esprit est alors la suivante : Comment un homme illettré du VIIes pouvait-il faire allusion par exemple aux dangers que comportent les rayonnements radioactifs, alors que tous les savants occidentaux lettrés (que l’on nous permette ce pléonasme) de l’époque de la radioactivité naissante, ignoraient que les radiations étaient dangereuses et, qu’en conséquence, ne prenaient pas les précautions observées aujourd’hui ?
La réponse à cette interrogation est triviale : là où des consciences lettrées se sont inclinées, des illettrés non pas droit de cité. Cette information que livrait le Prophète illettré, que grâce divine et salut soit répandus sur son auguste personnage illuminé par la lumière de la certitude, n’est rien d’autre qu’une parole révélée :
« Par l’étoile à son déclin ! Votre compagnon [Mouhammad] ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur ; et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée ; que lui a enseigné [L’Ange Gabriel], à la force prodigieuse, doué de sagacité… »S.53-V.1-6.
Gloire à Allah, notre Créateur Omnipotent et Omniscient !!!
Références sommaires :
1. P. Rousseau Histoire de l’Atome, Librairie Arthème Fayard, France, 1960.
2. L. Fermi, L’Histoire de l’énergie nucléaire, Fernand Nathan, Paris, 1964.
3. R. Caratini, Encyclopédie Physique et Chimie, Bordas, Paris, 1979.
4. M. Lefort, Les derniers éléments de Mendeleïev, Sciences et Avenir, Hors Série, N° 99 déc. 1994/jan.1985
R.D.Evans, Le noyau atomique, Dunod, Paris, 1961.
Comment Les Inventeurs Musulmans Ont-ils Changé Le Monde ?
Alors qu’un nombre de libéraux arabes ont tenu dernièrement à attaquer l’arabisme et l’islam voire les défigurer en les considérant comme un symbole du retard civilisationnel et humanitaire, joignant ainsi les détracteurs de l’islam, une association britannique scientifique a inauguré une exposition scientifique et islamique qui commémore les réalisations des musulmans dans le domaine scientifique, qui ont changé le monde. Paule Valily, dans le quotidien de l’Independant, a cité une vingtaine d’inventions musulmanes qui ont contribué à l’évolution et au développement de la vie moderne.
Savez-vous que les musulmans étaient les premiers á découvrir le café et á le transformer en une boisson internationale ?L'histoire raconte qu'un Arabe appelé Khalid faisait paître ses chèvres dans la région de Kaffa de l'Ethiopie méridionale, quand il a remarqué que ces animaux sont devenus plus animés après avoir mangé une sorte de baie. Il bouillit ces grains et fit le premier cafè-boisson dans le monde. Les soufis (une secte musulmane) furent à avoir importer ces haricots d'Ethiopie vers le Yémen. Ils en buvaient pour rester éveillés toute la nuit pour prier et faire leurs cultes spéciaux. Vers la fin du 15ème siècle, le café arriva à la Mecque et en Turquie d'où il fit son chemin vers Venise en 1645. Il a été apporté en Angleterre vers la moitié du 17eme siècle par un Turc appelé Pasqua Rosee qui a ouvert le premier café dans la rue de Lombard á Londres. Le qahwa arabe est devenu le kahve turc puis le caffé italien et puis le café anglais (Coffee).
Savez-vous que le physicien musulman Al-Hassan Ibn Al-Haitham est l’inventeur de l’appareil photo. Son nom est tiré du ‘qamara’ arabe, qui veut dire une salle foncée ou privée.
Savez-vous que le jeu d’échecs a été développé sous la forme que nous connaissons aujourd'hui en Perse. L’origine du mot vient du ‘rukh’ persan, qui signifie le château.
Savez vous que, Mille ans avant les frères Wright, un poète musulman, astronome, musicien et ingénieur Abbas Ibn Firnas avait fait plusieurs tentatives de construire une machine de vol. Il a sauté du minaret de la grande Mosquée à Cordoue à l'aide d'un manteau lâche renforcé par des contrefiches en bois créant ce qui est pris pour être le premier parachute. Après, il avait perfectionné une machine de soie et de plumes d'aigles qui lui avait permis de rester en air, sautant d'une montagne, pendant dix minutes ; mais il s'est brisé lors de l'atterrissage. Il en déduit, qu’un dispositif en guise de queue devrait être la cause de l’échec.
Savez vous que les musulmans étaient derrière la recette pour le savon que nous employons toujours aujourd'hui. C’était les Arabes qui ont combiné les huiles végétales avec de l'hydroxyde de sodium et des composés aromatiques tels que le thym. A l’opposé, et selon les narrateurs de l’époque, les occidentaux qui avaient conquis les terres des arabes lors des croisades entaient une odeur si nauséabonde. L’Angleterre avait connu le shampoing grâce à un musulman qui finit par être nommé responsable de l’hygiène dans le palais des deux rois George et Williams IV.
Savez vous que le fondateur de la chimie moderne, le scientifique musulman Ibn Hayyan El-Jabir était le premier á développer plusieurs processus et appareils de base de liquéfaction, cristallisation, distillation, purification, oxydation, évaporation et filtration qui sont toujours en service de nos jours !
Une des inventions mécaniques les plus importantes dans l'histoire de l'humanité, avait vu le jour grâce à un ingénieur musulman appelé l'Al-Jazari. Il avait mis au monde le premier système de valves et de pistons lui permettant de l'eau pour l'irrigation. Son livre de 1206 montre sa connaissance des dispositifs mécaniques ingénieux et montre qu'il a conçus certainement les premières horloges mécaniques conduites par l'eau et le poids, et c'est le père de la robotique et de la serrure à combinaison.
Savez vous que les ingénieurs musulmans sont les premiers á projeter les arcs géométriques qui ont été empruntés ultérieurement par les européens dans le domaine de l’architecture. C’est grâce au génie islamique que les occidentaux ont bâti les citadelles et les châteaux ainsi que les tours grandioses.
Beaucoup d'instruments chirurgicaux modernes sont exactement de la même conception que ceux conçus au 10ème siècle par un chirurgien musulman appelé l'Al-Zahrawi. Ses scalpels, scies d'os, forceps, ciseaux fins pour la chirurgie d'œil et plusieurs des 200 instruments qu'il a conçus sont reconnaissables à un chirurgien moderne. C'était lui qui a découvert que le catgut utilisé pour les points internes se dissout naturellement (une découverte faite quand son singe avait mangé ses cordes de luth) et qu'il peut être également employé pour des fins chirurgicales. Au 13ème siècle, un autre médecin musulman appelé Ibn Nafis a décrit la circulation du sang, 300 ans avant William Harvey. L’anesthésie, elle aussi, fait référence dans son invention aux médecins musulmans. Ils étaient les premiers à avoir mis en place une recette d’opium mélangé à de l’alcool ayant des effets anesthésiques. Ils furent également les inventeurs des premières techniques et procédés pour la vaccination, longtemps avant Pasteur. Leurs idées furent importées en Europe par l’épouse de l’ambassadeur britannique à Istanbul en 1724.
Les premiers stylos à billes ont été inventés lorsque le Sultan d'Egypte ait exigé, en 953 après qu’on lui fabrique un stylo qui ne souillerait pas ses mains ou ses vêtements. Et le voilà actuellement utilisé dans le monde entier.
Le système de numérotation actuellement en service dans le monde est probablement d'origine indienne mais le modèle des numéros est arabe et apparus le premier dans une copie de travail de deux mathématiciens musulmans: Al-Khawarizmi et Al-Kindi autour de 825.
L'algèbre a été baptisée du nom de livre d'Al-Khawarizmi, Wa-Al-Muqabilah d'Al-Jabir, dont une grande partie du contenu est toujours en service. Le travail de ses disciples musulmans a été importé dans l'Europe 300 ans après par le mathématicien italien Fibonacci.
Les algorithmes et une grande partie de la théorie de trigonométrie sont venus du monde musulman. Et la découverte d'Al-Kindi de l'analyse de fréquence a rendu tous les codes du monde antique solubles et a créé la base de la cryptologie moderne.
D'autre part, Ibn Nafii, connu par son surnom de Ziryab (merle) venu d'Irak à Cordoue au 9ème siècle en apportant avec lui le concept du repas de trois cours est le fondateur de ce qui devrait porter par la site le nom de diététique. Il avait également présenté les verres en cristal (qui avaient été inventés après grâce à des expériences sur le cristal de roche par l'ibn Firnas d’Abbas).
Les tapis ont été considérés en tant qu'élément du paradis par les musulmans médiévaux, grâce à leurs techniques de tissage avancées, les nouvelles teintures de la chimie islamique et le sens fortement développé du modèle et de l'arabesque qui étaient la base de l'art en Islam. En revanche, les planchers de l'Europe étaient distinctement terrestres, pour ne pas indiquer terreux, jusqu'à l’arrivée des tapis des Arabes et des Perses.
Le chèque moderne vient du ‘saqq’ arabe, un pacte écrit pour payer les marchandises une fois livrées ; et ce pour éviter que l'argent soit transporté à travers des terrains dangereux. Déjà au 9ème siècle, les hommes d'affaires musulmans pouvaient encaisser un chèque en Chine tiré de leur banque à Bagdad. Autrement dit, les musulmans avaient un système monétaire très développé déjà à l’époque.
Le savant musulman Ibn Hazm a découvert que la terre est une planète qui tourne 500 ans avant le savant Galileo, en plus les musulmans étaient capables de calculer exactement le mouvement des orbites. Le savant Alidrissi a présenté au roi Roger en Sicile la terre en miniature sur laquelle sont dessinée les régions et les pays du monde au 12éme siècle
Les savants musulmans ont utilisé pour la première fois le salpêtre á des fins militaires en ajoutant le potassium. Ils étaient aussi les premiers à fabriquer un missile pour faire exploser les navires des ennemies.
Enfin, les musulmans étaient les premiers à bâtir les jardins pour se jouir de la beauté de la nature alors que l’occident les utilise pour planter les herbes et les légumes pour se nourrir. En plus les musulmans étaient les premiers à planter le lys et le seringa qui ornent actuellement les jardins en Europe.
Bref, tout ceci n’est qu’un tout petit aperçu sur les découvertes islamiques scientifiques qui illuminent le monde occidental. Tous les souhaits pour que les détracteurs occidentaux de l’Islam découvrent un peu plus son histoire avant de l’attaquer et que les arabes se souviennent toujours de leur histoire glorieuse ; ainsi, peut être, ils pourraient se lever de nouveau, ne pas permettre à certains de semer le désespoir. Ils rappelleraient peut être à leur enfant leur histoire et repenseraient leur situation actuelle, pour répondre à la question : Pourquoi cette décadence ?
La modération islamique
La modération, dans la conception islamique, constitue réellement la caractéristique singulière qui distingue la méthode islamique de toutes les autres tendances philosophiques ayant empreint la civilisation islamique au niveau des valeurs, des critères, des repères et des détails… Tant est si bien que cette modération est comparable, pour la méthodologie et la civilisation islamiques, à une sorte de kaléidoscope qui cristallise ses rayons, sa perspective et trace ses repères.
En bannissant l’excès injuste et l’extrémisme abusif, ce concept de la modération s’érige en pareille position nodale en ce sens qu’elle reflète d’abord l’instinct humain dans sa pureté originelle, sa simplicité et sa profondeur intuitive, elle-même l’expression de la disposition naturelle des hommes tels qu’Allah les a créés. C’est précisément le cachet qu’Allah a voulu imprimer à la Oumma de l’Islam conformément au verset coranique : «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous.» (Sourate Al Baqarah, 143).
Elle est la justesse entre deux faux, la modération entre deux extrêmes et la position équitable qui tient compte de la pondération, tout en se refusant de verser dans l’excès. Car, tout penchant à l’excès est un acte de démesure qui fait incliner la balance et, de ce fait, pécher par manque de modération islamique globale. Un tel acte s’avère de toute évidence sans possibilités de témoignage ni de témoins.
Or, cette modération islamique globale est loin de ce qu’en pensent les gens communs : une absence de position claire et bien définie devant les questions et problématiques. C’est justement là que réside la difficulté de prendre position, sans pour autant s’aligner sur un des pôles béatement et simplement.
