les miracles scientifiques dans le coran et la sunna

25 septembre 2010

L'Islam: la lumière qui illumine le monde

Par: Harun Yahya

Quiconque observe les civilisations d'aujourd'hui va constater un fait: la civilisation occidentale est nettement plus avancée que les autres dans les domaines des sciences, de la culture, de l'économie et même des arts.

Les cités les plus impressionnantes dans le monde sont occidentales.

Les nouvelles évolutions dans les sciences et les technologies trouvent souvent leurs origines à l'Occident.

Certains autres peuples du monde envient les occidentaux, non seulement pour leur culture et leur civilisation, mais aussi pour leur philosophie et leur croyance.

Cependant, s'ils étaient conscients des faits historiques, ils n'auraient pas été égarés si facilement.

Si nous examinons l'histoire des deux derniers millénaires, l'image paraîtrait complètement différente: l'Islam a orchestré les plus grands développements culturels et scientifiques de l'histoire.

A une époque où l'Occident était noyé dans l'obscurité, l'Islam fonda la civilisation la plus perfectionnée dans le monde. Il apporta la lumière à un monde ténébreux.

Quatorze siècles auparavant, une nouvelle religion fut née dans la péninsule arabique. Cette religion enseigna la paix, la raison et la civilisation à la nation arabe qui était violente, barbare et ignorante. Plusieurs autres nations non arabes furent illuminées par cette nouvelle religion.

La culture, la philosophie et les arts connurent un développement fantastique.

Cette religion était l'Islam, la religion de Dieu envoyée comme guide à l'humanité…

Au 7ème siècle, l'Arabie était l'une des régions les plus troubles du monde.

Elle était habitée par plusieurs variétés de communautés tribales, chacune adorant différentes idoles.

Elles étaient prêtes à faire la guerre les unes aux autres, à verser du sang, et même à tuer leurs enfants pour leurs idoles.

Un sens pervers de moralité dominait: la haine prévalait sur l'amour, et la cruauté sur la compassion.

Mais miraculeusement, en quelques décennies, ce monde ténébreux et sanguinaire changea complètement grâce aux enseignements du Coran que Dieu envoya comme guide à l'humanité…

Dieu révéla le Coran au dernier Prophète Mohammad (paix et bénédiction sur lui).

La première révélation de Dieu vint au Prophète lorsqu'il était dans une grotte.

Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume [le calame], a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas. (Coran, 96: 1-5)

Avec ce commandement, les Arabes, pris dans un cercle vicieux d'ignorance absolue, furent pour la première fois invités à lire et à réfléchir…

Ceci fut aussi le commencement du développement culturel le plus remarquable de l'histoire de l'humanité.

La destruction des idoles

Le Prophète Mohammad commença à prêcher l'Islam à la Mecque, la plus grande cité de l'Arabie.

Les habitants de la Mecque étaient les gardiens de la Kaaba, construite par le Prophète Abraham pour l'adoration de Dieu. Mais cette adoration avait dégénéré au point d'avoir transformé la Kaaba en un temple d'idolâtrie païenne.

Les centaines d'idoles qui ornaient la Kaaba étaient les symboles de la religion pervertie des habitants locaux ainsi que leur principale source de revenu.

Ils faisaient des offrandes à ces idoles, dansaient et chantaient autour, espérant gagner leurs faveurs par ces rituels.

Mais en réalité, leur adoration de ces bouts de pierre et de bois qu'ils avaient eux-mêmes sculptés, était tout à fait irrationnelle.
Dieu dit dans le Coran:

Ô hommes! Une parabole vous est proposée, écoutez-la: "Ceux que vous invoquez en dehors d'Allah ne sauraient même pas créer une mouche, quand même ils s'uniraient pour cela. Et si la mouche les dépouillait de quelque chose, ils ne sauraient le lui reprendre. Le solliciteur et le sollicité sont [également] faibles!" (Coran, 22: 73)

L'élite de la Mecque tourna le dos à cette vérité, et nourrit une haine profonde pour le Prophète qui leur apporta la vérité. Ils conspirèrent d'abord pour le faire dévier de son chemin, puis l'intimider, pour finalement essayer même de le tuer.

Plusieurs musulmans qui suivirent le Prophète étaient devenus des victimes de raids nocturnes sur leurs maisons, et plusieurs d'entre eux furent martyrisés.

Puis, Dieu montra le chemin de salut aux musulmans. Treize ans après la première révélation, à un moment où les musulmans subissaient une violente oppression, les leaders de Yathrib, une ville au nord de la Mecque, invitèrent les musulmans chez eux. Puis le Prophète aussi émigra à cette ville.

Cette ville, nommée plus tard Médine, allait devenir la nouvelle capitale de l'Islam. Le Prophète signa un accord avec les juifs, les chrétiens et les arabes non musulmans, établissant ainsi un ordre dans lequel toutes les différentes communautés religieuses vivraient en paix les unes avec les autres.

Durant les cinq années suivantes, trois conflits armés eurent lieu entre les musulmans de Médine et les adorateurs d'idoles de la Mecque. Les païens de la Mecque attaquèrent avec l'intention de tuer les musulmans jusqu'au dernier, espérant ainsi éradiquer l'Islam de la surface du globe. Les musulmans, par contre, combattirent pour se défendre et défendre leur religion, comptant uniquement sur Dieu, et espérant gagner Son agrément…

Dans toutes ces guerres, les musulmans accordèrent une attention particulière à ne pas infliger de souffrances aux innocents. Ils ne firent jamais de tort à personne. Car Dieu l'interdit:

Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs! (Coran, 2: 190)

Selon la tradition arabe, chaque prisonnier de guerre devait être tué. Mais le Prophète, en suivant les commandements de Dieu dans la révélation, ordonna aux musulmans de bien les traiter et leur donner à manger de leur propre nourriture. La seule chose qui leur était demandée était pour les prisonniers lettrés d'enseigner aux musulmans illettrés.

Probablement pour la première fois depuis des milliers d'années, la compassion, la clémence et la civilisation étaient vues sur la terre arabe.

Au fur et à mesure que les années passaient, la justice de l'Islam et ses hautes valeurs morales se répandirent en vagues à travers l'Arabie. La droiture, l'intégrité et la détermination des musulmans impressionnèrent plusieurs tribus arabes et les menèrent à embrasser l'Islam.

L'armée de l'Islam, devenue imparable, marcha sur la Mecque en l'an 630.

Les païens de la Mecque, pour toute la cruauté qu'ils avaient infligée aux musulmans avaient peur du châtiment. Ils s'étaient donc enfuis, terrorisés par la vue de l'armée musulmane. La tradition arabe voulait que les hommes de l'armée vaincue soient soumis à l'épée, et les femmes et les enfants asservis. Les païens de la Mecque étaient certains que cela serait leur sort.

Mais les actions du Prophète ne reflétaient que la miséricorde infinie de Dieu. Il proclama qu'aucune vengeance ne serait prise, et que personne ne serait forcé à embrasser l'Islam.

Cet extraordinaire acte de pardon et de tolérance impressionna les historiens occidentaux:

Quand Mohammad conquit la Mecque, non seulement il ne se vengea pas, mais il embrassa les mêmes habitants de la Mecque qui l'avaient combattu durant trois ans et avaient essayé de l'annihiler. C'était très choquant aux gens de son environnement. Ainsi, dans les vraies fondations de base d'une religion, on trouve des épisodes de grande générosité, et souvent d'extraordinaires actes de bonté et de miséricorde.
Michael Sells, Haverford College, USA

Le Prophète n'était pas venu pour punir les gens de la Mecque, mais pour les délivrer de leurs fausses croyances. L'armée musulmane, après avoir pris la cité, se dirigea directement vers la Kaaba. Le Prophète entra dans les saints lieux et détruisit toutes les idoles une par une.

Avec elles, toute la cruauté, le barbarisme, les injustices et autres violences commises en leur nom furent également détruits.

Avec l'expansion des valeurs du Coran en Arabie, toutes les injustices, oppressions, et discordes du temps de l'ignorance disparurent. Un ordre basé sur le respect, l'amour, la compassion et la justice fut établi.

C'est pourquoi cette période serait appelée plus tard "l'ère bénie".

Tolérance, justice et compassion en Islam

L'Islam continua à monter après la mort du Prophète Mohammad. En quelques décennies seulement, il se répandit dans toute la Mésopotamie et en Afrique du Nord. A l'Est, il atteint des pays aussi lointains que l'Inde.

Les Arabes qui, quelques décennies auparavant étaient de simples bergers dans le désert, se transformèrent en souverains d'un immense empire grâce à la sagesse, la culture et la conscience qu'ils acquirent par l'Islam. En seulement une centaine d'année, leur empire s'étendit sur une superficie encore plus vaste que l'empire romain, à la différence que leur gouvernement était beaucoup plus fort.

Une grande variété de cultes religieux se trouvait au sein de cet empire, particulièrement le Judaïsme et le Christianisme. Les musulmans étaient très tolérants envers les différents groupes religieux dans les terres qu'ils conquirent. Personne ne fut contraint à changer sa religion et la foi de chacun était respectée. Les synagogues et les églises étaient protégées en un temps où la pratique de forcer les gens à changer leur religion était courante. La tolérance des musulmans était unique.

Un des exemples les plus remarquables de la tolérance islamique fut vu durant la conquête de Jérusalem en 638 par les armées de l'Islam, menées par le khalife Omar. Le patriarche de l'église de la Sainte Sépulture avait peur que les musulmans ne détruisent l'église. Omar y fit une visite amicale et lui dit qu'ils n'avaient rien à craindre. Quand le temps de sa prière était arrivé, Omar disposa du patriarche, quitta l'église, et fit ses prières à proximité.

Plus tard, la mosquée Al-Aqsa serait construite à l'endroit où Omar avait fait sa première prière à Jérusalem. Les musulmans donnèrent à Jérusalem une des meilleures œuvres d'art en architecture dans le monde. Le dôme du rocher fut construit sur le rocher duquel on croit que le Prophète Mohammad fit son voyage vers les cieux. Avec ses décorations uniques et son dôme orné de feuilles dorées, le dôme du rocher est une illustration du sens artistique et civilisationnel de l'Islam.

L'Europe était gouvernée à l'époque par le dogme et le barbarisme. L'église catholique opprimait les juifs et même les chrétiens appartenant aux autres églises. Les changements forcés de religion, tortures, et exécutions au nom de la religion étaient des pratiques courantes en Occident.