Dans cette optique, la notion de la modération se situe au-delà des significations triviales qui ont fait florès parmi les gens communs. Elle n’est pas non plus cette autre modération aristotélicienne comme le perçoivent nombre d’intellectuels, de chercheurs et d’étudiants de la philosophie occidentale, dans la mesure où la modération, selon l’acception d’Aristote (384/322 avant Jésus Christ), fait de la vertu le milieu entre deux vices.
Chez Aristote, le concept de la modération s’apparente, dans sa position de milieu, à un point algébrique qui séparerait, à une distance égale, deux pôles/deux vices. Ainsi perçue, elle n’est, en définitive, qu’un point algébrique, une position statique et quelque chose d’autre sans rapport aucun avec les deux pôles. Or, elle ne correspond nullement au concept islamique du juste milieu.
Dans l'optique islamique, elle est une véritable troisième position, une nouvelle attitude réelle. Son emplacement au centre de deux postulats contradictoires n’implique nullement qu’elle en porte les caractéristiques, les composantes et les traits. Elle est différente des deux pôles, mais pas en tout : cette différence consiste à rejeter l’autarcie et l’enfermement sur les traits d’un pôle aux dépens des autres.
En tant que nouvelle et troisième position, sa singularité et sa nouveauté tiennent au fait qu’elle synthétise et rassemble, dans le cadre d’un système homogène, tous les traits, toutes les composantes et caractéristiques que comporteraient deux pôles différents. Et c’est en ce sens qu’elle s’érige en modération (globale) qui se distingue de celle prônée par Aristote.
La balance de l’équité -la modération étant une équité entre deux injustices- ne saurait être équilibrée en ignorant une partie aux dépens de l’autre. Seule la modération globale peut la tenir en équilibre, en tenant compte des faits et des arguments des deux parties belligérantes -les deux parties de la balance-.
C’est dans cette optique qu’intervient le hadith du Prophète Mohammed, prière et salut soient sur Lui, «Le milieu: la justice. Nous avons fait de vous une communauté de justes», (rapporté par l'Imam Ahmad), comme une illustration de la quintessence du concept de la modération en Islam.
De même, c’est à la lumière de ce concept islamique de la modération que nous percevons les versets coraniques qui ont fait allusion à cette caractéristique spécifique de la méthodologie islamique en matière de réforme. La communauté de l’Islam s'entend ainsi de ceux «Qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares, mais se tiennent au juste milieu.» (Sourate Al-Furqâne, 67).
En matière de dépenses toujours, le juste milieu a été évoqué dans d’autres versets coraniques comme «Et donne au proche parent ce qui lui est dû, ainsi qu’au pauvre et au voyageur en détresse et ne gaspille pas indûment.» (Sourate Al Isra’e, 26), ou dans la même sourate (verset 29) «Ne portes pas ta main enchaînée à ton cou par avarice et ne l’étend pas, non plus, trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné».
Autant dire qu’il s’agit-là d’un mode de vie loin de tout monachisme ou hermétisme monastique, mais aussi loin de la concupiscence animale libérée de toutes obligations.
Si l’on voudrait prendre la mesure de l’avantage immense qu'offre la modération globale et son incidence sur la méthode islamique en matière de réformes -une fois observée et mise en œuvre-, on s’apercevrait aisément comment cette approche a toujours représenté, pour la réforme islamique, une alternative qui a permis de passer outre des déchirures, des éclatements et des dualismes contradictoires du genre qu’ont connu d’autres civilisations, en premier lieu la civilisation occidentale.
Outillée de cette modération globale, la méthode islamique ne connût point de contradiction tranchée qui soit sans issue entre des dualités opposant l’esprit et le corps, la vie et l’au-delà, l’être et l’objet, l’individu et la communauté, la pensée et la réalité, le matérialisme et l’idéalisme, le muable et l’immuable, le nouveau et l’ancien, la raison et la tradition, la force et la loi, la science et la religion…
Autant de dualismes qui, dépourvus d’une approche basée sur le juste milieu, ont conduit aux fameuses scissions prononcées dans la philosophie occidentale entre matérialistes-idéalistes, matérialisme-idéalisme, rationalistes- théologiens, scientifiques-religieux et philosophes-croyants. Ces dualités ont émaillé la période hellénique et antéislamique de cette civilisation, jusqu’à nos jours, en passant par la période de la Renaissance.
La modération islamique globale fut, pour notre civilisation et pour la méthode de la réforme islamique, une balance de ces dualismes et de leurs corollaires de déchirures et d’excès. A ce titre, elle fut un critère d’islamité des modes de pensée et du réformisme islamique.
Ainsi en est-il de l’appel réformiste de l’Imam Mohammed Abdou (1265/1323 de l’hégire, 1849/1905 de l’ère chrétienne), lequel s’est illustré par sa réflexion sur les dualités ayant marqué le quatorzième siècle de l’hégire, dans un contexte civilisationnel caractérisé par l'immobilisme et la prévalence de la tradition dans les milieux religieux de l’époque. Pareil penchant à la tradition fut un excès qui laissait la religion et le réformisme islamique sans prise sur la réalité et la vie, créant par là même un vide religieux dans cette même réalité. Cet état de fait avait pour conséquence d'hypothéquer les chances du réformisme islamique de s’ériger en moyen idoine de la Oumma pour réaliser sa renaissance et son progrès.
Cette conjoncture a en outre été marquée par l’invasion du modèle occidental en matière de modernisation et de progrès, dans le sillage de la campagne colonialiste occidentale moderne du monde islamique. Le modèle occidental était pourtant teinté de sa tendance excessive à s’aligner sur le temporel au mépris de l’éternel, sur la vie aux dépens de la religion, sur l’individu au lieu de la communauté, la matière et le positivisme aux dépens de l’esprit, la force au détriment de la justice…
Ce faisant, le modèle occidental a submergé l’espace philosophique, culturel et intellectuel d’une myriade de dualismes contradictoires qui ont exprimé, et expriment toujours, un sens aigu d’abus et d’exagération, situés tout à fait aux antipodes d’une réflexion sclérosée dont les étudiants en théologie, dans notre orient islamique, se délectaient à l’époque.
Et comme pour se démarquer des deux positions, -celles de la sclérose des théologiens et de la rigidité des étudiants des sciences occidentales-, l’Imam Mohammed Abdou a tenu à greffer à son approche réformiste celle de la modération islamique globale. S’appuyant sur cette modération, il écrit, pour distinguer sa position, sa méthode et son appel à l’adresse, à la fois, des tenants du traditionalisme et des partisans du modèle occidental: «En y appelant (son modèle réformiste), je me suis opposé à l’avis des deux grandes composantes qui forment le corps de la Oumma: les étudiants en théologie et leurs adeptes, d'une part, et, de l'autre, les étudiants des arts contemporains et leurs partisans»(1).
Ensuite, il explique que cette notion de la modération pour laquelle il opte ne procède point d'un choix subjectif, mais elle constitue la quintessence de la méthodologie de l’Islam qui le distingue de tous les autres excès ayant entaché les autres religions : «… L’Islam ne s’est pas révélé comme une spiritualité absolue ni comme une doctrine purement matérialiste, mais plutôt comme une religion à visage humain, une religion du juste milieu. En mettant en harmonie les dispositions humaines instinctives plus que n’importe quelle autre religion, il s’est baptisé Religion de la sainte nature (fitra). Ses détracteurs le lui reconnaissent, aujourd’hui, en le considérant comme la première école qui permet aux barbares d’accéder aux marches de la civilisation.»(2).
La modération est, donc, la caractéristique distinctive de l’Islam. C’est la raison pour laquelle l’Islam est qualifié de Religion de fitra, celle de l'humanité saine et normale, laquelle s’impose en tant que passage incontournable vers le chemin de la civilisation, comme en témoignent les adversaires mêmes bien avant les amis.
Le Maître, l’Imam, explicite cette modération islamique globale - de réforme- entre religion et vie quotidienne, en évoquant l’interprétation du verset coranique : «Et aussi nous avons fait de vous une communauté de justes.» (Sourate Al Baqarah, 143). Revenant sur les significations profondes de la corrélation que le Saint Coran établit entre les concepts de la modération islamique et de la conversion divine de l’Homme dans le verset «Et Allah guide qui Il veut vers un droit chemin», il explique que «c’est dans le sens de cette conversion que nous avons fait de vous une communauté de juste milieu».
L’Imam donne, par la suite, un aperçu sur le sens de la modération islamique dans le legs des ancêtres, avant d’exposer sa propre vision qui se veut une méthode d’approche et de réforme, en ajoutant que :
«Les ancêtres ont dit : le juste milieu est à la fois justice et option, car tout excès relève de la démesure et toute lacune est synonyme de négligence et de manquement. Or, l’exagération tout comme la négligence sont une déviation du droit chemin; elles sont, donc, un mal condamnable. L’option serait alors au centre des deux bouts de cette même chose; c’est-à-dire le juste milieu.
Mais l’on se demande : pourquoi a-t-on préféré le vocable du juste milieu à celui d’option alors qu’ils désignent, tous les deux, la même chose, quoique le premier dénote un sens d’engagement ?
La réponse implique deux cas de figure : Le premier suppose un choix préliminaire qui précède l’analyse à développer. Un témoin doit en être averti, car celui qui campe sur une des deux positions ne saurait connaître la situation réelle de son vis-à-vis et, encore moins, celle du juste milieu.
Le second implique que le vocable du juste milieu est porteur, en lui-même, d’une causalité et s’affirme en tant que tel. Il suppose que les musulmans sont une communauté de justes dès lors qu’ils optent pour le juste milieu. Ils ne sont ni des tenants d’excès démesuré en religion, ni des adeptes excessifs d’inaction. Ils se présentent ainsi dans leurs rites, leurs mœurs et dans leurs actions.»
Pour l'Imam, la modération islamique prend l'ampleur d'une révolution contre la dominance de l’excès -aussi bien celui de la démesure que de la négligence- qui a prévalu dans les rites et les systèmes de pensée antéislamiques. «Et pour cause, avant la révélation de l’Islam, les gens étaient scindés en deux groupes : Un premier groupe assujetti à ses traditions purement matérielles ne se souciant que de ses orgies corporelles, comme les juifs et les polythéistes. L'autre groupe est soumis à des traditions qui lui imposaient d’observer une spiritualité pure et d’abandonner la vie et ses plaisirs corporels, tels que les chrétiens, les sabéens et les adeptes d’autres confessions, dont les païens d’Inde.
Quant à la Oumma islamique, Allah lui a assuré la jonction entre les deux droits; le droit de l’esprit et le droit du corps. Elle est ainsi, à la fois, spirituelle et corporelle. Autrement dit, Allah l’a gratifiée de tous les droits humains, l’homme étant un corps et une âme, un animal et un ange.
Comme si le Seigneur voulait dire que : "Nous avons fait de vous une communauté de justes, capables de faire la part des choses entre les deux droits et d'aspirer à la perfection. Ainsi donc, par la force du droit, «vous soyez témoins aux gens» lesquels, ayant sombré dans le corporel, ont négligé la religion, et aux spiritualistes qui ont versé dans la démesure excessive. Vous serez témoins aux négligents qui soutiennent qu’«Il n’y a pour nous que la vie d’ici-bas: nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr». Persistant dans l'inaction et l'inertie, ils ont versé dans la bestialité et sacrifié les vertus spirituelles.
Vous serez tout aussi témoins aux tenants de l’exagération démesurée en matière religieuse qui arguent que cette existence ne serait qu'un corps sans âme et un châtiment pour l’esprit, et pour s’en affranchir, il importe, selon eux, d’abandonner tous les plaisirs corporels, de torturer le corps et de le priver de tous les caprices et les jouissances d’ici-bas. Vous en serez témoins que, les deux parties, se sont départies du droit chemin et ont consommé leur propre ruine. Ils ont ainsi commis des actes délictuels à l’encontre de leur âme, de leur corps et de leurs prédispositions animales.
Vous serez témoins aux uns et aux autres et vous serez à l'avant-garde de toutes les communautés grâce à votre modération et votre sens du juste milieu dans toute affaire. Car, ce à quoi vous avez été convertis est le degré sublime de la perfection humaine qui n’a point d’égal, en ce sens que l’adepte (de cette Voie) sait faire la part des choses et donne à chacun son dû, en s’acquittant des droits d’Allah, des droits de son esprit et de son corps, des droits des proches et des droits de l’ensemble de la communauté".
La suite de ce verset «…comme le Messager sera témoin à vous» veut dire que le Prophète, Paix et Bénédiction Soient sur Lui, est le modèle parfait de la position du juste milieu. Et cette communauté ne serait celle du juste milieu que si elle Le suit dans Sa voie et Sa charia, Lui qui est juge de ceux qui ont suivi Sa tradition et de ceux qui se sont créées de nouvelles traditions ou qui se seraient dévoyés en emboîtant le pas aux hérétiques.
Autant que cette communauté se porterait témoin, de par sa voie et sa tendance à la perfection corporelle et spirituelle, que ces gens ont raté le droit chemin, le Prophète la confortera dans son témoignage, aussi longtemps qu’elle restera fidèle à Sa tradition.
Ce faisant, Lui, le Messager d’Allah, faisant office d’excellent modèle à suivre, assurera par Son témoignage que la communauté des musulmans a emprunté le droit chemin, celui de la conversion divine. Comme si le Seigneur disait : Vous ne saurez atteindre la vertu du juste milieu que si vous observiez les préceptes et la tradition du Prophète. Mais, si vous vous dévoyez de ce droit chemin, le Prophète lui-même, Sa religion et Sa tradition seront témoins que vous n’êtes pas de Sa communauté décrite par Allah dans le Livre Saint : «Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah.» (Sourate Al- Imran, 110). Ainsi donc, vous vous serez dévoyés, par l’hérésie, de la voie du juste milieu et engagés dans l’un des deux camps.»(3).
La modération est, donc, la méthode de l’Islam dans le façonnement de l’homme musulman. Elle est aussi le cachet qui imprime l’islamité à toute entreprise de réforme des sociétés, le stade le plus avancé que l’humanité ait atteint à la faveur de la charia de l’Islam. C'est la condition sine qua non qui fait de la communauté de l’Islam la meilleure qui soit pour l'humanité et la voie juste de la conversion», comme l’a dit l’Imam Mohamed Abdou.
Dressant une analogie entre la modération de l’Islam et l’exagération chrétienne, en matière d’hermétisme et de privation du corps de ses droits et des faveurs d’Ici-bas en érigeant la religion en alternative à la vie terrestre, Mohamed Abdou défend la primauté de la vie terrestre sur le religieux dans l’acception de l’Islam. Il fait valoir à cet égard la corrélation que la notion de la modération islamique a créée entre le temporel et l’intemporel. Il dit: «La vie en Islam jouit d’une primauté sur la religion. Si les préceptes de la religion révélée exigent que l’être soit dévoué à son Créateur, que son cœur soit empli de Sa crainte et de l’espoir en Lui, ils ne le privent pas non plus de gagner sa vie ni d’en jouir. Ils (ces préceptes) ne lui imposent pas non plus l’austérité des ermites ni l’abandon démesuré et excessif des plaisirs.»
Ainsi, le Messager d’Allah n’a-t-il pas répondu à celui qui lui a demandé s’il peut faire aumône des deux tiers de sa fortune: «Non, donne le tiers et même le tiers est beaucoup. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que de les laisser dans la misère, obligés de tendre la main aux gens».
Ce hadith ne contredit d’ailleurs pas la règle générale qui stipule «la primauté de la santé des corps sur celle de l’âme». Il en découle que la religion islamique incite l’homme à préserver son intégrité physique au même titre qu’elle rend obligatoire la purification et l’élévation spirituelle.
Partant de cette conception, l’Islam permet au musulman de s’embellir, de soigner son apparence et de profiter librement des bienfaits et grâces dont Dieu a comblés l’humanité ici-bas, à condition qu’il fasse preuve de mesure, de modération et de bonne foi. Il ne doit pas pour autant transgresser les limites de la charia en sombrant dans une quelconque forme d’excès telle l’imitation des femmes par des hommes ou réciproquement.
Le Saint Coran est clair à ce propos : « Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de prière portez votre parure (vos habits). Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Il (Allah) n’aime pas ceux qui commettent des excès. Dis : «Qui a interdit la parure d'Allah, qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? » Dis : «Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection.»
Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent. Dis : «Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas» (Al Aâraf 31-33).
En matière de gestion des biens, l’Islam a jeté les bases d’un système de gestion des dépenses et de conservation des ressources : «Car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. Si tu t’écartes d’eux à la recherche d’une miséricorde de Ton Seigneur, que tu espères, adresse-leur une parole bienveillante. Ne portes pas ta main enchaînée à ton cou (par avarice), et ne l’étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné» (Al Israâ 27-29).
A travers ces renseignements, s’exprime le souci de l’Islam de prémunir le croyant contre tout excès démesuré dans la quête de l’au-delà, dès lors qu'il risque de se priver des réjouissances et des bienfaits de la vie d’ici-bas. Le Saint Coran proclame : «Et recherche à travers ce qu'Allah t’a donné, la Demeure dernière. Et n’oublies pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n’aime point les corrupteurs» (Sourate la Narration 77).
De tout ce qui précède, l’on retient que l’Islam n’a point négligé les sens, tout en veillant à prédisposer l’âme à atteindre sa perfection. En religion médiane, l’Islam part, en effet, d’une assimilation profonde de la nature humaine; dans sa vision de l’homme, il le considère comme un être supérieur à l’animal, ayant une existence ni purement physique ni strictement angélique. Il mène, selon cette acception, une vie temporelle et une autre spirituelle et se trouve ainsi appelé à vivre son existence corporelle et à se préparer à sa demeure dans l'Au-delà. Allah n’a-t-Il pas libéré l’homme afin qu’il puisse profiter pleinement des réjouissances de la vie, tel que mentionné dans ce verset : «C’est Lui Qui a créé pour vous tout ce qui est sur terre» (Al Baqarah 29).
L’esprit d'émulation est ainsi fort chez tout être humain. Il est prédisposé, de par sa prime nature, à œuvrer sans relâche et à aspirer à ce qu'il croit bénéfique ou utile pour lui. D’une appétence sans limites, l’homme ne peut prétendre à une finalité sans être animé par un désir donné. Selon l’effort qu’il fournit, il accède à l’une des échelles formant la hiérarchie de la perfection qu'Allah a établie"(4).
C’est dans ces termes que l’Imam Mohamed Abdou traite du principe de la modération islamique dans son sens le plus large, comme étant l’une des principales particularités de cette religion et l'une des constantes de l’approche islamique de réforme de l’individu et de la société. Mohamed Abdou ne cache pas son penchant pour cette notion de modération, dont son école réformatrice est imprégnée, pour se démarquer des courants prônant diverses formes d’excès. Il s’agit, à ses yeux, aussi bien de l’excès démesuré chez les oulémas de son époque que de la négligence et l’insouciance flagrantes dont faisaient preuve les adeptes du modèle occidental apporté par le colonialisme.
Son œuvre renferme des applications théoriques et pratiques de l’approche islamique du juste milieu dans les divers domaines du projet de réforme et de renaissance. Une réforme par l’Islam où l’Imam Mohamed Abdou met le renouveau de la religion au service du renouveau de la vie des musulmans.
La tradition du Prophète (Prière et Salut Soient sur lui), étant l’interprétation de la rhétorique coranique, est la meilleure concrétisation du concept de la modération. Il suffit, pour s’en rendre compte, de se pencher sur les hadiths où le Prophète (Paix et Salut Soient sur lui) dit «cette religion est bien fondée, que votre excès soit alors modéré » (rapporté par l’Imam Ahmad), ou encore celui où il dit "la religion d'Allah Tout-Puissant est aisée (à pratiquer)" (rapporté par Al Boukhari, Annisaii et Imam Ahmad". Voici un autre hadith tenu du prophète : "Allah ne m'a pas envoyé pour blâmer (les gens) mais pour faciliter (les choses)" (rapporté par Mouslim et l'Imam Ahmad).
L'épouse du Prophète Aicha, qu'Allah soit satisfait d'elle, a dit : "Jamais on ne donna à choisir à l'Envoyé d'Allah entre deux choses, sans qu'il opte pour la plus facile, pourvu que ce ne fût pas un péché. Si c'était un péché, il était le plus ardent des hommes à s'en éloigner» (rapporté par Boukhari, Mouslim, Abou Daoud, Malek et Ahmad).
Dès lors que cette conception de la modération est celle qui trace au musulman la voie à suivre tant dans sa vie individuelle que collective, tout être humain saint d’esprit peut donc l’assimiler et l’ériger en credo dans les différents aspects de sa vie quotidienne :
- La générosité : vertu et comportement modéré, la générosité n’est pas étrangère à ses deux extrêmes à savoir la cupidité et le gaspillage, mais elle concilie les traits de l’un (gestion et économie) comme de l’autre (charité et largesse). Cette notion de générosité rassemble donc les qualités de droiture et de justice de ses deux pôles.
- La bravoure : qualité médiane entre lâcheté et témérité, la bravoure joint la précaution du lâche à l'audace du téméraire. Cette notion ne se penche donc ni pour l’un de ses pôles ni n’en est complètement différente.
Dans la vision islamique de l'économie et de la gestion des richesses et des biens, le principe de «succession» occupe une place médiane entre la liberté absolue dans la gestion des biens et la privation totale de ce droit. Selon cette vision, tout homme peut s’approprier des biens, les gérer et en jouir en toute liberté. Il n'en demeure pas moins qu'il est le successeur d'Allah sur terre et le dépositaire de biens dont le Très-Haut est le véritable Possesseur.
C'est ainsi que tous les droits de l’homme à l'accès et à la gestion des richesses sont régis par les droits d'Allah et Ses prescriptions en matière d’équilibre et d’entraide sociale.
- Concernant sa position vis-à-vis de la différenciation sociale des gens, l'Islam favorise, là aussi, la logique de pondération. Il ne se penche, de fait, ni pour une liberté sans limites, que l'on sait amplificatrice de disparités sociales flagrantes, ni pour une quelconque forme de société utopiste où soient abolies les classes sociales. Conscient des écarts existant entre les hommes quant à l'énergie et à l'effort que tout un chacun est prêt à fournir, la religion islamique juge, certes, tout à fait normal, voire nécessaire, qu'il y ait une disparité entre eux dans le gain et dans la répartition des ressources. Mais, cette hiérarchisation ne doit pas aller jusqu'à porter atteinte aux exigences de l'équilibre et de la solidarité agissante entre individus. Car, en Islam, la Oumma est comparable à un seul corps, dont les organes sont complémentaires, bien que l'utilité et les besoins de chacun soient différents.
Dans la lettre que l'Imam Ali Ibn Abi Taleb (32 avant l'hégire- 40 de l'hégire/600-672) a adressée à son gouverneur de l'Égypte, Al Achtar An-Nakhai (27 de l’hégire/659), on lit : "Saches que tes administrés constituent, en fait, des catégories intimement liées les unes aux autres, de telle sorte qu'aucune d'entre elles ne saurait se passer des autres"(5).
- Au sujet des rapports entre les civilisations, l'Islam, à travers son approche pluraliste, incite à l'interaction civilisationnelle comme alternative, d'une part, à toute logique d'ostracisme et d'isolement et, d’autre part, à toute relation de dépendance et d'imitation. Une interaction qui s'inspire de tout ce qu'il y a de commun et d'universel entre les hommes, sans pour autant renier les spécificités identitaires, spirituelles et culturelles de chaque partie.
- Au surplus, le concept islamique de la modération institue le principe de la neutralisation, lequel tend à maintenir l'équilibre des relations entre les civilisations, mais aussi entre les classes sociales.
De fait, la neutralisation du point de vue islamique sert de voie médiane, puisqu'elle sous-tend cette dynamique sociale qui constitue un outil permettant de rétablir l'équilibre parfait, de faire prévaloir la justice et de préserver, ce faisant, le pluralisme, la diversité et la différence.