Les musulmans, par contre, traitèrent toujours les gens du Livre, juifs et chrétiens, avec tolérance et compassion comme Dieu le leur commanda dans le Coran. L'église de St. John à Damas en Syrie en est un exemple. Les musulmans qui conquirent cette région commencèrent à accomplir leurs prières du vendredi dans cette église, mais elle appartenait toujours aux chrétiens qui y faisaient la messe le dimanche. Les membres des deux religions partageaient le même lieu de culte en paix.

Comme le nombre de musulmans augmentait dans la cité, les autorités musulmanes achetèrent l'église avec consentement de la communauté chrétienne. Ils bâtirent une mosquée à côté de l'église et les décorations de sa cour furent enrichies par les motifs islamiques. Des exemples impressionnants de l'art islamique furent construits sur les colonnes héritées de Byzance.

La tolérance des musulmans envers les juifs et les chrétiens continua à travers l'histoire de l'Islam; les juifs ayant fuit la tyrannie de l'inquisition en Espagne trouvèrent refuge et tolérance dans les terres ottomanes.

La source de la tolérance islamique envers les juifs et les chrétiens est la moralité du Coran. Dieu a commandé aux musulmans de bien traiter les gens du Livre:

Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d'entre eux qui sont injustes. Et dites: "Nous croyons en ce qu'on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c'est à Lui que nous nous soumettons." (Coran, 29: 46)


L'Islam: la source des sciences modernes

Les sociétés préislamiques arabes et moyen-orientales ne se souciaient pas des questions sur l'univers, sur comment la nature est venue à l'existence, ou comment elle fonctionne. Elles apprirent à méditer sur ces points et à en chercher les réponses dans le Coran. Dans les versets coraniques, Dieu invite l'humanité à explorer comment les cieux et la terre furent créés. Cet état d'esprit poussa la science vers l'avant dans la civilisation islamique. Ce développement scientifique était unique en son genre dans l'histoire de l'humanité.

Bagdad était devenu la capitale aussi bien scientifique qu'administrative de l'empire islamique.

Les scientifiques, les philosophes, et les chercheurs se ruèrent vers cette ville des quatre coins du monde et se rencontrèrent dans la fameuse Maison de la Sagesse dans le but de lever le voile sur les mystères de l'univers créé par Dieu.

Cette conscience des scientifiques musulmans qui provenait en fait du Coran donna naissance aux plus grands développements scientifiques que l'humanité ait jamais connus jusque-là. Une autre qualité enseignée aux musulmans par le Coran est l'ouverture d'esprit, qui leur permit de se pencher sur la connaissance scientifique des autres nations sans préjugé.

Les travaux des scientifiques musulmans contenaient une quantité considérable de recherches, d'observations, d'expériences et de calculs.

Le système décimal utilisé aujourd'hui dans le monde entier fut développé par les mathématiciens musulmans.

Les scientifiques musulmans attachaient également une grande importance aux observations astronomiques. L'astronomie moderne se développa par la suite à base de leurs systèmes.

Ils calculèrent l'orbite de la Lune autour de la Terre et en dérivèrent des formules mathématiques.

L'algèbre et la trigonométrie sont des inventions des mathématiciens musulmans. Les magnifiques travaux d'architecture dans les quatre coins du monde musulman étaient possibles grâce à cette infrastructure scientifique.

Les unes des réalisations les plus frappantes des musulmans étaient dans le domaine de la médecine, dans un temps où les Européens considéraient la maladie être causée par les mauvais esprits. Traitement n'était pas un mot que l'on pouvait trouver dans le vocabulaire des Européens.

Les scientifiques musulmans, par contre, arrivèrent après une longue recherche à la conclusion que la maladie était causée par des créatures minuscules trop petites pour être vues à l'œil nu, et que le patient devait être traité en isolation de la population en bonne santé. C'est ainsi que les premiers hôpitaux modernes du monde furent fondés. Les patients étaient gardés et traités par des méthodes scientifiques dans des salles séparées, selon le type de la maladie dont ils souffraient. Les patients atteints de maladies mentales recevaient une thérapie musicale en un temps où en Europe, les malades mentaux étaient considérés en tant que serviteurs de Satan, et brûlés vifs.

Les observations des médecins musulmans sur l'anatomie humaine étaient tellement précises que leurs livres devinrent des références dans les écoles médicales européennes pour plus de six siècles.

Un documentaire sur le monde de l'Islam, préparé pour la BBC par le commentateur Terry Jones, dit sur les standards scientifiques élevés de l'Islam:

Une recherche de la cité de Harran par exemple, avait déjà correctement calculé la distance de la Terre à la Lune. Une autre étude avait annoncé que si on pouvait diviser l'atome, l'on serait capable de libérer assez de puissance pour détruire une cité de la grandeur de Bagdad. Dans cette école médicale construite à Damas en 1154, les médecins enseignaient déjà l'anatomie, la médecine novatrice, la chirurgie hygiénique, et la circulation sanguine des siècles avant Harvey.
Terry Jones, BBC

Les médecins musulmans prenaient le pouls de leurs patients pendant l'examen, des siècles avant que les européens n'aient découvert la circulation sanguine. Les femmes accouchaient sous les conditions les plus hygiéniques possibles en ce temps-là. Les livres de l'époque illustrant les instruments utilisés par les chirurgiens musulmans montrent clairement à quel point leur savoir médical était avancé.

Les femmes aussi étaient formées dans des écoles scientifiques dans le monde musulman, apportant ainsi leur contribution au progrès des sciences.

Les scientifiques musulmans firent des découvertes très importantes dans le domaine de l'optique et de la lumière. La première personne à décrire l'anatomie de l'œil à un grand degré de détail était l'opticien Ibn Al-Haitham, dont les fameuses recherches sur les lentilles ouvrirent la voie à l'invention de la caméra. Les physiciens musulmans découvrirent également les causes de l'affaiblissement de la vue, et menèrent des opérations de cataracte un millier d'années avant les Européens.

L'héritage scientifique de l'Islam devint la source de la renaissance européenne au début du 15ème siècle. Les scientifiques chrétiens initièrent le développement scientifique de l'Europe en se basant sur le savoir de leurs homologues musulmans.

La lumière de l'Islam les illumina eux aussi.

La grande civilisation de l'Islam

Une des qualités les plus distinctives des musulmans, ayant sa racine dans l'Islam est leur sens développé de l'art et de l'esthétique. Le paradis illustré dans le Coran est un endroit de la plus haute qualité, du goût le plus délicat, et simplement d'une splendeur époustouflante. Les musulmans portant ce sens artistique dans leurs cœurs créèrent de fantastiques œuvres d'art, et les terres qu'ils gouvernaient devinrent les plus modernes et les plus développées dans le monde.

A mesure que l'Islam continuait à se répandre dans toutes les directions à partir de l'Arabie après la mort du Prophète, il apportait avec lui développement et richesse.

Partout où ils allaient, les musulmans apportaient avec eux la civilisation. En l'occurrence, en Tunisie, ils conçurent un système génial de purification de l'eau pour répondre aux besoins de la cité en eau potable. Deux grands bassins liés entre eux furent construits pour distiller l'eau. Les impuretés, se précipitant vers le fond ou flottant sur la surface étaient éliminées et l'eau acheminée vers la cité à travers des tuyaux de transmission.

Les ingénieurs musulmans construisirent également des mécanismes pour transporter l'eau vers les cités.

La capitale Bagdad était la plus grandiose et la plus moderne ville du monde. Le plan de la cité et son architecture étaient hors ligne. Un voyageur ayant visité la cité écrit:

Toutes les avenues de Bagdad sont sillonnées de jardins, de parcs, de manoirs, de places, de galeries marchandes et de bains turcs. Cette ville merveilleuse s'étend sur les deux côtés le long de la rivière sur plusieurs kilomètres.

Un autre centre important de l'Islam se trouvait en Espagne. La région musulmane d'Andalousie était la plus moderne en Europe. La capitale, Cordoba, était une ville splendide, avec son architecture, ses boulevards ordonnés et bien éclairés, librairies, hôpitaux, et palais.

Durant la même période, les plus grandes cités d'Europe, comme Londres et Paris, étaient sordides, sombres et désordonnées. C'est pour cela que les Européens ayant visité Cordoba étaient impressionnés par la splendeur, la culture et l'art dont ils pouvaient jouir dans la cité.

La ville de Cordoba dans le 9ème et 10ème siècle était l'une des plus grandes et des plus sensationnelles villes d'Europe. Nous avons des descriptions des personnes qui parlent des fleurs partout, des rues ouvertes, de la lumière prodigieuse. Les villes du nord étaient sombres. Cordoba avait l'eau courante. Les gens vivaient dans de grandes maisons. Par contre, à Paris, les gens habitaient dans des cabanes au bord de la rivière.
Sheila Blair, Boston College, USA

Un des travaux splendides d'architecture qui reste est la cathédrale catholique en centre ville. C'était initialement une mosquée mais elle fut convertie plus tard en une église. L'intérieur de la mosquée était esthétiquement ahurissant et les chrétiens venant à Cordoba étaient stupéfaits par sa beauté.

Dans le 10ème siècle, il y avait une religieuse saxonne portant le nom imprononçable de Hrotsvitha qui appela la Cordoba Médiévale "l'ornement du monde". Elle était très prise par l'endroit, même si elle était une religieuse chrétienne.
Carole Hillenbrand, Edinburgh University

Un des travaux d'architecture les plus splendides en Andalousie était le Palais d'Alhambra, un exemple magnifique d'art et d'esthétique musulmans. Dans le style sublime du palais, on peut sentir les grands esprits éveillés par l'Islam en ses adeptes. Les jardins d'Alhambra avaient des fontaines sophistiquées construites en utilisant des systèmes gravitationnels. Les concepteurs musulmans d'Alhambra étaient inspirés par la description du paradis dans le Coran.

A part l'architecture, les musulmans étaient également les plus avancés dans le monde en terme de style et de qualité des habits qu'ils portaient. Les meilleurs tissus luxueux, dont le monde n'avait jamais connu de pareils auparavant, étaient tissés dans les fabriques des musulmans. Les tissus et les habits produits chez les musulmans étaient des marques de prestige parmi l'élite d'Europe, et la mode mondiale était dictée par les musulmans.

Les européens devaient même apprendre des musulmans à se baigner et à utiliser le savon. La haute culture, le goût raffiné et la pensée profonde que Dieu enseigna à l'humanité dans le Coran avaient illuminé le monde entier.