Ainsi donc, la neutralisation est-elle une solution de compromis entre "l'immobilisme", qui risque d'aggraver le déséquilibre, et le "conflit" où règne la loi du plus fort sans laisser guère place aux facteurs de pluralisme et de diversité.
Le Saint Coran rejette formellement la logique de "conflit" ou de "lutte" parce qu'elle porte atteinte au principe du pluralisme: " qu'(Allah) déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs; tu voyais alors les gens renversés par terre comme des souches de palmiers évidées. En vois-tu le moindre vestige? " (Sourate Al-Haqqa; 7-8)
En revanche, le principe de neutralisation a le mérite d'inciter l'homme à redresser régulièrement ses positions et, partant, à conserver et à consolider la culture de la diversité et du pluralisme. Ce principe est clairement exposé dans le verset coranique suivant: "La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousses (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux" (Sourate Foussilat, 34).
Telle est la modération islamique dans son acception globale, qui est le cachet qu’Allah a voulu imprimer à la Oumma de l’Islam et la prédisposition naturelle immaculée de toute déviation, telle que perçue à travers le prisme du kaléidoscope qui cristallise les traits de la méthode islamique et des repères de sa conception de la pensée et de la vie. Louange à Allah qui dit: «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous.» (Sourate Al Baqarah, 143). Gloire au prophète Mohammed, Paix et Bénédiction Soient sur Lui, qui dit: «Le milieu: la justice. Nous avons fait de vous une communauté de justes».
Autres références :
Les civilisations mondiales : neutralisation ou conflit ? , Dr. Mohamed Imara. Ed. Dar Nahdat Misr, le Caire, 1998.
Repères de l’approche islamique, Dr. Mohamed Imara, Ed. Dar Arrachad, le Caire, 1998.
Source:
L'Islam Aujourd'hui N 23, revue publiée par l'ISSESCO.
(*) Membre du Conseil des recherches islamiques à l’universitét d’Al Azhar Acharif, membre du conseil supérieur des affaires islamiques, République Arabe d’Egypte.
(1) Œuvres complètes de l’Imam Mohamed Abdou, tome 2, page 310, Etude et annotations de Dr Mohamed Imara, Ed. Dar Chorouk, le Caire, 1993.
(2) Op. cit., tome 3, page 287.
(3) Op. cit., tome 4, page 223, Ed. Beyrouth, 1972.
(4) Op. cit., tome 3, pp. 293-296..
(5) Nahj Al-Balagha, p. 327, interpréteé par l’Imam Mohamed Abdou, annotations et commentaires de Mohamed Ahmad Achour, Mohamed Ibrahim Al-Banna, Ed. Dar Achaâb, Le Caire.
14 septembre 2008
Une vision Islamique de la mort
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Par Dr. Abdallah Thomas Milcent En tant que médecin généraliste français converti à l’islam depuis dix-neuf ans, je ne me sens pas particulièrement qualifié pour parler d’un sujet aussi grave qui met en scène les bases mêmes des sciences de la foi musulmane : la ’Akida’. J’essaierai donc de donner un simple aperçu de la vision islamique de la mort mais j’invite les personnes intéressées à se renseigner plus avant auprès d’imams musulmans beaucoup plus compétents que moi. Il existe certaines divergences entre les savants concernant tel ou tel détail, j’ai voulu ici rester dans ce qui unit notre communauté plutôt que de rentrer dans ce qui risque de la diviser. i introduction Nous mourrons tous un jour, c’est inéluctable. La conscience de la mort n’est pas le propre de l’être humain. On peut qualifier l’angoisse de la mort comme l’angoisse suprême, enfouie au plus profond de notre cerveau le plus ancien. Montrez à des poulets un couteau, vous constaterez immédiatement une augmentation de leur rythme cardiaque et une consommation accrue de leur réserve de graisse, ce qu’il est possible d’interpréter comme un stress causé par la conscience de sa disparition prochaine. Les religions et les philosophies sont des moyens mis à la disposition des hommes notamment pour maîtriser cette angoisse originelle. La mort nous renvoie à notre fin inévitable. Philosophiquement, qui dit fin dit commencement et qui dit commencement dit création. Notre existence, mais aussi le monde dans lequel nous vivons est essentiellement précaire c’est à dire destiné à disparaître et cette précarité appelle la notion de Créateur. Dieu, Allah en arabe, est par définition ce Créateur de l’univers et donc des créatures. En tant que créatures, nous sommes soumis au temps qui passe, Lui est le créateur du temps, Il ne lui est pas soumis, Il est éternel. Notre mort constitue également la fin de notre passage dans ce monde précaire. Le credo monothéiste affirme qu’il existe une autre forme de vie après la mort, de même qu’il existait une vie avant notre naissance. Comme il est impossible de demander à un foetus d’imaginer le monde dans lequel il va naître, il nous est difficile d’imaginer un autre monde que le monde précaire dans lequel nous vivons. Notre connaissance de la vie après la mort ne peut se faire qu’à travers le Créateur de l’univers. Dieu n’a pas créé ce monde en vain, il ne nous a pas abandonnés après nous avoir créés, il nous a envoyé des prophètes, êtres humains choisis par Dieu pour nous transmettre les volontés du Créateur envers ses créatures. ii l’être humain khalife (vicaire) de dieu sur terre L’islam nous enseigne, par l’intermédiaire du Coran et des traditions prophétiques, que Dieu proposa d’abord aux montagnes de faire d’elles ses ’Khalifes’ sur terre mais, dans leur sagesse, et malgré leur puissance et leur stabilité, elles refusèrent. Le premier homme, Adam, dans son ignorance accepta. Selon la vision islamique de notre univers précaire, Dieu confie à l’homme le Khalifat (la lieutenance, la gestion) de la Terre, pour cela, il lui a donné le libre arbitre qui est soutenu par la conscience, la morale et la responsabilité. Ces qualités lui permettent d’accéder à la connaissance du fonctionnement des choses, ce qui fait qu’il peut être supérieur aux anges auxquels Dieu demande de se prosterner devant Adam. Mais l’homme a un ennemi, Satan, qui refuse par orgueil de se prosterner devant Adam malgré l’ordre divin. Il demande à Dieu, et obtient, un délai jusqu’au Jour du Jugement dernier pour tendre des pièges aux hommes et les faire dévier du chemin droit de l’adoration de leur Créateur. Ceux qui tomberont dans ses pièges le suivront en Enfer et ceux qui déjoueront ses pièges et adoreront leur Créateur iront au Paradis. C’est ainsi que Dieu a envoyé des prophètes aux êtres humains pour leur enseigner comment L’adorer, comment Le servir et comment déjouer les pièges de Satan. Le premier d’entre eux fut Adam, puis vinrent de très nombreux autres parmi lesquels Abraham, Moïse, Aaron, Isaac, Jacob, Joseph, tous les prophètes de l’Ancien Testament. L’islam reconnaît également la qualité de prophète à Jean Baptiste, le Saint Coran cite longuement la Vierge Marie. Jésus, fils de Marie est le Messie, il est un des principaux envoyés de Dieu mais le Coran nous informe qu’il ne sied pas à Dieu d’avoir un fils. Après Jésus, Dieu nous a envoyé le Sceau des prophètes et de la prophétie, Mohamed fils de Abdullah, prophète de l’islam qui nous a transmis le Saint Coran qui est la parole de Dieu directement révélée aux hommes. Outre les querelles dogmatiques, l’homme est sur terre pour adorer son Créateur en se mettant à Son service en faisant le bien. Le bien est que qui est décrit comme tel par les prophètes mais c’est aussi ce qui est reconnu par tous comme une bonne chose. Par exemple, si j’aide une personne âgée à traverser la rue, tout le monde sera d’accord pour dire que c’est un bien. En faisant le bien, le croyant remplit sa mission de vicaire de Dieu sur terre et Dieu le récompense en le rendant heureux, en lui donnant une existence harmonieuse et en apaisant ses angoisses puis en le faisant rentrer au Paradis. La vie est donc cette courte période de notre existence totale durant laquelle nous avons la charge d’être vicaire de Dieu sur terre et durant laquelle nous disposons du libre arbitre qui nous permet de choisir entre le bien et le mal et d’agir en conséquence. Selon un célèbre Hadith (tradition du prophète), cette vie est comparable à l’ombre d’un arbre sous lequel le voyageur vient se reposer avant de reprendre sa route. Si l’homme est responsable de ses choix et de ses actes, il peut également compter sur la capacité qui lui est offerte durant cette vie de se repentir de ses péchés, car Dieu est Le Miséricordieux, il aime le repentir de ses serviteurs et aime leur pardonner et il est dit dans un hadith que ³tous les fils d¹Adam sont des pécheurs et le meilleur d¹entre eux est celui qui se repent² (Hadith [sûr] rapporté par Tirmidi, Ibn Maja, Dalimi et Ibn Hambal.) Mais le Coran nous prévient de faire bien attention à nos actes car c’est sur eux que nous serons jugés le Jour du Jugement dernier. La manière dont nous gérons la vie terrestre que Dieu nous accorde temporairement a une influence directe sur notre vie future dans l’au-delà. iii chronologie de la mort Le jour et l’heure de notre mort est décrétée par Dieu. L’Ange de la mort se présente alors et sépare notre âme de notre corps. Nous restons conscients et nous voyons et nous entendons mais il ne nous est plus possible d’agir et nous n’avons plus le choix du bien et du mal. Nous assistons donc à nos funérailles et voyons la tombe qui se referme sur nous. Nous entendons ce que disent nos proches, nous pouvons leur répondre mais ni les humains ni les djinns (génies, êtres qui nous sont invisibles et qui vivent dans un monde parallèle au nôtre) ne peuvent nous entendre. Viennent alors deux anges qui nous posent trois questions sans qu’il nous soit possible de mentir ou de répondre à côté : 1. Qui était ton Seigneur ? 2. Quelle était ta religion ? 3. Qui était ton prophète ? De nos réponses ou absence de réponse dépends la suite des événements. Pour résumer, un bon musulman qui aura fait de très bonnes choses en évitant les péchés, verra ses bonnes actions le protéger du châtiment de la tombe. Par contre un hypocrite qui n’aura fait que de mauvaises choses expiera déjà en partie ses péchés dans la tombe. La notion de temps sera également plus ou moins élastique en fonction de nos mérites, séjour très court pour les bienfaisants, très long pour les malfaisants. S’il ne nous est plus possible de faire le bien après la mort, il est possible de bénéficier d’un bien que quelqu’un ferait pour nous : Invocation à Dieu d’un musulman en faveur du mort, rattrapage du Hajj (pèlerinage à la Mecque), de jours de jeûne, distribution de richesses en notre nom, prières dans une mosquée que nous avons construite, distribution de biens et de services dans une institution charitable que nous avons fondée et dont nous avons assuré la pérennité. Ce monde des morts, le Barzakh, est également précaire, il se termine également à la fin des temps lorsque Dieu décrète la résurrection dans une nouvelle création qui commence par le Jour du Jugement dernier. Ce jour là, l’ange Asrafil, sur l’ordre du Créateur, soufflera dans une trompe qui nous ressuscitera. Nous nous réunions tous en un même lieu. Les animaux seront ressuscités pour qu’ils prennent leurs droits sur nous avant de disparaître. Le soleil sera très proche et nous aurons l’impression de pouvoir le toucher, il fera très chaud et nous transpirerons beaucoup, chacun déjà en fonction de ses bonnes ou mauvaises oeuvres. Puis chaque communauté demandera à son prophète d’intercéder auprès de Dieu pour qu’Il accepte de commencer le jugement. Chacun des prophète rappellera qu’il a commis au moins une faute durant sa vie. Tous alors se retourneront vers le prophète de l’islam qui a gardé la faveur d’une requête pour ce jour là. Il s’adressera à Dieu en Le louant et lui demandera de commencer le jugement. Chaque être humain passera alors individuellement devant son créateur : les anges chargés de l’écriture de ses actes durant sa vie dérouleront leur rôle et chacun verra ce qu’il a fait. L’ange de gauche pour les choses mauvaises et l’ange de droite pour les bonnes oeuvres. Il est dit que si la miséricorde divine se divisait en cent parts égales, Il en réserverait une pour ce monde matériel et quatre-vingt dix neuf pour le Jour du Jugement. Puis les hommes passeront sur le pont au dessus de l’Enfer et qui conduit au Paradis. Ceux qui ont fait beaucoup de bien le passeront en un clin d’œil tandis que les pécheurs progresseront difficilement certains trébuchant et tombant dans le feu de l’Enfer. Ceux qui arriveront au Paradis découvriront un monde merveilleux qui n’obéira pas aux mêmes lois que ce monde matériel. Il nous est impossible de le décrire et de l’imaginer précisément. Chacun aura un corps nouveau éternellement jeune avec des signes distinctifs qui le fera reconnaître par ses contemporains d’ici bas. Entrer au Paradis de Dieu est le but de tout musulman. iv conséquences de l’omniprésence de la mort dans la vie d’un musulman La conscience du déroulement exact de notre mort et surtout la conscience d’être jugé pour chacun de nos actes agit comme un aiguillon poussant les croyants à toujours se remettre en question et à faire constamment plus de bien. Évidemment, les musulmans, comme les autres êtres humains, commentent des péchés mais ils gardent l’espoir d’être pardonné par leur créateur en se repentant sans cesse. Les savants musulmans disent que la crainte de Dieu et l’espoir de Son pardon sont comme deux ailes qui permettent à la foi de s’élever. Loin d’être paralysante, la crainte de Son châtiment constitue un puissant garde-fou pour le croyant que Satan tente. Elle lui permet de canaliser ses pulsions pour les utiliser comme moteur à faire le bien. En se transformant ainsi en serviteur actif de son Créateur, le musulman contribue à construire une société harmonieuse dans laquelle règnent paix, justice et fraternité. Nous avons tous des angoisses. Si nous n’en avions pas, nous ne nous lèverions pas le matin pour aller travailler, on est si bien dans son lit douillet ! L’islam nous permet de domestiquer nos angoisses, notamment notre angoisse de la mort pour la transformer en un moteur au service du bien. |
08 juin 2008
Le champ magnétique terrestre
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Par Abdedayem Kaheel www.kaheel7.com Dieu dit : « Et dans les cieux et sur la terre, que de signes auprès desquels les gens passent, en s'en détournant! » Beaucoup sont les miracles astronomiques qui nous entourent et auxquels on ne prête pas grande attention. Parmi ces miracles : le champ magnétique terrestre. Notre terre se caractérise par un champ magnétique qui s’étend sur plus que 60 milles kilomètres dans l’espace. Il se situe dans une zone appelée magnétosphère. Ce champ empêche plusieurs molécules dangereuses émises par le soleil et emportées par les vents solaires, de pénétrer l’atmosphère terrestre. Les scientifiques affirment que le soleil émet plus qu’un milliard de kilogrammes de matières dangereuses chaque seconde !! Effectivement une partie de ces matières s’approche de la terre et s’éparpille à la frontière de la couche atmosphérique de la terre. Allah a assuré pour cette couche une capacité extraordinaire de faire face à l’attaque solaire! Ces molécules sont sous forme de rayons électroniques, de rayons de protons et d’atomes ionisés composés des différentes substances connues. Elles se déplacent à une vitesse supérieure à celle du son, et qui peut atteindre jusqu’à 800 Km/s, et quand elles arrivent au champ magnétique de la terre, elles décelèrent progressivement jusqu’ à ce que leur activité s’anéantisse.