Dans cet article, nous avons exploré quelques faits très significatifs. Nous avons vu que l'Islam, dès les premiers moments de sa révélation au Prophète, mena vers la vérité, la réalité et la beauté. Les musulmans, éclairés par les valeurs du Coran, apportèrent avec eux la tolérance, la raison, la science, l'esthétique, l'hygiène et la santé partout où ils allèrent. Alors que l'Europe était agitée dans un monde ténébreux de fondamentalisme et de barbarisme, le monde musulman avait la civilisation la plus moderne et la plus avancée sur terre.

Toutes les valeurs et la connaissance que les européens acquirent des musulmans jouèrent un rôle très important dans le développement ultérieur de la civilisation occidentale.

D'autre part, le marasme ultérieur observé dans le monde musulman a été causé par l'abandon des valeurs de la raison, de l'ouverture d'esprit, et de l'honnêteté enseignées par le Coran.

Nous ne devons jamais oublier que les musulmans étaient les représentants d'une grande religion, qui construisit l'une des plus grandes civilisations dans le monde à partir du néant.

La source de cette religion est le Coran. C'est le principe conducteur, qui mène les gens de l'obscurité vers la lumière. Comme Dieu a dit à Son messager:

Alif, Lam, Ra. (Voici) un livre que nous avons fait descendre sur toi, afin que - par la permission de leur Seigneur - tu fasses sortir les gens des ténèbres vers la lumière, sur la voie du Tout Puissant, du Digne de louange. (Coran, 14: 1)

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Des preuves irréfutables de l'existence de Dieu le Très Haut

Les savants musulmans ont divisé l'humanité en deux groupes: ceux qui croient que l'univers a été créé par Dieu et ceux qui pensent que c'est la nature.

Selon ces derniers, la nature est donc une force qui n'est douée ni de raison, ni de volonté et qui n'est point ordonnée.

Comment se fait-il que cette nature ait créé des êtres doués de raison, de volonté et un univers parfaitement ordonné alors que nous, humains, qui avons reçu l'intelligence et la volonté, sommes incapables de créer ne serait-ce qu'une fourmi ?

La raison est contrainte d'admettre que cette force est douée de sagesse, de volonté et qu'elle est ordonnée!

Personne n'a jamais vu un morceau de fer devenir une automobile sans intervention humaine ! Il a fallu un homme doué d'intelligence et de volonté pour travailler le métal, prendre des mesures précises, assembler les divers éléments - ce qu'un fou n'aurait pu faire - et voici qu'apparaît notre voiture dans toute son harmonie ! Cependant, cette automobile n'a ni cœur, ni ouïe, ni vue, ni parole, ni intelligence, ni même d'estomac pour manger, boire et apprécier la saveur des aliments! 

Et si nous abandonnons cette magnifique automobile dans la nature, elle ne deviendra jamais un chameau, même après des milliers d’années ! Plutôt, elle se rouillera et  sera rongée par l’humidité, car la matière ne crée rien.

Dieu Le Très-Haut, par deux versets du sublime Coran, a mis au défi les négateurs athées :

« Ont-ils été créés à partir de rien ou sont-ils les créateurs ? Ont-ils créé  les cieux et la terre ? Mais ils n’ont plutôt aucune conviction. » [Le Coran, sourate Ar-Tûr (no 52), versets 35-36 ] 

 Que dire de l'être humain, des animaux, des arbres tous créés selon leur propre spécificité. De la même terre, arrosée de la même eau, Dieu, Le Créateur Sage, fait sortir des fruits de couleurs, de saveurs et de formes variées.

Que dire de cet univers qui, avec ses étoiles, son soleil, ses planètes, fonctionne selon un calcul précis ?

Louanges à Dieu, le Parfait Créateur de toute chose !

Il a proclamé dans Son Livre les preuves de Son Existence et de Son Unicité :  

« S’il y avait dans le ciel et la terre des divinités autres que Dieu, tous deux seraient certes dans le désordre. Gloire donc à Dieu, Maître du Trône; bien au-dessus des fictions qu'ils Lui attribuent » [ Le Coran, sourate les Prophètes (n° 21). verset 22 ]

L'ordre parfait qui règne dans l'univers est la preuve qu'il n'y a qu'un seul Maître !

Notre propre existence est une preuve éclatante de l'existence du Créateur, loué soit-Il !

En effet, nul ne peut douter qu'il existe et qu’auparavant il n'était rien:  

« Un laps de temps ne s’est-il pas écoulé durant lequel l’homme n’était même pas une chose mentionnable ? En vérité, Nous l’avons créé d’une goutte d’un mélange de sperme, pour le mettre à l’épreuve. Nous l’avons pourvu d’ouïe, de vue Et mis sur la bonne voie, sans tenir compte de sa reconnaissance, ni de son ingratitude » [ Le Coran, sourate l'homme (n° 76) versets 1-3 ]

Nous sommes incapables de créer quoi que ce soit, ne serait-ce qu'un oeil de notre organisme!

Un jour dont nous ne saurions douter, nous allons mourir et ce corps retournera à la poussière: Celui-là même qui nous a créé une première fois, nous recréera une seconde fois le Jour de la Résurrection, cela est facile pour Lui: 

« C'est de la terre que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d'elle Nous vous ferons sortir une fois encore » [ Le Coran, sourate Tâhâ (n° 20): verset 55 ]

L'Imam Abou Hanifa (que Dieu l'agrée) menait un combat sans merci à ceux qui ne croyaient qu'à la force du temps, les matérialistes. Un jour qu'il était assis dans sa mosquée, voilà qu'un groupe de ces gens l'entoura avec des sabres dégainés pour l'assassiner.

Il leur dit: "Répondez d'abord à l'une de mes questions puis faites de moi ce que vous voulez". Ils lui demandent: "Quelle est ta question?"

Il répond: "Que diriez-vous de quelqu'un qui vous dit: "J'ai vu un navire lourdement chargé de marchandises et entouré en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de toutes sortes. Ce navire poursuivait pourtant en toute quiétude son chemin à travers les flots sans capitaine pour le diriger, ni pilote pour rectifier sa marche". Est-ce que l'esprit accepte une telle affirmation?

Ils dirent: "c'est une chose inconcevable".

Abou Hanifa leur dit: "gloire et pureté à Dieu ! Si l'esprit n'admet pas qu'un navire avance en toute quiétude dans la mer sans pilote ni capitaine, comment peut-il admettre que ce monde se maintienne sans créateur malgré la diversité de ses états, l'étendue de ses limites et la disparité de ses contrées ?"

Ils fondirent en larme et lui dirent : "Tu as vraiment raison". Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et revinrent à Dieu repentants.  

« Ô, l'homme! Qu'est-ce qui t'a abusé au sujet de ton généreux Seigneur ? Qui t'a créé puis t'a modelé selon les proportions les plus harmonieuses? En quelle belle forme Il t'a façonné, celle qu'Il a voulue! » [ Le Coran, sourate la Rupture (n° 82): versets 6-8 ]

Lors d'une émission télévisée, le grand physicien et astronome canadien Hubert Rives, résidant en France, fut interpellé en ces termes: "quelle est la question à laquelle vous n'avez jamais pu répondre de votre vie?". Ecoutons-le: "voyez-vous, j'ai étudié les galaxies et j'ai découvert qu'il y régnait un ordre parfait, puis j'ai étudié le règne végétal et animal et j'y ai constaté la même harmonie; puis je vois l'homme répandre sur cette terre le désordre, la guerre, le sang et l'injustice.

Comment se fait-il qu'avec cette intelligence qui lui permet de réfléchir, de comprendre et d'admirer cet ordre parfait dans l'univers, il puisse répandre le chaos sur terre?".

Voici la réponse dans le Livre de Celui qui a créé cet univers parfait:  

« La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu'Allah leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont oeuvré; peut-être reviendront-ils vers Allah » [ Le Coran, sourate les Romains (n° 30): verset 41 ]

Le saint Prophète Muhammad – Paix et Bénédiction soient sur lui- a dit :

« Dieu a 99 Noms et celui qui les gardera en son cœur en comprenant leur signification entrera au Paradis ».

Parmi Ses Noms, Allah  est Le Bâtin : « Le Caché » car on ne peut Le voir (1) :   

« Les regards ne peuvent L’atteindre, cependant qu’Il saisit tous les regards. Et Il est Le Doux, Le Parfaitement Connaisseur » [ Le Coran, sourate les bestiaux (6), verset 103 ]

Allah est Le Zahir : « L’Apparent », car Il est la cause existentielle de l’univers comme le livre est la preuve de l’existence du scribe, même si nous n’avons ni vu, ni connu celui qui l’a écrit.

    A ce propos un savant a dit :

"La Parole de Dieu qui nous est dispensée, que nous lisons, méditons et comprenons, est une preuve de l'existence du Créateur (gloire à Lui), car il est inconcevable qu'une parole existe ex-nihilo !

La Parole de Dieu témoigne donc de Son existence, surtout qu'elle renferme la loi la plus solide et la plus sage que l'homme eût connue et dont il a tiré d'énormes profits. Elle énonce les théories scientifiques les plus vraies, contient de nombreux faits historiques et des prophéties d'une authenticité remarquable.

Aucune de Ses lois n'a manqué d'apporter ses fruits pendant toute cette longue durée malgré le changement du temps et du lieu. Aucune de Ses prédictions n'a failli.

Aucun historien n'a osé démentir un des faits historiques que le Coran a cités en détail et auxquels il a fait allusion.

Une parole si sage et si vraie, la raison ne peut l'attribuer à un mortel, car elle est au-dessus de ses possibilités et du niveau de son savoir.

Donc, n'étant pas la parole de l'homme, elle est celle du Créateur, et prouve Son existence, Sa puissance et Sa sagesse".

Nous terminerons par  un magnifique exemple :

« Admirez un beau tableau : vous y voyez un lac bleu, des montagnes blanches l’entourant avec de beaux arbres et des fleurs. Au milieu : un magnifique paon qui fait la roue en déployant ses milliers de plumes colorées. » Vous n’avez jamais vu, ni connu celui qui a peint cette œuvre d’art qui a nécessité plusieurs semaines de travail. Votre raison ne peut jamais admettre qu’il n’y avait pas eu un homme pour la réaliser.

Dieu qui a créé le tableau original, créé le paon qui vit - Le Maître de la création, le Peintre des peintres – diriez-vous dans l’ombre de votre ignorance qu’Il n’existe pas ?   