Une partie de ces molécules s’approche assez de la terre, mais, grâce à Dieu, elles s’éparpillent pour donner ce qu’on appelle l’aurore polaire ! C’est l’une des plus jolis phénomènes astronomiques. Le champ magnétique terrestre est le plus puissant par rapport aux autres plantes, chose sans laquelle la vie sur terre aurait été impossible. C’est là alors qu’on comprend pourquoi Dieu a juré par ce phénomène : aurore polaire. Les scientifiques disent que le phénomène de l’aurore boréale est le plus beau phénomène astronomique et le plus serviable à l’Homme à son insu. C’est ici que le croyant doit se rappeler du verset coranique : « Et si vous comptez les bienfaits d'Allah, vous ne saurez pas les dénombrer. Car Allah est Pardonneur, et Miséricordieux ». Quand on contemple ce verset et le lien qu’il a fait entre les grâces innombrable d’une part, et la miséricorde et la clémence de l’autre part, on peut déduire qu’on peut atteindre la clémence de Dieu en le remerciant pour ses grâces.
Des millions de faits et de chocs se passent hors la terre, sans qu’on s’en rende compte, parce que ce champ magnétique nous protège. en effet, les scientifiques ont détecté récemment un choc violent entre les vents solaires (des molécules chargées électriquement) et le champ magnétique terrestre, qui ressemble à une bataille féroce, qui s’achève par la victoire du champ qui a fait face bravement à cette attaque!! Les oiseaux voient le champ magnétique ! Dieu dit : « N'ont-ils pas vu les oiseaux assujettis [au vol] dans l'atmosphère du ciel sans que rien ne les retienne en dehors d'Allah? Il y a vraiment là des preuves pour des gens qui croient. » TSC, An-Nahl (LES ABEILLES) : 79). Dieu a créé pour les oiseaux des outils pour se positionner lors de leurs vols, ce que confirment les recherches scientifiques récentes. Henrik Mouritsen, Le professeur de la science des nerfs sensationnelles à l’université OldenBurg en Allemagne, dit : « les études ont aboutit à ce que les oiseaux sont équipées par des systèmes particuliers dans leurs yeux, connectés avec des cellules nerveuses dans le cerveau, qui permettent de voir les lignes du champ magnétique terrestre ! ».
Les grâces divines ne se limitent pas à l’Homme, mais elles touchent toutes les créatures terrestres. En effet, les scientifiques ont découvert que tous les animaux profitent, d’une façon ou d’une autre, de ce champ magnétique, pour se localiser et déterminer leur destination. Une grâce très précieuse ! Des études affirment que le champ magnétique terrestre est une grande grâce, faute de laquelle la vie n’aurait pas existé sur terre. Quand les scientifiques ont étudié les autres planètes du système solaire, ils ont trouvé que la majorité ne possède pas de champ magnétique. Par exemple, Mars ne possède pas de champ magnétique, c’est pourquoi il est exposé aux vents solaires dangereux qui s’y approchent facilement et provoquent une grande augmentation de température à sa surface.
La direction du champ magnétique terrestre change fréquemment. On trouve par exemple que le nord magnétique se déplace à environ 15 Km/an (d’après NASA), et il bascule à travers des milliers (ou des millions) d’années, pour changer sa direction vers le sud, et ainsi de suite. Ce phénomène agit sur les êtres vivants sur terre et sur la vie générale. La raison de ce mouvement est la rotation continue du fer existante dans le noyau de la terre. Les scientifiques affirment que le champ magnétique terrestre a été beaucoup plus puissant qu’à cette époque, et qu’il est en dégradation continue. Et il se peut qu’il viendra le jour ou il s’anéantira et laissera les vents solaires pénétrer à travers la couche atmosphérique pour atteindre les océans et augmenter leur température, ce qui conduirait à la dissociation de l’eau en Hydrogène et Oxygène. Ce qui provoquerait une explosion dangereuse. Dans le Coran deux versets signalent les faits du jour de jugement dernier : « et les mers allumées, " (TSC, At-Takwîr (L'OBSCURCISSEMENT) : 6). », Puis il dit dans la sourate suivante : « et que les mers confondront leurs eaux, (TSC, Al-'Infitâr (LA RUPTURE) : 3). ». La nuit pour le calme Ces vérités montrent clairement que la face terrestre exposée au soleil vit un mouvement violent et des réactions puissantes entre le champ magnétique et les vents solaires. Cependant, la face obscure de la terre se trouve calme, ce qui est cité dans le Coran : « Fendeur de l'aube, Il a fait de la nuit une phase de repos; le soleil et la lune pour mesurer le temps. Voilà l'ordre conçu par le Puissant, l'Omniscient. (TSC, Al-'An`âm (LES BESTIAUX) : 96). Ce verset signale implicitement les réactions du jour et dont résulte l’explosions des molécules chargées électriquement ,venant du soleil vers la terre, et qui se cassent comme des vagues au bord de la mer.», Le soleil est créé pour nous servir, cependant, si nous recevons toutes les molécules qu’il émet suite aux réactions nucléaires qui s’y produisent, nous serions brûlés immédiatement, mais grâce à Dieu ces couches atmosphériques entourant la terre et la protégeant du soleil, et qui ne laissent passer que les rayonnements essentiels et indispensables pour notre vie. Chaque couche atmosphérique joue un rôle distinct. En effet, il y a une couche qui empêche les rayons ultraviolet de pénétrer, une autre pour faire obstacle aux rayons astronomiques dangereux, ainsi de suite, jusqu’à arriver à la dernière couche, qui est le champ magnétique, qui, grâce à Allah qui lui a donné sa nature magnétique, dévie les trajectoires des molécules chargées pour les éloigner de la terre, à part une petite partie qui n’a pas d’impact. Ceci est dit dans le Coran : « Et Nous avons fait du ciel un toit protégé. Et cependant ils se détournent de ses merveilles. " (TSC, Al-'Anbiyâ' (LES PROPHETES) : 32). ». Ce champ est également un miroir qui réfléchit les vents solaires et les éparpille dans l’espace.