« C’est Lui Dieu, Le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, Le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c’est Lui le Tout-Puissant, Le Sage. » [Coran, Sourate l’Exode (no 59), verset 24 ] 

(1) On ne peut voir Dieu dans cette vie d’ici-bas, mais Dieu a promis aux Croyants qu’ils Le verront dans le Paradis [ Le Coran, sourate La Résurrection (no 75) versets 22-23 ]

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28 décembre 2009

Lettre ouverte au Pape Benoît XVI

A loccasion de la clôture du mois doctobre, mois de la Mission, et de la Journée mondiale de la Mission, célébrée le 21 octobre, et du colloque de la Mission, tenu du 21 au 23 octobre à Naples, dans le cadre de "lévangélisation du monde", imposé par Vatican II, en 1965, permettez-moi honorable Père daborder un sujet, fort délicat, dont nul nignore les effets négatifs, ni les actions qui prennent les envergures dune hystérie obsessionnelle..

Que ce soient des colloques, des congrès, des tables rondes, des journées mondiales de jeunesses ou sous dautres appellations, des jeux olympiques, des missions dans les quatre coins du monde, ou mêmes fourrés dans les accoutrements militaires des envahisseurs, les missionnaires ne passent plus inaperçus. Lobsession dévangéliser le monde dépasse toute logique,- dailleurs vous ne faites que le répéter, dans presque tous vos textes, que léglise est dabord missionnaire. Missionnaire par obéissance au verset 19, dans le dernier chapitre de lévangile selon Mathieu, disant : "Allez donc, de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit".

Cest tout le monde chrétien qui a été mobilisé, par Vatican II et son document Ad gentes pour participer à lévangélisation du monde. Tout un arsenal dinstitutions, dorganisations officielles ou non gouvernementales, des groupes, des jeunes, même des enfants missionnaires, des cellules paroissiales dévangélisation, tous les moyens dans tous les domaines de la société ont été placés comme arme dévangélisation! Si cela est passé inaperçu juste au début, Jean-Paul II lannonça nettement, en 1982, à Saint Jacques de Compostelle. Et depuis, jamais furie na été plus empressée, plus hystérique, pour diaboliser lislam et christianiser le monde !

Là, permettez-moi de vous montrer, honorable Père, que les textes du Nouveau Testament contredisent ce verset sur lequel vous vous basez, et, par là même dénoncent tout ce qui en découle : la vraie cause du terrorisme, provoqué par cette évangélisation !

Daprès les textes du Nouveau Testament, le message de Jésus, tel quil le dit lui-même : " Je nai été envoyé quaux brebis perdues de la maison dIsraël " Mt. 15 : 24). Cest ce quil avait déjà annoncé un peu plus haut : " Ces Douze, Jésus les envoya en mission avec les prescriptions suivantes : Ne prenez pas le chemin des païens et nentrez pas dans une ville de Samaritains : allez plutôt vers les brebis perdues de la maison dIsraël " (10 : 5-6).

Cest ce que lon trouve aussi dans les Actes des Apôtres, lorsquil est dit : " Cest pour vous dabord que Dieu a ressuscité son Serviteur et la envoyé vous bénir, du moment que chacun de vous se détourne de ses perversités " (3 : 6). Ce qui veut dire que Jésus na été ressuscité, en premier lieu, daprès le texte, que pour les juifs qui plongent dans la perversité, de laquelle ils doivent sen détourner..

Ce ne sont point les seuls versets que renferme le Nouveau Testament (Bible de Jérusalem, 1986). Nombreux sont les versets qui prouvent que Jésus annonçait le Royaume de Dieu et point lévangélisation du monde ! Que de fois ne lit-on : "Chemin faisant, proclamez que le Royaume des Cieux est tout proche" (Mt. 10 : 7), ou bien : ".. en vérité je vous le dis, vous nachèverez pas le tour des villes dIsraël avant que ne vienne le Fils de lhomme!" (Mt 10 : 23). Bien plus, lévangile selon Mathieu renferme plus dune trentaine de versets annonçant le Royaume de Dieu ou des Cieux, à part le chapitre 13 qui, du 1r au 52e verset, ne parle que du Royaume de Dieu et de sa proximité !

Cette réalisation était si proche que lorsque les Douze partirent pour prêcher, Jésus leur dit : " Si lon vous pourchasse de telle ville fuyez dans telle autre, et si lon vous pourchasse de celle-là fuyez dans une troisième; en vérité je vous le dis, vous nachèverez pas le tour des villes dIsraël avant que ne vienne le Fils de lhomme " (Mt: 10 : 23). Même lorsque Jésus se trouvait face au Grand Prêtre, durant le procès, il dit :" Dailleurs je vous le déclare : dorénavant, vous verrez le Fils de lhomme siégeant à droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel " (Mt 26 : 64).

Lévangile selon Marc rapporte, dès le premier chapitre, comment Jésus poursuit le message de Jean-Baptiste : " Après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, proclamant lEvangile de Dieu et disant : Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à lEvangile " (14-15). Dans le chapitre 9 Jésus dit : " En vérité je vous le dis, il en est dici présents qui ne goûteront pas la mort avant davoir vu le Royaume de Dieu venu avec puissance " (1). Et il le répète au chapitre 13 : " En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point " (30-31).

Daprès lévangile selon Luc, " Le jour venu, il sortit et se rendit dans un lieu désert. Les foules le cherchaient et, layant rejoint, elles voulaient le retenir et lempêcher de les quitter. Mais il leur dit : Aux autres villes aussi il me faut annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu, car cest pour cela que jai été envoyé " (4 : 42-43). Ce qui prouve daprès tous ces versets que dit Jésus, son message consiste en deux choses bien précises : ramener les brebis perdues de la maison dIsraël, vers lunicité du Dieu unique, et non trinitaire, et annoncer la proximité du Royaume de Dieu, qui est : justice, paix et joie.

Dans le même évangile selon Luc, au début du chapitre IX, Jésus " Ayant convoqué les Douze, il leur donna puissance et pouvoir sur tous les démons, et sur les maladies pour les guérir. Et il les envoya proclamer le Royaume de Dieu et faire des guérisons" (1-2). Ce qui démontre que les apôtres ont obtenus les mêmes pouvoirs que Jésus et les pratiquaient. Et dans le chapitre X Jésus poursuit : " guérissez ses malades et dites aux gens : Le Royaume de Dieu est tout proche de vous. Mais en quelque ville que vous entriez, si lon ne vous accueille pas, sortez sur ses places et dites : Même la poussière de votre ville qui sest collée à nos pieds, nous lessuyons pour vous la laisser. Pourtant, sachez-le, le Royaume de Dieu est tout proche " (9-11).

Ce qui prouve que non seulement Jésus avait comme devoir dannoncer le Royaume de Dieu, mais cétait aussi celui des apôtres. Ce royaume de la justice, de la paix et de la joie étant le seul message à annoncer, et non lévangélisation du monde.

Le chapitre III de lévangile selon Jean commence avec lhistoire de Nicodème qui demande à Jésus : " … personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu nest pas avec lui. Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître den haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu ".

Tel quon vient de le voir, les quatre évangiles abordent et parlent du Royaume de Dieu en tant quannonce majeure de la part de Jésus. De même les Actes, dont le premier chapitre commence avec tout ce que Jésus a fait et enseigné, même après sa passion : "pendant quarante jours, il leur apparu et les avait entretenus du Royaume de Dieu " (1-3).

Passons outre cette flagrante divergence sur la durée du séjour de Jésus, après sa résurrection, qui va dun à quarante jours, selon lequel des évangiles. Cest une des centaines de contradictions qui se trouvent dans la Bible, et soulignons un point essentiel : non seulement Jésus annonçait le Royaume de Dieu de son vivant, mais même après sa mort et sa résurrection,- comme dit le texte, il passa 40 jours à ne parler que de ce Royaume !

Bien plus, les Actes se terminent par les deux versets suivants : " Paul demeura deux années entières dans le logis quil avait loué. Il recevait tous ceux qui venaient le trouver, proclamant le Royaume de Dieu et enseignant ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ avec pleine assurance et sans obstacle " (28 : 30-31).

Dans son épître aux Romains, Paul précise que " Le règne de Dieu nest pas affaire de nourriture ou de boisson, il est justice, paix et joie dans lEsprit Saint" (14 : 17). Aux Corinthiens, il ajoute : " Ne savez-vous pas que les injustes nhériteront pas du Royaume de Dieu ?" (6 : 9). Quant aux Galates, il leur dit, après avoir énuméré les produits néfastes de la chair : " et je vous préviens, comme je lai déjà fait, que ceux qui commettent ces fautes-là nhériteront pas du Royaume de Dieu" (5 : 21). Aux Ephésiens il reprend : " Car sachez-le bien, ni le fornicateur, ni le débauché, ni le cupide – qui est idolâtre – nont droit à lhéritage dans le Royaume du Christ et de Dieu " (5 : 5). A noter un petit changement : après avoir déifié Jésus le long de ses prêche, Paul, soit dit en passant, concède le Royaume de Dieu au Christ aussi !

Changement que Pierre accentue davantage dans sa deuxième épître, en disant: " Car cest ainsi que vous sera largement accordée par surcroît lentrée dans le Royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ" (1 :11). Dabord appartenant à Dieu, selon Jésus, les apôtres ne tardèrent pas à partager le Royaume entre Dieu et Jésus, puis, christologie exige (!), cest devenu le Royaume éternel du Seigneur et Sauveur Jésus Christ ! Quel que soit le propriétaire, cela ne change en rien le fait que les deux seules messages ou raison dêtre de Jésus sont : les brebis perdues de la maison dIsraël et lannonce du Royaume de Dieu. Bien plus, Jésus précise aux Grands prêtres et aux pharisiens : " Aussi, je vous le dis : le Royaume de Dieu vous sera retiré pour être confié à un peuple qui lui fera produire ses fruits " (Mt. 21 : 24).

Avant de terminer, il semble nécessaire dattirer votre attention sur quelques contradictions remarquées entre le texte et lapplication que vous en faite : Jésus avait précisé sa mission limitée aux brebis perdues de la maison dIsraël (Mt. 15 : 24), et dans le même évangile il précise à ses Douze de ne pas prendre le chemin des païens et de ne point entrer dans une ville de Samaritains et daller plutôt vers les brebis perdues de la maison dIsraël (10 : 5-6).

Ne semble-t-il donc pas illogique, après tous ces textes, de le voir dicter à ses disciples, après sa"résurrection", en tant que fantôme ou manifestation, et leur donner lordre dévangéliser "toutes les nations" au nom de la Trinité, après avoir préciser sa vie durant, de ne point prendre le chemins des païens ?!

Nest-ce pas contredire la volonté de Jésus que dimposer la christianisation du monde, surtout avec un texte qui laisse à désirer ?! Une autre contradiction est à relever entre Mathieu et Marc à propos de ce verset trinitaire : Mathieu dit que cet ordre à été donné aux Onze en Galilée sur "la montagne où Jésus leur avait donné rendez-vous" (28 : 16), tandis que Marc écrit que Jésus "se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant quils étaient à table, et il leur reprocha leur incrédulité et leur obstination à ne pas ajouter foi à ceux qui lavaient vu ressuscité". Ce qui veut dire que cest à la maison, en tant quapparition quil leur transmet ce prétendu verset !

Contradiction à part, on ne peut que sétonner du contenu du message quil leur dicte : "Allez dans le monde entier proclamez lEvangile à tout la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas sera condamné". Passons outre cette "tolérance" pour voir les signes qui accompagnent ceux qui auront cru :"en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et sils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris" (Mc 16 : 15-18) !

Daprès ce critère, il semble quil y ait trop peu de croyants parmi les chrétiens!

Les Actes comportent une autre contradiction concernant le baptême : à la fin du Xe chapitre, lorsque Pierre va chez Corneille, "il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ" (10 : 48). Ce qui veut dire, daprès les Actes, que lApôtre Pierre ignorait quil fallait baptiser au "nom du Père et du Fils et du Saint Esprit" !

Dans le chapitre suivant, quand Pierre monta à Jérusalem, les circoncis le prirent à partie : "Pourquoi, lui demandèrent-ils, es-tu entré chez des incirconcis (i-e : chez des païens) et tu as mangé avec eux ? " (11 : 3). Pierre commence à se justifier, en racontant toute lhistoire, puis dit : " Je me suis alors rappelé cette parole du Seigneur : Jean, disait-il baptisait avec de leau, mais vous, vous serez baptisés dans lEsprit Saint" ..

Daprès ce qui précède, et ce ne sont que quelques exemples, on voit que la finale de Mathieu et de Marc sont des additions tardives. Et quelque soit le moyen du baptême, cela prouve que jusquà la rédaction des Actes, la formule de la Trinité était inconnue et que Jésus na point exigé de ses apôtres de christianiser tout le monde ! Car dans le chapitre XI ont voit quil ont été dispersés jusquen Phénicie, à Chypre et à Antioche "mais sans prêcher la parole à dautres quaux juifs" (11 : 19).

Inutiles dajouter tout ce que la critique relève dinconsistant dans ces textes, mais au moins soulignons le fait que la grande majorité, même parmi les ecclésiastes, admettent que les deux finales dans Mathieu et Marc sont des additions tardives, opérées par Saint Jérôme, car même les deux codex le Sinaïticus et le Vaticanus, qui datent du Ive siècle, ne comportent pas cette finale "longue" !

Si on récapitule les quelques pages qui précèdent, on voit que Jésus, le long de sa mission, fût-elle de quelque mois ou de trois ans, selon lévangile auquel on se rapporte, et même après son apparition, fût-elle dun ou de 40 jours, il na fait quannoncer très clairement : quil na été envoyé quaux brebis perdues de la maison dIsraël, et : pour annoncer le Royaume de Dieu. Est-il lieu dajouter que ce dogme de la Trinité, mettant à pieds dégalité Dieu, Jésus et le Saint Esprit, a été formulé et imposé au Concile de Constantinople en 381 : comment se fait-il donc quil se trouve dans un texte écrit entre la fin du premier siècle et le début du second ?!

Au lieu de cette fausse route hystérique visant à éradiquer lIslam et les musulmans, au lieu de cette hystérie anti-terroriste masquant les vrais enjeux politiques contemporains et en premier lieu la question alimentaire, à savoir que 854 millions de personnes souffrent de la faim, daprès le directeur général de la FAO, le premier devoir nest-il pas de les nourrir ? Les sauver, en tant quhumains ayant plein droit à la vie, au lieu de leur faire miroiter la nourriture dune main et imposer la Bible de lautre.

Avec un texte "sacré" aussi discuté, qui, au 1r Concile du Vatican, en 1869, était imposé comme ayant "Dieu comme auteur", et au second Concile, en 1965, il est jugé par une majorité de 2344 decclésiastes contre 6, qui trouvent " Ces livres, bien quils contiennent de limparfait et du caduc, sont pourtant les témoins dune véritable pédagogie" ! Un texte pareil, exige de la "modestie" de la part de ses représentant et de ses adeptes, et non limposer coûte que coûte à tout la terre.

Une dernière question simpose à propos de lévangélisation, qui est le "rôle principal de lEglise", comme vous ne cessez de le répéter : Quadviendra-t-il des Juifs auxquels vous avez accordé une terre qui ne leur appartient sûrement pas et dont le peuple subit un génocide, en sourdine, au vu et au su de tout le monde : Allez-vous les christianiser, ou bien sont-ils exempts du Salut ?

En vous remerciant pour la lecture, je vous prie dagréer, Honorable Père, mes hommages distingués et tous mes vœux pour que vous puissiez établir La justice, La paix et La joie, avec une équité digne de Jésus, Prophète et Messager, et digne du poste que vous occupez.

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LE MIEL ENTRE LE CORAN ET LA SCIENCE

Le miel fait, dans ces deux dernières années, l’objet de plusieurs recherches et publications, ce qui n’était pas le cas il y a quelques décennies. Presque, chaque semaine, une étude est publiée sur ce sujet, dans des revues de grande renommée.
Dans le Coran, Dieu, dont le nom est béni et exalté, dit « [Et voilà] ce que ton Seigneur révéla aux abeilles : "Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que [les hommes] font. 69. Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les sentiers de votre Seigneur, rendus faciles pour vous. De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent. » Sourat des abeilles 16, verset 68 et 69.

D’autres nombreux Hadith, dans la Sounat, viennent mieux dévoiler les différentes qualités et caractéristiques du miel, notamment dans le domaine médicinal. Ibn Abass rapporte que le Prophète lui a dit : « La guérison réside dans 3 choses : une gorgée de miel, une scarification, ou un point de feu ; et je défends ma communauté du feu » Boukhari. Egalement, Ibn Massoud lui rapporte ce que lui a dit le Prophète : « Contentez-vous des deux remèdes, le miel et le Coran » Ibn Majah et El Hakim.

D’une autre part, les recherches scientifique récentes démontrent, de plus en plus, les qualités du miel dans différents domaines. Parmi les plus récentes de ces recherches, celles d’un enseignant à l’Université de Waikato à la Nouvelle Zélande, le Professeur Peter Molan, qui a investi avec ses collaborateurs 20 ans environ de recherche sur le miel, et qui a fini par publier des dizaines d’articles à ce sujet, dans des revues médicales les plus mondialement recommandées. Le dernier article fut publié en Avril 2003. Cependant, il n’est pas le seul. D'autre chercheurs ont consacré leur travaux à cette substance, et fini par publier de nombreux articles qui ne manquent pas d’intérêt.

Certes, le miel était depuis l’antiquité un bon remède pour un ensemble de maladies, et ses effets sur la longévité et la bonne santé étaient très connus. Ne serait-ce comme preuve que l’état de santé quasi parfait des élévateurs d’abeilles. L’histoire elle-même nous rapporte un certain nombre de personnes célèbres, d’une longévité remarquable, et qui avaient, pour secret, un régime alimentaire à base de miel. Vitagor , à titre d’exemple, mangeait le pain et le miel régulièrement. Son âge dépassait 90 ans. Le grand maître de la médecine Hypochrate, dont l’âge était de plus de 108ans, avait pour repas quotidien le miel. Les exemples sont nombreux.

Mais, on est en droit de se demander : les musulmans avancent que le Coran parle des remèdes contenus dans le miel, tout en sachant que de nombreuses nations, tels les Pharaoniens, les Grecs, les Romains.. l’utilisaient autant que remède, et qu’il fut déjà cité dans les autres Livres Saints ; en quoi donc consiste la nouveauté dans le Coran et où ce miracle réside t-il donc ? La réponse s’éclaircit dans les 3 points suivants :

1- Dieu ne cite pas le miel explicitement, mais parle de ce qui sort du ventre des abeilles. Toute la liberté donc, est à l’homme d’étudier les excrétions des abeilles, à savoir, le miel, l’alimentation royale, la cire, voire le poison.., de connaître leurs caractéristiques et d’analyser leurs compositions. C’est l’étape de la connaissance.

2- Toutes ces substances, citées ci-dessus, sont des remèdes. Sans une analyse de près, l’homme serait incapable d’attribuer chaque maladie à son remède. Le Coran l’invite, de ce fait, à faire des recherches et des expériences sur ces substances pour en raffiner les connaissances et en tirer profit. C’est l’étape de l’expérimentation.

3- Le Coran annonce textuellement « une guérison pour les gens. Il n’a pas dit : remède pour tout le monde. Ce qui ne signifie pas que toutes les maladies vont être traitées par du miel, seulement certaines.

Ces trois petites remarques ont, pour point commun, l’invitation à méditer, à réfléchir et rechercher, que permet le Coran. C’est ici que réside le miracle. Car à la fin du verset, Dieu dit : « Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent ».

Voici à présent quelques extraits des publications faites au sujet du miel exposant différentes recherches réalisées et leurs résultats.

a- les microbes ne résistent pas au miel :

Tel est le titre d’un article publié dans la revue Lancet infect Dis, en Février 2003. Dans cet article, le Dr Dixon confirme la grande efficacité du miel à contrôler, irrésistiblement, un grand nombre de microbes. Il finit par recommander le miel comme traitement des brûlures et des plaies. « Tous les types de miel – rapporte le Pr Molan - ont un pouvoir anti-microbe, bien que certains soient plus efficaces que d’autres. Le miel inhibe la croissance microbienne et désinfecte ainsi les plaies ».

b- le miel est un grand agent cicatrisant :

C’est le titre d’un article publié dans J Wound ostomy Continence Nurs, en Novembre 2002 par le Dr Lasby, de l’Université de Charles Tsart, en Australie, qui dit : « Bine que le miel fût utilisé comme remède traditionnel pour les plaies et les brûlures, son introduction dans les protocoles thérapeutiques actuels était, pour longtemps, inconnue. ». Le Dr Kingsley, de l’hôpital Devan, en Angleterre, dans un article publié en Décembre 2001 au Br J Nurs, explique : « Les médias ont tellement fait le point sur l’efficacité du miel dans le traitement des plaies, que les patients, en Angleterre, le réclament auprès de leurs médecins en cas de plaie ».