Arrivant là, j’aimerais dire à ceux qui croient en la Nature : qui a enseigné à la terre comment se protéger avec ce système compliqué ?qui a dit à ces couches d’entourer la terre et la protéger de danger du rayons du soleil et des planètes ? N’est ce pas Allah ? Devant ces vérités, on ne peut que dire : Gloire à Allah !malgré toutes ces grâces, certains refusent toujours de croire. Dieu dit : « Ne voyez-vous pas qu'Allah vous a assujetti ce qui est dans les cieux et sur la terre? Et Il vous a comblés de Ses bienfaits apparents et cachés. Et parmi les gens, il y en a qui disputent à propos d'Allah, sans science, ni guidée, ni Livre éclairant." (TSC, Louqmân : 20). ». Traduit par : Fatima Mokhlis Références: 1- Bird's-Eye View May Include Magnetic Fields, www.npr.org, December 22, 2007 2- Vasili Lobzin, Cluster makes a shocking discovery, European Space Agency, 14 May 2007 3- Allen, O.E. Atmosphere, Time-Life, 1983 4- Maury, Jean-Pierre. The Atmosphere, Barron, 1989 5-Butterfield, Moira. The Earth, Kingfisher, 1992. 6- Hehner, B.E. Blue Planet, Harcourt, 1992. 7- Problem with the MAGNETIC Pole Locations on Global Charts, American Geophysical Union, 1996 |
La conception de la dévotion en Islam
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Dieu a créé l'homme et l'a installé sur la terre pour une noble raison qui le distingue et l'élève par rapport aux autres créatures qui vivent dans son voisinage. Ces dernières, durant toute leur existence, ne sont préoccupées que par le manger, le boire et l'apaisement du besoin sexuel. IL a précisé : ﴾JE n'ai créé les hommes et les djinns que pour M'adorer. JE n'exige d'eux aucune subsistance, JE n'exige pas qu'ils me nourrissent. En vérité, c'est Dieu le dispensateur, par excellence, doué de force et de fermeté[1]<!--[endif]-->. ﴿ La dévotion, en Islam, n'est point limitée à l'accomplissement de la prière, au murmure de quelques paroles et à d'autres pratiques lors de moments précis. Elle est beaucoup plus vaste que cela, elle est, en vérité, un programme qui régit la vie humaine dans sa totalité. IL nous recommande de répéter ce verset et d'être convaincu de son contenu : ﴾Dis : « Ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur des mondes, IL n'a pas d'associé. Il m'a été confessé cela et je suis le premier Musulman.»[2]<!--[endif]-->﴿ Normalement, le Musulman est en état d'adoration continuelle de son Seigneur. L'Islam rejette toute idée d'intermédiaire entre l'homme et son Créateur. La dernière religion monothéiste n'est point encadrée par une hiérarchie de clergé, elle n'a pas « d'hommes d'église ». Le croyant effectue sa prière, seul ou en communauté, à la mosquée ou dans sa propre demeure ou encore dans n'importe quel endroit propre, lorsque le moment de la prière arrive. Il n'a pas besoin, obligatoirement, d'un imam[3]<!--[endif]--> ou d'une quelconque construction. Le prophète a dit : «Toute la terre m'a été déclarée propre, elle est, pour moi, une mosquée. Chaque homme de ma communauté peut accomplir sa prière, dès qu'arrive son moment précis, là où il se trouve » Quand le Musulman néglige un devoir ou qu'il l'accomplit d'une façon incorrecte, quand il souhaite régler un problème ou acquérir un bien, une dignité ou autre, il adressera sa requête directement au Dispensateur des bienfaits, sans recourir à un intermédiaire ou un intercesseur. Dieu réconforte les repentis et leur confie : ﴾ A ceux qui craignent le Seigneur et qui, ayant commis une turpitude ou agi injustement contre eux-mêmes, s'adressent à Dieu pour Lui demander d'absoudre leurs péchés – et qui peut absoudre les péchés, en dehors de Lui?- et ne persistent pas délibérément dans le mal, en connaissance de cause. Ceux-là, leur récompense sera une absolution émanant de leur Seigneur et les jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y séjourneront à tout jamais. Quelle excellente rétribution pour ceux qui pratiquent le bien.[4]<!--[endif]-->﴿ L'Islam refuse, catégoriquement, de se cantonner dans la seule relation entre l'homme et son Créateur. Il considère que c'est là une atteinte véritable au but pour lequel les Livres célestes ont été révélés, que les messagers devaient concrétiser au sein de leur peuple et faire perdurer de génération à génération. Il -le but - consiste dans l'amélioration de la vie humaine et du respect et de l'accomplissement du devoir de la suppléance de l'homme sur terre[5]<!--[endif]-->, selon le Programme et les Lois de Dieu. C'est la raison pour laquelle l'Omniscient a créé Adam. IL nous informe de Sa Volonté: ﴾ Rappelle aux hommes lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais instituer un vicaire sur terre.[6]<!--[endif]-->»﴿ Ce vicariat, accordé d'abord à Adam, s'étend à toute sa descendance, après lui. Dieu interpelle les hommes et emploie le pluriel : ﴾ C'est Dieu qui a fait de vous les derniers usufruitiers de la terre.﴿[7]<!--[endif]--> IL a, dans un autre verset, qualifié ce vicariat de peuplement de la terre, IL a mentionné : ﴾ C'est Lui qui vous a formé de terre et vous a permis de la peupler﴿[8]<!--[endif]--> Ainsi, ce droit exigé de l'homme consiste à habiter la terre et à l'exploiter sans excès. Ce noble objectif ne peut être réalisé par des religions qui, dans leurs principes et leurs lois, ne prennent pas en considération la vie humaine dans ses diverses activités. Le concept de la dévotion en Islam est global. Toute action que Dieu aime et qui procure Sa Satisfaction au croyant, tout acte et parole apparente ou intérieure font partie intégrante de la dévotion. Elle ne se résume pas, exclusivement, dans la pratique des rites visibles mais elle embrasse les pensées intimes, les actes issus des cinq sens et tout ce que prononce la langue. Elle couvre plusieurs domaines de la vie du croyant. Citons, en premier, ses relations avec son Créateur, suivis de son comportement vis-à-vis de lui-même, comme l'hygiène personnelle et la politesse dans toutes ses activités, à table, dans son lit, lors de ses actes intimes avec sa femme, dans les lieux d'aisance, dans son habillement, dans sa démarche puis viennent ses liens avec les membres de sa famille en particulier et avec sa société, en général, ensuite ses rapports avec l'ensemble des hommes, enfin son attitude envers son milieu et son entourage. Le Programme divin concernant la dévotion en Islam réunit, nécessairement, dans l'édification de la foi, les bases de la jurisprudence, ses ramifications et la bonne éducation. Le prophète a déclaré : « La foi comporte plus de soixante dix parties, la meilleure de celles-ci est de répéter l'expression « Il n'y a de dieu qu'Allah !», la plus basse consiste dans le fait de dégager la rue de tout ce qui peut nuire aux gens ou les gêner. La pudeur est l'une des parties de la foi.[9]<!--[endif]--> » Tout cela s'effectue dans une union unique et un mélange harmonieux qui n'acceptent pas de fêlure négative, séparant la religion des autres domaines de la vie et qui l'emprisonnent, uniquement, dans les lieux du culte. Dieu blâma les attitudes des anciens : ﴾Admettriez-vous une partie de l'Ecriture et en rejetteriez-vous l'autre? Quelle rétribution mérite celui qui se comporte ainsi, sinon l'ignominie en la vie d'ici-bas et le châtiment le plus douloureux, le jour de la Résurrection. Dieu n'est point inattentif à vos actions! Voilà des gens qui ont échangé la vie présente contre la vie future. Aucun adoucissement ne sera apporté à leur tourment et ils ne bénéficieront d'aucun secours.﴿ [10]<!--[endif]--> Dieu ordonne aux Musulmans le contraire de cet agissement, IL leur prescrit de prendre la religion dans son ensemble, avec ses Lois fondamentales et ses détails insignifiants. IL les met en garde contre sa désagrégation et contre le fait de tourner le dos à un de ses principes, si minime soit-il. C'est un comportement déplorable car il ôte à Dieu Son droit d'hégémonie sur tous les aspects de la vie humaine. En réalité, suivre Satan et répondre, positivement, à sa manière d'égarer les gens est une grosse erreur. Il pousse l'individu vers le négatif, le persuade de délaisser une partie d'une prescription puis il le convainc d'abandonner le tout. Le Souverain Absolu a dit : ﴾ Ô croyants! Entrez tous dans la paix de l'Islam, ne suivez pas les pas de Satan, car il est pour vous un ennemi déclaré.[11]<!--[endif]-->﴿ En Islam, le côtoiement entre la religion et la vie, entre l'âme et le corps, entre ce monde éphémère et l'au-delà, entre l'individu et la société est une vérité rayonnante. Plusieurs versets coraniques l'ont exprimée. Ceux-ci groupent, en même temps et sans distinction, la relation de l'homme avec son Bienfaiteur, la morale et les liens avec autrui, comme dans ce verset : ﴾La charité ne consiste nullement à tourner, en priant, votre visage du côté du levant ou du couchant. Elle consiste à croire en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre, aux prophètes, à donner de son bien quelque attachement qu'on lui porte, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, aux mendiants et pour l'affranchissement des esclaves. Elle consiste à observer la prière, à s'acquitter de l'aumône légale annuelle – la Zakât- Sont charitables ceux qui demeurent fidèles aux engagements qu'ils ont contractés, se montrent patients dans l'adversité, dans la douleur et aux moments du danger. Voilà les hommes sincères! Voilà les hommes pieux[12]<!--[endif]-->.﴿Le même procédé se remarque dans le verset suivant : ﴾ Adorez Dieu et ne Lui associez rien! Soyez bons envers votre père et votre mère, tout proche parent, les orphelins, les indigents, le voisin qui a des liens de parenté avec vous, comme le voisin étranger, le compagnon de voyage, le voyageur de passage, les esclaves que vous possédez. Dieu n'aime pas les insolents vantards ni ceux qui sont avares, recommandent l'avarice et dissimulent les faveurs dont Dieu les a gratifiés. Aux impies, nous avons préparé un châtiment avilissant. Dieu n'aime pas ceux qui dépensent ostensiblement devant les gens leurs biens, sans croire en Dieu, ni au Jour dernier. Prendre Satan pour compagnon, c'est prendre un bien méchant acolyte.﴿[13]<!--[endif]--> L'Islam touche tous les domaines, il atteste cette qualité en faisant allusion à certaines dévotions qui se rattachent aux droits des gens. Mohammed (B.S.D.L) le confirme : « Sourire devant ton frère, ordonner le bien, déconseiller le mal, orienter la personne égarée, guider l'aveugle dans la rue, dégager du chemin ce qui nuit ou gêne, verser l'eau de ton seau que tu viens de remplir du puits dans le seau de ton frère, toutes ces actions sont des aumônes.[14]<!--[endif]--> » Le prophète a établi une balance pour évaluer les bonnes œuvres. Il place en tête la dévotion dans sa notion de globalité quand il donne la préférence à certains de ses aspects qui ont trait aux créatures sur ceux qui se rapportent aux relations avec Dieu qui aime le croyant qui agit de la sorte. Il a recommandé : «Les personnes que Dieu aime le plus sont celles qui sont utiles pour leurs semblables. Les meilleures œuvres auprès de Lui sont celles qui réconfortent le Musulman, réchauffent son cœur, lui évitent un malheur, lui permettent de payer une dette et éloignent la faim de lui. Je préfère de beaucoup aller avec un de mes frères en vue de l'aider à régler un problème à une retraite pieuse d'un mois dans cette mosquée[15]<!--[endif]--> » Le désir ardent du Musulman d'être aimé par le Tout Puissant l'incite à un surplus de bonté, envers les animaux. Il a stipulé :« Tout Musulman qui sème une graine ou plante un arbre comestible se verra compter une aumône chaque fois qu'un homme, un animal ou un oiseau en mange et il en sera de même pour ce qui en sera volé.[16]<!--[endif]--> » Enfin, pour graver encore davantage dans l'esprit du Musulman l'importance de toutes les sortes de dévotions – même si elle était en faveur d'un animal – il leur rapporta la parabole d'un homme qui a vu un chien, manger de la terre humide, tellement sa soif était violente. Il continua : « L'homme prit son soulier, le remplit d'eau et abreuva le canidé jusqu'à lui apaiser sa soif. Dieu le remercia et le fit entrer au Paradis.» Les Compagnons lui demandèrent : « Serons-nous récompensés en faisant du bien à une bête? » Il répliqua : « Il y aura une rétribution pour toute bonne action envers tout être vivant qui a un foie mou.