De nombreuses autres recherches ont démontré les propriétés anti-mircobiennes du miel in vitro. Au même titre, un grand nombre de recherche in vivo, ont confirmé que l’utilisation du miel dans les plaies très inflammées, a permis le nettoyage des suppurations et la réduction du temps de cicatrisation. « Le miel était – précise le Pr Molan, de l’Université de waikato en Nouvelle Zélande – un élément de base dans le traitement des plaies, quelques siècles auparavant. Mais avec l’apparition des antibiotiques, il est devenu une « mode dépassée ». Malheureusement, la résistance aux antibiotiques ne cesse de se développer et demeure un grand problème médical. Ce qui a fait ré-surgir le miel dans le traitement de ces cas » .

Bref, les études expérimentales, aussi bien in vitro qu’in vivo, ont confirmé que le miel possède de nombreuses propriétés :

- efficacité anti-microbienne,

- absence d’effet secondaire sur les tissus,

- antiseptiques fort et puissant,

- stimule les tissus responsables de la cicatrisation,

- anti-inflammatoire et antalgique

- diminue l’œdème et l’exsudation,

- diminue les séquelles de cicatrisation,

- son pH est ses effets osmotiques, jouent un rôle déterminant dans son efficacité anti-microbienne.

c- le miel inhibe la bactérie : Pseudomonas aeruginosae :

Ceci est rapporté par le Dr Cooper en guise d’introduction à son étude, publiée dans la revue J Bur Care Rehabil, en Décembre 2002 : « En l’absence d’un traitement parfait des brûlures suppurées dont l’agent est Pseudomonas aeruinosea, la recherche d’autres moyens thérapeutiques plus efficaces s’impose ».

Certaines études récentes parlent du miel, connu d’ailleurs pour son utilisation ancienne, autant qu’agent anti-pseudomonas. C’est ainsi que le Dr Cooper et ses collaborateurs, de l’Université de Kardief, en Angleterre, ont évalué la sensibilté de 17 sous-types de Pseudomonas, prélevées au niveau de brûlures suppurées, à deux types de miel : le miel « pasture » et « manuka ». tous les sous-types lui étaient sensibles à une concentration inférieure à 10% (g/ml). En plus, les 2 types de miel ont gardé la même efficacité, même après dilution à une concentration dix fois moins. Conclusion : le miel, par ses effets anti-microbes, est apte à être l’un des traitements efficaces des suppurations des brûlures dues à Pseudomonas aeruginosea.

Une autre étude, publiée dans la revue J Appl Microbial, en 2002, confirme l’efficacité du miel comme traitement des brûlures suppurées par les bactéries Cocci Gram positif.

d- le miel est un bon pansement des plaies :

Dans une étude, publiée dans la revue Ann Plast Surg, en Février 2003, qui a été effectuée sur 60 patients hollandais atteints de différentes plaies profondes, classées en plaies chroniques (21 patient), plaies compliquées (23 patients), et plaies aiguës dues au rejet ( 16 patients). Dans cette étude, les chercheurs ont rapporté la facilité de l’utilisation du miel en application, chez tous les malades, à l’exception d’un seul cas, et que le miel a permis la désinfection des plaies, sans qu’aucun effet secondaire soit observé.

Lesdits chercheurs ont souligné le nombre de médecins qui hésitent encore à utiliser le miel, pour traitement local, sous réserve que son utilisation n’est pas confortable vu sa viscosité et sa collabilité.

Aussi, le miel est-il conseillé pour son usage comme protecteur, sur les berges des incisions dans la chirurgie carcinologique. C’est ce qu'annonce un article des Arch Surgery, publié en 2002.

e- le miel et les brûrlures :

A ce sujet, la revue Burns en 1996 à publié une étude portant sur l’utilité du miel dans le traitement des brûlures. Sur deux groupes de 50 patients, atteints de brûlures ( chaque groupe est composé de 50 patients), le miel était utilisé dans le 1er groupe. Le 2ème était traité par l’application, sur les lésions, de portions de pomme de terre bouillies ( comme élément naturel non pathogène : placebo). Le résultat de cette étude a montré que 90% des brûlures, traitées par du miel, sont devenues stériles en 7 jours, et que le taux de cicatrisation complète, au bout de 15 jours, était de 100%. Alors que seulement 50% des patients du 2ème groupe ont cicatrisé en 15 jours.

f- le miel est riche en anti-oxydants :

Les chercheurs ont comparé, dans une étude publiée en Mars 2003, dans la revue J Agric Food Chem, entre la consommation de 1,5 g/Kg du poids du corps, du miel et la même quantité du jus du maïs. Ils ont comparé l’effet de ces deux éléments sur l’activité anti-oxydative. Le contenu plasmatique en anti-oxydants phénoliques était nettement supérieur après consommation du miel, par rapport au jus du maïs. L’étude a également signalé l’efficacité des anti-oxydants phénoliques, contenus dans le miel, qui permet à l’organisme d’augmenter sa résistance au stress oxidatif.

Il est estimé que le citoyen américain consomme, annuellement, plus de 70 Kg des édulcorants. L’utilisation du miel, comme alternative à ces édulcorants, améliorerait mieux le système anti-oxydant au sein de l’organisme humain. Telle est la recommandation que fait le Pr Schramm, le miel au lieu des édulcorants.

Dans une autre étude, réalisée en France et publiée dans la revue J Nutr, en Novembre 2002, on a administré à des rats, une alimentation contenant 65g d’amidon, sous forme d’amidon du blé, ou un mélange de fructose et du glucose ; en opposition à une autre alimentation contenant du miel. Les chercheurs ont constaté que les rats, alimentés par du miel, avaient un niveau d’anti-oxydants supérieur, et que le leurs cœurs étaient moins exposés à l’oxydation des lipides. D’autres études pour mieux comprendre les mécanismes de ces propriétés anti-oxydatives s’avèrent nécessaires, ainsi commentent les chercheurs.

g- le miel et la santé buccale :

Le Pr Molan a insisté, dans un article dans la revue Gent Dent, en Décembre 2001, sur le rôle que jouerait le miel dans le traitement des maladies de la gencive, ainsi que les ulcérations buccales et autres pathologies ; et ce, grâce à ses propriétés anti-bactériennes.

h- le miel dans le traitement des muscites post radiques :

La revue Support Care Cancer a publié, en Avril 2003, une étude effectuée sur 40 patients, atteints de cancers dans la région cervicale et la tête, et nécessitant une radiothérapie. Les patients ont été partagés en 2 groupes. Le 1er groupe a reçu la cure de radiothérapie directement après diagnostic. Le 2ème groupe, a bénéficié, avant la cure de radiothérapie, d’une application locale du miel au niveau buccal. Les patients ont pris 20g de miel 15 minutes avant et après la cure, puis 6 heures après la cure. L’étude a montré une baisse importante du taux de survenue de muscite chez les patients ayant utilisé du miel, ( 75% dans le 1er groupe, versus 20% dans le 2ème groupe).

La conclusion des chercheurs souligne que l’application du miel localement, au cours des séances de radiothérapie, est une méthode efficace et peu coûteuse, de prévenir les miscites post-radiques au niveau buccal. Une conclusion qui mérite, d’être confirmée par d’autres études multicentriques pour soutenir ces résultats.

i- le miel dans les affections de l’estomac et des intestins :

Dans une étude publiée dans la revue Pharmacol Res en 2001, les chercheurs ont prouvé que le miel a bien, une place dans le traitement des gastrites (inflammation de l’estomac). Des lésions et des ulcérations ont été provoquées chez des rats, par l’administration d’alcool alors qu’un 2ème groupe de rats ont reçu du miel, avant de leur administrer l’alcool. Il a été noté que le miel a protégé l’estomac des lésions que peut provoquer l’alcool. Une autre étude similaire a été publiée, en 1991, par la revue scandinave des maladies gastrologiques.

Aussi, les chercheurs ont-ils procédé à tester l’efficacité du miel naturel sur la bactérie la plus communément connue pour son incrimination dans la pathogénie de l’ulcère gastrique, et les gastrites, appelée Helicobacter Pylori. Ils ont montré que l’administration d’une solution de miel concentrée à 20% a inhibé cette bactérie in vitro. Cette étude est publiée dans la revue Trop Gastroent en 1991. D’autres expériences sont nécessaires pour étudier cet effet chez l’homme.

En lisant les hadiths du Prophète, on s’apperçoit que le Prophète a parlé de cette propriété du miel. Dans un Hadith rapporté par Boukhari et Mouslim, un homme venant chez le Prophète lui dit : Mon frère a une diarrhée. Le Prophète lui répondit : « Donne-lui du miel ». Il lui en donna. Puis il revenu chez le Prophète et lui dit : je lui en ai donné, mais il n’a fait que aggraver sa diarrhée. Il répéta la scène à trois reprises. En venant une 4ème fois, le Prophète lui répondit encore : « Donne lui du miel », il contesta : je lui en avais donné, son cas s’aggrave toujours. Le Prophète lui précisa donc : « Dieu a raison, alors que le ventre de ton frère lui, ment ». Il lui en donna, et il guérit.

En effet, le fameux BM J a publié en 1985 une étude réalisée auprès de 169 enfants atteints de gastro-entérite. 80 parmi eux, ont reçu le sérum glucosé associé à 50 ml de miel au lieu du glucose. Les chercheurs ont noté que la diarrhée, due à la gastro-entérite, a duré 93 heures chez les enfants n’ayant pas reçu le miel ; alors que les bénéficieres de la cure du miel ont eu une durée moindre (58heurs).

j- le miel a-t-il un rôle dans le traitement des colites (inflammation du côlon) ?

Telle est la question que se sont posée des chercheurs de l’Université d’Istanbul, et ont publié les résultats de leurs recherches dans la revue Dig Surg en 2002. Ils ont constaté que l’administration du miel par voie rectale a la même efficacité que le cortisone, chez des rats, aux quels une colite a été provoquée. Toutefois, cette étude reste à confirmer par d’autres contrôles.

De même, la revue Eur J obstet Gynecol Repord Biol a publié, en Septembre 2002, une étude effectuée sur des rats ayant des lésions abdominales. Elle a montré que l’administration en intra péritonéal, du miel, a permis de réduire le taux de survenue d’adhésion péritonéale. Etude qui demeure encore au stade expérimentale seulement sur des rats.