[17]<!--[endif]--> » Les gains – les conséquences - que le Musulman récolte à partir de la dévotion qu'il accomplit à l'intention de son Seigneur sont incommensurables. Citons, entre autres, la paix intérieure et la droiture des sens qui engendrent le bonheur terrestre. Ce dernier est la part actuelle du bien qu'il a fait et qui aboutit à la stabilité psychique et sociale dans la vie des Musulmans sincères qui suivent le chemin tracé par la religion. Ces gains sont la conséquence de la foi et de l'obéissance aux prescriptions divines. Dieu nous réconforte : ﴾. Certes, Nous assurerons une vie agréable à tout croyant, homme ou femme, qui accomplit une bonne action car Nous rétribuerons les gens de bien d'après ce qu'ils auront accompli de mieux.[18]<!--[endif]--> ﴿ D'un autre côté, les infractions sociales, les maladies psychiques, les états de stress que nous observons au sein de certaines sociétés, ont débouché sur un pourcentage effrayant et fort élevé du suicide[19]<!--[endif]-->. En fin de compte, il est le juste prix que paie l'Humanité pour son éloignement du sentier de Dieu et de la direction qu'IL a montrée à Ses créatures. IL a clamé : ﴾ Quiconque suit Mon guide ne s'égarera pas et ne sera pas malheureux et quiconque se détourne de Mon rappel mènera une vie pleine de gêne et le jour de la Résurrection, Nous l'amènerons aveugle au rassemblement.﴿[20]<!--[endif]--> Mais la grande récompense que le croyant gagne en pratiquant, honnêtement, la dévotion à son Seigneur consiste dans la Satisfaction du Bienfaiteur et l'acquisition d'une place au Paradis. IL a énoncé clairement: ﴾Ô mon peuple! Cette vie présente n'est qu'une jouissance éphémère! La vie future sera vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque commettra une mauvaise action ne sera sanctionné que d'une peine correspondante. Quant à ceux, hommes ou femmes, qui feront une bonne action en ayant la foi, ils entreront dans le Paradis et y recevront tout sans compter.﴿[21]<!--[endif]--> Sources: D'après le livre "Découvrez l'Islam" du Dr Mounqiz Es-Saqqâr. <!--[endif]--> [1]<!--[endif]--> ) Versets 56-58 d'Ez-Zâryât. [2]<!--[endif]--> ) Versets 162-163 d'El-An‘âne. [3]<!--[endif]--> ) C'est un fonctionnaire ou un volontaire dévoué qui dirige la prière quand elle est accomplie en commun. (N.T) [4]<!--[endif]--> ) Versets 135-136 d'Al-‘Imrâne. [5]<!--[endif]--> ) « Cette suppléance est une mission dont Dieu a fait un privilège distinctif à l'homme, impliquant une jouissance, un usufruit, une libre disposition de tout ce qui existe sur terre, dans le cadre de Ses Lois et à la lumière de la raison dont il l'a doté.» Pris textuellement de l'excellent livre du Cheikh Si-Hamza Boubakeur {Le Coran : traduction et commentaires} T:1-P:91- (N.T) [6]<!--[endif]--> ) Portion du verset 30 d'El-Baqarah. [7]<!--[endif]--> ) Portion du verset 39 de Fâtir. [8]<!--[endif]--> ) Portion du verset 61 de Hoûd. [9]<!--[endif]--> ) Cité par Mouslim sous le N° 25. [10]<!--[endif]--> ) Versets 85-86 d'El-Baqarah. [11]<!--[endif]--> ) Verset 208 d'El-Baqarah. [12]<!--[endif]--> ) Verset 177 d'El-Baqarah. [13]<!--[endif]--> ) Versets 36-38 d'En-Nissâ'. [14]<!--[endif]--> ) Cité par Et-Tarmîdhî sous le N° 1956. [15]<!--[endif]--> ) Cité par Ibn Abî Ed-Dounyah dans son œuvre {Qadhâ' El-Hawâ-idj} et El-Albanais a authentifié la chaîne de ses rapporteurs dans son livre {Es-Salsilah Es-Sahîhah} sous le N° 906. [16]<!--[endif]--> ) Cité par Mouslim sous le N° 1552. [17]<!--[endif]--> ) Cité par El-Boukhârî sous le N° 174 et par Mouslim sous le N°2244. [18]<!--[endif]--> ) Verset 97 d'En-Nahl. [19]<!--[endif]--> ) Les statistiques de l'O.M.S publiées, le 10/9/2006, lors de la journée mondiale (de la lutte contre le suicide) et (de l'importance de la santé mentale), certifient que vingt millions de personnes tentent, annuellement, de se suicider et qu'un million (1.000.000) parmi eux réussissent effectivement à se donner la mort. [20]<!--[endif]--> ) Versets 123-124 de Taha. [21]<!--[endif]--> ) Versets 39-40 de Ghâfir . |
20 avril 2008
Les Bienfaits de la Gravitation Terrestre
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Beaucoup sont les versets sur lesquels nous passons sans leur prêter attention et sans tenir compte de leurs ampleurs, leurs significations et leurs miracles. Plusieurs sont les vérités scientifiques qui ont été découvertes par les savants et dont le Coran a parlé avec exactitude et précision. En fait, le Coran a à maintes reprises interrogé les non-croyants tout en leur rappelant les bienfaits de Dieu. Comme exemple, la parole de notre Très Haut Seigneur : (أَمَّنْ جَعَلَ الْأَرْضَ قَرَارًا وَجَعَلَ خِلَالَهَا أَنْهَارًا وَجَعَلَ لَهَا رَوَاسِيَ وَجَعَلَ بَيْنَ الْبَحْرَيْنِ حَاجِزًا أَءلَهٌ مَعَ اللَّهِ بَلْ أَكْثَرُهُمْ لَا يَعْلَمُونَ) [النمل: 61]. (N’est-ce pas Lui qui a établi la terre comme lieu de séjour, placé des rivières à travers elle, lui a assigné des montagnes fermes et établi une séparation entre les deux mers. Y a-t-il donc une divinité avec Allah? Non, mais la plupart d’entre eux ne savent pas) [Les Fourmis : 61]. Ce verset extraordinaire demande aux opposants qui contestent les bienfaits de Dieu : Qui est celui qui a fait que la terre soit établie, c'est-à-dire qu’elle soit un lieu de séjour ? Qui est celui qui a crée les rivières et les montagnes ? Qui est celui qui a fait qu’il ait une barrière entre les mers ?... La vérité c’est que toutes ces révélations scientifiques n’étaient pas encore découvertes à l’époque de la descente du Coran, et malgré ceci notre Très Grand Dieu a demandé à cette catégorie de personnes de bien contempler ces créations afin qu’ils puissent comprendre les secrets qui se cachent derrière elle. L’homme vie sur cette terre depuis des milliers d’années sans sentir aucun désordre ou absence d’équilibre ; et sans qu’il comprenne vraiment les bienfaits de la stabilité de la terre. Mais qu’elle est la vraie signification de tout ceci ? Les savants disent que la terre est la seule planète appropriée et convenable pour une vie plaisante et équilibrée. Le volume de la terre, son poids, sa distance par rapport au soleil et sa vitesse de rotation sur elle-même et autour du soleil sont tous très adaptés pour la survie. Si le volume de la terre, son poids, sa distance par rapport au soleil ou sa vitesse de rotation étaient plus petits ou plus grands, ne serait-ce que d’un tout petit peu, la vie sur la terre serait alors déséquilibrée et ne serait plus rassurante.
Mais il y a une chose sans laquelle la vie sur la terre serait impossible, c’est la gravitation terrestre. En fait, la planète terre se caractérise par une gravitation très précise et adéquate pour une vie sûre et stable. Si la gravitation terrestre était plus petite qu’elle est actuellement (comme c’est la cas sur la lune), alors l’homme volerait dans l’air dés qu’il essaye de fournir n’importe quel effort, et si elle était plus grande qu’elle est actuellement (comme c’est le cas sur Jupiter) l’homme collerait sur la terre et ne pourrait plus bouger !!! Qu’est ce qui cause l’absence du poids C’est une force que Dieu a fournis à tous les corps dans l’univers afin qu’ils s’attirent. La terre nous attire vers son centre grâce à la force de gravitation, c’est pour cela qu’on se sent stable et équilibré sur sa surface et ainsi la terre est un lieu de séjour pour nous. Si nous étions sur la surface de la lune, par exemple, notre poids serait six fois plus petit qu’il est sur terre, c'est-à-dire qu’une personne qui pèse 90 kilogrammes, pèserait seulement 15 kilogrammes sur la lune ! On ne perçoit la vraie valeur de la gravitation qu’une fois qu’on quitte la terre ! C’est ce dont souffrent les astronautes. Les savants qui sont partis vers l’espace extérieur et qui ont souffert de l’absence du poids ou l’absence de la gravitation ou de l’absence de l’équilibre sur terre, témoignent : 1- Nous souffrons de plusieurs troubles, comme les vomissements, la montée du sang vers le haut du corps au lieu de descendre vers le bas ce qui entraîne un gonflement du visage ; pour les os, ils perdent une partie du calcium. Ainsi ceux qui vivent dans l’espace souffrent de l’ostéoporose; et même plus ils perdent chaque année à peu près 20 % du poids de leurs os. 2- A cause du déséquilibre et de l’absence de la gravitation, le cycle sanguin se perturbe et il se forme des caillot dans les reins ; ceci entraîne un dessèchement des muscles et un contraction des intestins ce qui empêche la digestion de la nourriture. La tension s’élève alors, et les battements du cœur s’accélèrent ce qui induit des complications au niveau du système de fonctionnement du cœur ; ces symptômes demeurent six mois même après leur retour sur terre. 3- Le rythme habituel du corps devient différent à cause de l’absence de la levée et du coucher du soleil ; l’obscurité règne partout dans l’univers et ainsi le cycle du corps se perturbe et ne peut plus rien faire. De plus, les rayonnements cosmiques meurtriers vont négativement agir sur lui et détériorent son système nerveux, il peut même être atteint par des tumeurs graves à cause de ces rayonnements. 4- Celui qui perd la gravitation et vit dans l’espace souffre du manque du sommeil, car c’est la gravitation qui fait que la tête soit immobile sur l’oreiller durant le sommeil. L’absence de la gravitation fait que la personne se sente comme s’il nageait dans un liquide, c’est pour cela qu’il ne peut trouver le sommeil que très difficilement. Ainsi, son système d’immunité s’affaiblie et ceci aide n’importe quel virus à dominer son corps et il devient fort probable qu’il puisse attraper n’importe quelle maladie y compris le cancer !
5- Différentes perturbations vont être relevées au niveau du cœur parce qu’il va fonctionner plus. En fait la gravitation terrestre aide le cœur à pomper le sang, et en absence de la gravitation, le cœur va fournir plus d’effort ce qui va l’affaiblir. Le Docteur William Evans du NASA dit que le fait de se retrouver à l’extérieur de la terre est un vrai “cauchemar médical” vu que la médecine est incapable de soigner les maladies engendrées par l’absence de la gravitation. En plus, celui qui vit dans l’espace, loin de la gravitation terrestre, a des difficultés à uriner car les liquides restent coller au corps et ne descendent pas vers le bas ! Et ainsi la plus simple des choses sera perturbée. Les chercheurs disent également que le fait de vivre dans l’espace est considéré comme étant une mort lente !! Les Sentiments des astronautes Les astronautes, quand ils sont de retour sur terre, sentent comme s’ils sont de retour à leurs foyers ! C’est pour cela que le Très Haut Dieu nous a décrit ce sentiment quand Il a décrit la terre comme étant un berceau pour l’homme, et le berceau est le lit sur lequel dort un enfant : (الَّذِي جَعَلَ لَكُمُ الْأَرْضَ مَهْدًا وَسَلَكَ لَكُمْ فِيهَا سُبُلًا وَأَنْزَلَ مِنَ السَّمَاءِ مَاءً فَأَخْرَجْنَا بِهِ أَزْوَاجًا مِنْ نَبَاتٍ شَتَّى) [طه: 53]. “C’est Lui qui vous a assigné la terre comme berceau et vous y a tracé des chemins; et qui du ciel a fait descendre de l’eau avec laquelle Nous faisons germer des couples de plantes de toutes sortes” [Ta-Ha : 53]. Il a également dit : (الَّذِي جَعَلَ لَكُمُ الْأَرْضَ مَهْدًا وَجَعَلَ لَكُمْ فِيهَا سُبُلًا لَعَلَّكُمْ تَهْتَدُونَ) [الزخرف: 10] “Celui qui vous a donné la terre pour berceau et vous y a tracé des sentiers afin que vous vous guidiez” [L’ORNEMENT : 10]. Il a également dit : (أَلَمْ نَجْعَلِ الْأَرْضَ مِهَادًا) [النبأ: 6]. “N’avons-Nous pas fait de la terre une couche?” [LA NOUVELLE : 6] Examinez avec moi comment Dieu a décrit la terre comme étant un berceau, ensuite Il nous rappelle les bienfaits dont l’homme est dépourvu quand il se retrouve dans l’espace, et qui est : (وَجَعَلَ لَكُمْ فِيهَا سُبُلًا لَعَلَّكُمْ تَهْتَدُونَ) [et vous y a tracé des sentiers afin que vous vous guidiez], Dieu a fait de sorte que dans la terre il existe des moyens et des choses grâce auxquels nous pouvons nous repérer. Cependant, l’homme dans l’espace ne peut pas s’orienter vu que partout il ne voit qu’une totale obscurité, et ce qui l’oriente c’est juste la force de la gravitation ! Alors contemplez avec moi ces bienfaits (le bienfait de l’orientation) que nous utilisons chaque jour sans qu’on n’y prête attention sauf quand nous la perdons !