Le miel peut-t-il protéger contre les lésions inflammatoires du colon ? Cette question a fait l’objet d’une étude réalisée à l’Université du Roi Saoud , en Arabie Saoudite. Les chercheurs de cette Université ont procédé à provoquer des lésions au niveau du colon, chez des rats, par un acide. Ces rats ont reçu au préalable des doses du miel, du glucose et du fructose, par voie orale et rectale. Ils ont constaté que le miel a eu un rôle primordial de protection du colon contre l’agression de cet acide.

k- le miel et le cuir chevelu :

En se basant sur les effets anti-microbiens, antifongiques et anti-oxydants du miel, un chercheur, le Dr Al Willis, a étudié l’effet du miel en traitement de la dermatite séborrhéique. Il a étudié 30 patients, 10 hommes et 20 femmes, atteints de cette maladie qui touche le scalpe, le visage et la partie antérieure du thorax ; avec un âge entre 15 et 60 ans.

Les lésions dermatologiques, chez ces patients, étaient des squames blanches sur une surface érythémateuse. Les patients appliquaient une solution à base de miel (90% de miel dans de l’eau tiède) une fois tous les deux jours, sur les zones atteintes, notamment, le scalpe, le visage et le thorax, avec un massage de 2 à 3 minute, pour une durée de 3 heures avant de se rincer avec de l’eau tiède. Un suivi quotidien de ces patients était établi, sur les critères de prurit, squames et chute de cheveux. Le traitement a duré 4 semaines, avec une bonne réponse ; les patients ne se plaignent plus de prurit ni de squames à partir de la 1ère semaine de traitement. Les autres lésions ont complètement disparu au bout de 2 semaines.

Puis, la surveillance de ces patients a continué pendant 6 mois, avec une application une fois par semaine du miel sur les zônes atteintes. Aucune rechute n’a été signalée chez les 15 patients qui n’ont pas arrêté le traitement. Tandis que les lésions ont réapparu chez 12 patients parmi les 15 qui ont arrêté le traitement.

Le Dr Willis a conclu, en fin de son étude, que le miel, en traitement local, peut très bien, améliorer les symptômes de la dermatite séborrhéique, et empêche la survenue de rechute s’il est utilisé une fois par semaine.

Dieu dont le nom est béni et exalté a raison de dire : « De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a une guérison pour les gens. Il y a vraiment là une preuve pour des gens qui réfléchissent ».

Traduit par : Dr. Elmanaoui rachid

Références :

- Dr Hassane Chamsi Bacha : La revue Al-iajaz Alilmi N° : 15, page 6-11

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25 septembre 2009

Interdire la fornication et l'homosexualité, pourqoui?

) L ‘interdiction de la fornication :

Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 32 de Sourate EL ISRAA (le voyage nocturne) : « N'approchez pas la fornication, c'est une infamie, une voie funeste ». Et dans un hadith, d’après Abdoullah Ibnou Abass, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Oh ! Jeunes de Koraiche préservez vos sexes des rapports illégitimes, donc ne commettez pas l’adultère, car celui qui aura préservé son sexe, aura le paradis » écrit par : El Tabarani dans son livre « le grand livre ».

Et selon El Haithame Bano Malek el Taai, le prophète Mohamed (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit :

«Il n y a pas pire péché, après le péché du polythéisme, qu’un spermatozoïde posé par un homme dans la matrice d’une femme qui lui est illégitime ».

Dans un autre hadith de Abi Hourayra (que Dieu l’agrée), le prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) a dit : « Le fornicateur ne peut commettre une fornication, quand il fornique alors qu’il est croyant », édité par les deux scheiks[1]. Nous comprenons par cette subtilité de langage que : un fornicateur ne peut pas être croyant au moment où il pratique la fornication.

Allah a dit : « n’approchez pas la fornication », ça veut dire ne vous en approchez pas du tout, quelque soit la cause ou le prétexte, car la non abondance des causes peut y conduire, alors que c’est un acte très vil et un grand péché.
II) La punition de la fornication :

Allah a aussi dit, dans le verset numéro 2 de Sourate EL NOUR (la lumière) : « La fornicatrice et le fornicateur, fouettez les chacun de cent coups de fouets. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah, si vous croyez en Allah et au jour dernier. Et qu’un groupe de croyant assiste à leur punition »

Le sens apparent de ce verset, dans la punition des coupables de fornication, est cent coups de fouet, mais il été a prouvé dans la Sunna du Prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) que la punition des personnes adultères célibataires diffère de celle des mariés, tout en ajoutant aux cents coups de fouet une année complète d’exil.

III) L’interdiction de l’homosexualité

Le pire de ce qui a entaché l’histoire de l’humanité est l’éloignement d’une partie des humains, de la nature innée dont Dieu les a dotés.

Ils ne se sont pas contentés des relations sexuelles avec le sexe opposé sur la base des lois de la religion et de leur propre nature, mais ils ont laissé leurs âmes obéir à ce que leur dicte Satan, et se sont adonner à des pratiques éloignées de la bonne voie, et à pratiquer des relations sexuelles perverses soit avec leurs épouses (par exemple la sodomie) soit avec des humains du même sexe (l’homosexualité masculine ou féminine), jusqu'à arriver à la pire des bassesses en pratiquant des actes sexuelles avec des animaux (zoophilie) ou avec des cadavres (nécrophilie).

Et Dieu a interdit toutes ces différentes sortes de pratiques sexuelles perverses :

A) L’homosexualité masculine (EL LIWATE)

Allah -louange à lui- a dit dans le verset numéro 165 et 166 de sourate EL CHOUARAA (les poètes) « accomplissez-vous l’acte charnel avec les mâles de ce monde ? Et délaissez-vous les épouses que votre Seigneur a créées pour vous ? Mais vous n’êtes que des gens transgresseurs.»

Aussi Allah a dit dans le verset numéro 80 et 81 de sourate AL_A’RAF « Et Lot, quand il dit à son peuple : «Vous livrez vous à cette turpitude que nul, parmi les mondes, n’a commise avant vous ? Certes, vous assouvissez vos désirs charnels avec les hommes au lieu des femmes ! Vous êtes bien un peuple outrancier. »

Et le législateur dans l’islam a instaurer une punition formelle et stricte sur la base du Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix) « Si vous trouvez quiconque en train de pratiquer les pratiques du peuple de Loth, tuez les, que ce soit celui qui commet l’acte ou celui qui le subit.» (El Tarmidi numéro 1376)

B) L’homosexualité féminine (EL SIHAKE)

C’est des pratiques contre nature auxquelles s’adonnent certaines femmes, et consistent en un rapport sexuel entre des femmes imitant ainsi les caresses et les attouchements intimes qui se produisent dans un couple hétérosexuel, et ces actes sont strictement interdits selon un Hadith du prophète (que Dieu lui accorde Sa Grâce et Sa Paix): «le lesbianisme (l’homosexualité féminine) entre femmes est une fornication entre elles» (El Tabarani )
C) L’interdiction de la sodomie (relation sexuelle anale)

Aussi Allah a dit dans le verset numéro 222 de sourate AL_BAQARA (la vache)

« Eloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d’Allah ».

Le prophète SWS a dit à ce propos : « Maudit celui qui prend sa femme par derrière » Abou Daoud numéro 1847.

VI) Les maux causés par les turpitudes et l’anarchie sexuelle :

Le docteur El Nassimi a résumé, en un ensemble de points, les conséquences de la liberté sexuelle en tant que maux néfastes et destructeurs pour l’individu et pour la société :

1/ Quand l’être humain s’abandonne à satisfaire ses envies sexuelles et à assouvir ses désirs et ses instincts primitifs cela conduit irrémédiablement à des résultats néfastes qui nuisent sa santé et détruisent la cellule familiale qui est l’élément de base constituant la société.

2/ Les turpitudes sont principalement les seules causes des M.S.T (Maladies Sexuellement Transmissibles) et le plus important mode de leur transmission et leur propagation, comme la syphilis, les chaudes pisses, Gonorrhea et le SIDA.

3/ Comme nous avons vu, l’homosexualité provoque des maux plus complexes que ceux provoqués par la fornication hétérosexuelle. L’homosexuel « actif » habitué aux relations avec les hommes pervertie et dénature ses envies sexuels vers une seconde nature et ses désirs s’orientent vers les hommes plus que vers sa propre femme. Cela conduit ou à un divorce ou à la pratique de perversions sexuelles avec elle en la sodomisant. Quant à l’homosexuel « passif », il s’expose à des déformations et déséquilibres physiques voir anatomiques et hormonaux avec complications et fini par être perturbé psychologiquement et devient efféminé.

4/ Le phénomène de propagation de la satisfaction du plaisir sexuelle par des voies interdites, et les facilités mises à dispositions pour y accéder, mènent la jeunesse au refus du mariage légal et à la fuite de la responsabilité de fonder une famille, qui est l’élément de base de la société. Ceci mène à la dissolution (l’explosion) de cette société et sa transformation en des individualités insociables sans aucun dénominateur en commun.

IV)Les principales maladies contractées par la fornicateurs et les homosexuels :
Les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) :

Ces maladies ont été appelées autrefois maladies vénériennes relativement à Vénus (mot latin désignant la déesse de l’amour chez les grecs) et elles désignent un certain nombre d’affections contagieuses, transmissibles par les rapports sexuelles.

La diversité des maladies vénériennes ainsi que leurs modes de transmission ont fait que ce terme qui les désignent est devenu inapproprié et insuffisant, et le terme contemporain qui les regroupe est : « les maladies sexuellement transmissibles » ou M.S.T. Ces maladies peuvent se transmettre par n’importe quelle voie parmi les différentes sortes de rapports sexuels qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, qu’il soit vaginal ou anal, ou même par filiation (hérédité) (transmission mère-enfant).

Sans aucun doute, les M.S.T. représentent des avant-goûts de punitions divines subis par ceux qui ont osé violer la nature humaine et qui se sont écarté de la bonne voie en commettant des turpitudes tels que la fornication, l’homosexualité et autres.

La propagation de ces maladies résultat de la liberté sexuelle et la débauche n’est autre que la confirmation de la prophétie du messager de Dieu et la prédominance, la prépondérance et la prééminence prophétique se manifestent par le hadith évoquant ce sujet : «Et il n’apparaît de turpitude dans un peuple sans être annoncée par de graves maladies que leurs ancêtres n’ont jamais connu auparavant». Rapporté d’après Abdallah Ibnou Omar et dont l’authenticité a été confirmée par Al Albani.