Les savants certifient dans leurs déclarations que l’homme ne pourra pas s’aventurer loin dans l’espace à cause des risques causés par les dangereux rayonnements cosmiques ; ces rayonnements pénètrent dans n’importe quel corps et arrivent jusqu’aux fonds des cellules chez l’homme, et ainsi la mort est la fin naturelle pour tous ceux qui essayent de s’aventurer loin de la terre. Sur ce point, nous nous rappelons la parole de Notre Grand Seigneur : )يَا مَعْشَرَ الْجِنِّ وَالْإِنْسِ إِنِ اسْتَطَعْتُمْ أَنْ تَنْفُذُوا مِنْ أَقْطَارِ السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ فَانْفُذُوا لَا تَنْفُذُونَ إِلَّا بِسُلْطَانٍ * فَبِأَيِّ آَلَاءِ رَبِّكُمَا تُكَذِّبَانِ) [الرحمن: 33-34]. “Ô peuple de djinns et d’hommes! Si vous pouvez sortir du domaine des cieux et de la terre, alors faites-le. Mais vous ne pourrez en sortir qu’à l’aide d’un pouvoir [illimité] * Lequel donc des bienfaits de votre Seigneur nierez-vous?” [LE TOUT MISERICORDIEUX : 33-34] L’homme a commencé à sentir les bienfaits de la gravitation depuis l’année 1961 quand l’astronaute russe Gherman Titov a été signalé comme étant le premier cas de la maladie de l’espace, et ceci après qu’il ait demeuré à l’extérieur de la terre pendant 25 heures. Suite à cette aventure, il a perdu conscience et il a souffert de troubles visuels, auditifs ainsi que des troubles dans le système nerveux, etc.
Troubles de la vision Le premier trouble dont souffre un astronaute est le trouble visuel ; en effet, les signaux provenant de l’œil se perturbent et se mélangent avec les signaux provenant de l’oreille ; ainsi, l’astronaute, et à cause de la perte d’équilibre dans sa sensation visuelle, il sent que sa vue a été perturbée et il perd la coordination entre son œil et son oreille, et ce cas ressemble à celui d’une personne qui a bu de l’alcool et qui a perdu son équilibre et sa capacité à voir s’est troublée !! Les médecins disent que le corps souffre d’une manière significative d’un état de perte d’équilibre et de conscience et l’homme ne sait plus ce qu’il fait. En fait, la plupart des astronautes préfèrent prendre des médicaments contenant de la drogue pour arriver à supporter ces sensations et ces troubles. Ainsi, une personne qui vit à l’extérieur de la terre se ressent comme une personne ensorcelée qui ne sait pas ce qu’il fait et surtout durant les trois premiers jours de son voyage ! Pour cette raison,, il ne lui est pas permis de pratiquer aucune activité technique avant qu’il ne soit habitué à sa nouvelle situation. Par ailleurs, notre Grand Seigneur nous a décrit l’état de celui qui part à l’extérieur de la terre vers le ciel ; il a comme un pressentiment d’ivresse ou de sorcellerie à cause de ces étranges changements qui lui arrivent ; Le Très Grand Seigneur dit : (وَلَوْ فَتَحْنَا عَلَيْهِمْ بَابًا مِنَ السَّمَاءِ فَظَلُّوا فِيهِ يَعْرُجُونَ * لَقَالُوا إِنَّمَا سُكِّرَتْ أَبْصَارُنَا بَلْ نَحْنُ قَوْمٌ مَسْحُورُونَ) (Et même si Nous ouvrions pour eux une porte du ciel, et qu'ils pussent y monter, ils diraient : “Vraiment nos yeux sont voilés. Mais plutôt, nous sommes des gens ensorcelés) [AL-HIJR : 15-16]. Sur ce point, il y a une explication de Ibn Katir qui dit : (سُكِّرَتْ أَبْصَارُنَا) [nos yeux sont voilés], et Ibn Zayde a dit : l’ivre est celui qui ne peut pas raisonner !
Un astronaute ressent comme si sa vue tournait et voit l’univers renversé pêle-mêle ; plus encore l’un des astronautes quand on lui a demandé comment tu voyais les choses dans l’espace, il a répondu : je sentais comme si le monde tournait autour de moi ! De même, un autre astronaute du NASA a dit qu’une fois il s’est réveillé la nuit pendant qu’il était dans son vaisseau et il a vu une montre de main qui flottait devant lui et il s’est demandé d’où elle pouvait provenir ; après un certain temps il a compris que cette montre était celle qui était dans sa main !! Ainsi, dans l’espace, le corps perd la coordination entre l’œil et l’oreille, et l’astronaute ressent comme si sa vue était paralysée et il ne coordonne plus avec son oreille. Nouveaux Résultats Scientifiques Le Docteur Kathleen Cullen, de l’Institut Médical des Recherches Astronomiques, explique ce qui se passe avec un astronaute quand il quitte le champ de gravitation terrestre : Nous percevons le monde autour de nous à travers l’ajustage des informations auditives et visuelles, et le problème se pose quand un désaccord se produit entre l’oreille et l’œil et c’est ce qui s’appelle “le désaccord sensationnel” ; et qui produit le vomissement ou la maladie de l’espace. Les astronautes, qui sont revenu sur terre, nous décrivent leurs sentiments ; ils disent : dés le premier instant où nous quittons le champ de la gravitation terrestre, les illusions visuelles commencent et nos yeux commencent à entrer dans un état d’illusion et d’imagination, ainsi nous ne pouvons plus distinguer entre ce qui est en haut et ce qui est en bas ; nous sommes comme des personnes ensorcelées ! Une fois un des astronautes s’est réveillé au sein de son vaisseau et il a vu que la terre était en dessus de lui alors qu’il devait la voir en dessous de lui comme il s’est toujours habitué à la voir, et il a perdu conscience et il a vomis. Le Docteur poursuit en disant que les symptômes dont souffrent un astronaute sont les mêmes que ceux qui apparaissent chez une personne qui a bu trop d’alcools !!! Car l’alcool entraîne une perte de la coordination entre l’œil et l’oreille, et ainsi l’astronaute sent comme s’il était ivre ! Ensuite elle dit : plusieurs gens sur terre ont eu les mêmes impressions que celles ressenties par les astronautes, et ceci après qu’ils aient bu une quantité assez importante de bière, mais avec une petite différence : l’alcool agit plus sur le sens de l’écoute, alors que le maque ou l’absence du poids agit sur la vue. En plus, celui qui est ivre sur terre peut se remettre de cet état après un jour par exemple, par contre dans l’espace, l’astronaute demeure dans un état d’ivresse continu !!! Plusieurs Miracles dans le Mot (سُكِّرَتْ) La question ici chers frères : Ce n’est pas ce qui a été dit dans le Coran il y a déjà plus de quatorze siècles : (لَقَالُوا إِنَّمَا سُكِّرَتْ أَبْصَارُنَا) [diraient : “Vraiment nos yeux sont voilés”] ; le mot (سُكِّرَتْ)est dérivé du verbe (سَكَرَ) c'est-à-dire que la vue s’est arrêtée, égarée, couverte ou voilée ; toutes ses synonymes sont corrects et correspondent à l’astronaute de l’espace. Une des significations du mot (سُكِّرَتْ) est verrouillée ou fermée, et la vérité c’est qu’au moment où l’astronaute quitte la terre, il ne perçoit qu’une totale obscurité et il ne voit plus rien, et ainsi les astronautes qui ont retournés de leurs voyages, décrivent leurs impressions comme si leurs vues ont été fermées ou voilées ! Par conséquent le mot (سُكِّرَتْ) correspond parfaitement à tous les états qui sont ressentis par ceux qui quittent la terre ; et ceci indique clairement et irréfutablement la grandiose du Livre de Notre Très Grand Seigneur.
Le plus étonnant encore c’est que nous retrouvons quelques humains qui se considèrent en dessus de leur créateur et de leur pourvoyeur. Parmi ce que j’ai lu de plus bizarre c’est que plusieurs animaux et insectes ont le pouvoir de s’adapter à l’absence de la gravitation; plus encore, les souris et les cafards sont plus capables que les humains à vivre dans l’espace ! Enfin, avons-nous saisis et compris ces quelques vérités sur l’importance de la gravitation et sa nécessité pour vivre sur la surface de la terre ? Est-ce que nous avons plus compris la parole de notre Très Haut Dieu : (اللَّهُ الَّذِي جَعَلَ لَكُمُ الْأَرْضَ قَرَارًا وَالسَّمَاءَ بِنَاءً وَصَوَّرَكُمْ فَأَحْسَنَ صُوَرَكُمْ وَرَزَقَكُمْ مِنَ الطَّيِّبَاتِ ذَلِكُمُ اللَّهُ رَبُّكُمْ فَتَبَارَكَ اللَّهُ رَبُّ الْعَالَمِينَ) [غافر: 64]. (C'est Allah qui vous a assigné la terre comme demeure stable et le ciel comme toit et vous a donné votre forme, - et quelle belle forme Il vous a donnée ! - et Il vous a nourris de bonnes choses. Tel est Allah, votre Seigneur; gloire à Allah, Seigneur de l'univers !) [Le Pardonneur : 64]. Est-ce que nous avons assimilé que la terre est effectivement notre berceau et notre foyer comme notre Très Grand Seigneur a dit : (الَّذِي جَعَلَ لَكُمُ الْأَرْضَ مَهْدًا وَجَعَلَ لَكُمْ فِيهَا سُبُلًا لَعَلَّكُمْ تَهْتَدُونَ) [الزخرف: 10]. “Celui qui vous a donné la terre pour berceau et vous y a tracé des sentiers afin que vous vous guidiez” [AZZUKHRUF (L'ORNEMENT) : 10]. Est-ce que nous avons saisis l’importance de pouvoir distinguer les directions autour de nous. Ces bienfaits nous les perdons sur le champ dés que nous quittons la terre ; plus encore nous sommes atteint par des maladies ! Ce Grand Seigneur Miséricordieux ne mérite-t-Il par que nous le remercions, que nous nous inclinons devant Lui, que nous l’aimions ?! Ce sont de grands bienfaits dont Dieu nous fait bénéficier, Il nous accorde tout ce que nous Lui demandons. De même, on remarque que chaque fois qu’un humain essaye d’inventer quelques choses, Dieu lui facilite la tâche ; il a essayé d’aller à l’espace, et Dieu l’a aidé ; et il existe beaucoup d’autres exemples. Mais l’homme est très ingrat et injuste envers lui même quand il nie ces bienfaits qui ne se comptent et ne se dénombrent pas, pour cela Le Très Haut Dieu dit : (وَآَتَاكُمْ مِنْ كُلِّ مَا سَأَلْتُمُوهُ وَإِنْ تَعُدُّوا نِعْمَةَ اللَّهِ لَا تُحْصُوهَا إِنَّ الْإِنْسَانَ لَظَلُومٌ كَفَّارٌ) [إبراهيم: 34]. “Il vous a accordé de tout ce que vous Lui avez demandé. Et si vous comptiez les bienfaits d'Allah, vous ne sauriez les dénombrer. L'homme est vraiment très injuste, très ingrat”. [IBRAHIM (ABRAHAM) : 34]. Louange à Toi Allah, Seigneur, jusqu’à ce que Tu sois satisfait… ــــــــــــــــ Par : Abd Daïme Kaheel www.kaheel7.com Traduit par : Mounia Tahri Quelques Références 1- Nauseating News About Spacesickness, www.space.com, 21 November 2005. 2- Works in Progress, Discover Magazine, 05.01.2003. 3- Space sickness, New Scientist, 08 April 2006. 4- Research Areas, The National Space Biomedical Research Institute, www.nsbri.org 5- Can We Survive on the Moon? Discover Magazine, 03.21.2007. 6- Mixed Up in Space, NASA, August 7, 2001. 7- The Balance Factor: Can You Handle Zero G? www.space.com, 21 September 2004. 8- Understanding space sickness, McGill University, November 25, 2004 - Volume 37 Number 06. 9- William J. Cromie, Weightless Dream, Harvard University, February 06, 1997. 10- DeHart, Roy L., ed. Fundamentals of Aerospace Medicine. Philadelphia: Lea & Febiger, 1985. 11- Harris, Philip R. Living and Working in Space: Human Behavior, Culture and Organization. New York: Ellis Horwood Limited, 1992. 12- Charles M. Oman, Human Visual Orientation in Weightlessness, York Conference 2001. |