En générale les maladies sexuellement transmissibles (M.S.T.) sont :

1/ Syphilis :

C’est une maladie féminine (ou femelle) qui est apparue dans le continent européen au moyen age, et a fini par se propager dans le monde entier. Elle évolue en véritable épidémie de temps à autre, et cette évolution est liée aux périodes de guerre où les circonstances sont favorables à la contamination via les différents moyens anarchiques de satisfaction des besoins sexuels. La Syphilis est transmise par voie sexuelle et peut aussi être transmises par la femme enceinte à son enfant.

La liberté sexuelle actuelle, et la propagation du phénomène de l’homosexualité et de la débauche sont considérées comme étant les facteurs principaux de la propagation de cette maladie d’autant plus que ce phénomène est favorisé par les pilules de contraception, la facilité et la multiplication du phénomène de migration des populations.

Le germe responsable de la syphilis est une bactérie (Treponema pallidum) faisant partie de la famille des spirochètes. Elle est de forme filaire et sa longueur peut atteindre 20 microns. En dehors du corps humain ces microbes trouvent un environnement défavorable et meurent rapidement et c’est pour cela que leur transmission est limitée aux contacts chaux et humides existants dans les relations sexuelles et leurs préliminaires.

Notons qu’il y’a deux types de syphilis: la syphilis acquise et la syphilis congénitale.

1.a) La syphilis acquise :

La maladie évolue en phases successives.
a.1- La syphilis primaire :

L’incubation silencieuse (entre la contamination et les premiers symptômes) est en moyenne de 3 semaines, mais peut se prolonger jusqu’à 3 mois.

La première phase se caractérise par l’apparition d’un chancre : lésion rosée, indolore, non inflammatoire, propre, bien limitée devenant dure, laissant sortir un liquide clair. Il est localisé au niveau des organes génitaux (gland, peau des testicules, grandes lèvres, clitoris, paroi du vagin, col utérin). Il peut être également extra génital (lèvres, langue, amygdale, anus) et peut donc passer inaperçu. Des ganglions durs et indolores sont perçus dans la zone du chancre.
a.2- La syphilis secondaire :

Elle survient entre 1 mois et 1 an après le rapport sexuel contaminant.

La bactérie est responsable de manifestations variées en particulier cutanées (nombreuses lésions dont certaines sont contagieuses) et muqueuses (bouche, langue, vulve, gland, anus). Ces signes cutanés et muqueux sont associés à de nombreux ganglions palpables indolores, une fatigue, une température corporelle légèrement augmentée, des maux de tête. Méningite, hépatite, atteintes rénales et articulaires sont possibles.
a.3- La syphilis tertiaire :

Elle survient en l’absence de traitement, après quelques mois ou années silencieuses.

Elle est caractérisée par des atteintes neurologiques (on parle de neuro-syphilis), cardiaques, hépatiques, digestives, rénales, laryngées, oculaires, troubles psychiatriques. Pendant cette phase de la maladie, le patient n’est plus contagieux.

La syphilis latente se définit comme l’infection par la bactérie sans manifestation clinique mais les réactions sérologiques sanguines sont retrouvées positives. On distingue la syphilis latente précoce (pendant la première année suivant la contamination) et la syphilis latente tardive (après la première année).
1.b) Le syphilis congénitale (héréditaire). :

Lorsque la femme est enceinte elle peut transmettre, via le placenta, les microbes causant cette maladie qui peut être souvent mortelle pour le bébé.

2/ La Gonorrhea :

Ce sont des globules marrons ressemblent á des grains de café qui peuvent causées la maladie du Gonorrhea. Après trois jours de la relation douteuse une inféction touchant le sexe du mal provoquant des douleurs et des brulures au moment du contacte ou au moment des autres besoins biologiques. Ces mêmes microbes peuvent toucher les organes génitaux et urinaires. Pour le cas des femmes, les effets seront moins mais les microbes peuvent endommager le vagin, la vissé et la matrice jusqu'à même l’ovule et il peut causé même une stérilité permanente. Si la maladie et le probleme percistent, le microbe en question peut infecter le sang á 1% touchant par la suite les articulation au niveau des genoux comme elle peut provoqué des malaises cardiovasculaires qui conduisent généralement à la mort subite.
3/Le SIDA:

Le SIDA est la dernière station de l’homme avec les maladies contagieuses causées par les relations illégales et la pratique anarchique du sexe, le SIDA menace de détruire toute l’humanité plus que n’importe quelle autre maladie sur terre.

Le SIDA, abréviation de Syndrome d'Immuno-Déficience Acquise, est une maladie liée à un virus appelé VIH (abréviation de Virus de l'Immunodéficience Humaine) ou HIV en anglais (pour Human Immunodeficiency Virus).

Donc le HIV est le principal Virus qui provoque le SIDA, ce virus est très vulnérable est sensible (en dehors du corps humain) á la chaleur et aux désinfecteurs chimiques, le Virus en question ce trouve principalement dans le sang infecté, dans le sperme, dans le vagin et la matrice. Les relations sexuelles sont les voies principales pour la contamination quelques que soit la nature de ces relations (quelles soient hètero ou homo). Le risque de la contamination et de la transmission est plus élevé chez les homosexuelles vu la spécificité de la pénétration anale.

La transfusion incontrôlable et l’utilisation des instruments médicaux non stérilisés (seringues chez les toxicomanes par exemple) conduisent inéluctablement á la contamination, une étude statistique prouve que 30 % des toxicomanes en Europe sont contaminés par le SIDA, rappelons aussi que la femme enceinte peut transmettre le Virus à son foetus á un taux de 50 %. En résumé le Mode de transmission est comme suit :

Par voie sexuelle. C'est la voie de contamination la plus répandue.

Par voie sanguine: soit par transfusion soit par échanges de seringues

Pendant la grossesse, de la mère à l'enfant

Le développement de la maladie et ses caractéristiques :
Que fait le virus?

Quand le virus a pénétré à l'intérieur du corps, celui-ci va détruire ce qu'on appelle le système immunitaire, c'est à dire ce qui est chargé de nous défendre contre les microbes qui nous entourent en permanence. La destruction du système immunitaire va prendre plusieurs années, ce qui explique pourquoi la plupart des gens porteurs du virus n'ont apparemment aucun symptôme.
Conséquences de la présence du virus dans le corps humain :

Un fois que le virus a fragilisé ou détruit en partie le système immunitaire, l'individu devient alors extrêmement fragile et peut alors développer des infections qu'il n'aurait pas développées en l'absence de fragilisation de ses défenses.

Ecrit par :

Triaki Mohamed

Toronto –Canada

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15 mars 2009

Un aveu qui dérange...

La lettre-préface adressée par saint Jérôme, auteur de la Vulgate, au pape Damase, au IV° siècle, préfaçant l'amalgame et la rectification des évangiles qu'il venait de terminer, représente incontestablement un document qui dérange, un document qui met terme à leur dite "révélation divine" ou "sacralité", prises comme prétexte pour l'évangélisation du monde, et surtout pour l'éradication de l'Islam et des musulmans.

Nul n'ignore combien ces textes suscitèrent de critiques et de débats, de sorte qu'au XVI° siècle, le concile de Trente a dû mettre fin à ces controverses et les imposa disant que : "Dieu est l'auteur unique de l'un et de l'autre" Testament, et de terminer ce décret en précisant : "Si quelqu'un ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques dans leur totalité, avec toutes leurs parties, tels qu'on a coutume de les lire dans l'Église catholique et qu'on les trouve dans la vieille édition de la Vulgate latine; s'il méprise en connaissance de cause et de propos délibérée les traditions susdites : qu'ils soit anathème" (Conciles Œcuméniques, t. II, p. 663).

Comme les débats concernant leur véracité ne cessèrent point, le I° concile du Vatican (1869-1870) a dû "nuancer" le décret du concile de Trente, en précisant que "Ces livres de l'Ancien et du Nouveau Testament tels qu'ils sont énumérés dans le décret de ce concile et tels qu'on les trouve dans l'ancienne édition latine de la Vulgate, doivent être reçus pour sacrés et canoniques dans leur intégrité, avec toutes leurs parties (…) parce qu'écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur et ont été transmis comme tels à l'Église" (id. p. 806). Puis précise dans le canon N° 4 concernant la révélation : "Si quelqu'un ne reçoit pas les livres de la sainte Écriture comme sacrés et canoniques, dans leur intégrité et avec toutes leurs parties, tels qu'ils sont énumérés par le saint concile de Trente, ou s'il nie qu'ils soient divinement inspirés, qu'il soit anathèmes" ! (id. p. 810).

Au concile Vatican II (1965) s'opère un changement catégorique. Au chapitre III, sous le titre concernant l'inspiration divine, on trouve : "En effet, les livres entiers tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la sainte Mère Église, de par la foi apostolique, les tient pour sacrés et canoniques, parce que rédigés sous l'inspiration de l'Esprit Saint, ils ont Dieu pour auteur et qu'ils ont été transmis comme tels à l'Église elle-même. Mais pour composer les Livres sacrés Dieu a choisi des hommes, et il a eu recours à leur service dans le plein usage de leurs facultés et de leurs forces propres, de façon à ce que, lui-même agissant en eux et par eux, ils transmissent par écrit, en vrais auteurs, tout ce que lui-même voulait et rien d'autre que cela. Dès lors, puisque tout ce que les auteurs inspirés ou hagiographes affirment doit être tenu pour affirmé par l'Esprit Saint, il faut par conséquent professer que les livres de l'Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les saintes Lettres en vue de notre salut" (id. p. 976).

Quelques lignes plus loin on lit : "Pour découvrir l'intention des hagiographes, il faut, entre autres choses, prendre aussi en considération les genres littéraires". A la page suivante on trouve au canon 15 : "Bien que ces Livres contiennent aussi des choses imparfaites et provisoires, ils font cependant preuve d'une véritable pédagogie divine". Et à la page suivante, canon 19, on lit la confirmation suivante : "La sainte Mère Église a tenu et tient fermement et avec la plus grande constance que les quatre Évangiles mentionnés, dont elle affirme sans hésiter l'historicité, transmettent fidèlement ce que Jésus, le Fils de Dieu, du temps de sa vie parmi les hommes, a réellement fait et enseigné"… Et, contrairement à l'habitude, ce concile Vatican II ne lance point d'anathèmes !

Avant de présenter le texte-aveu de saint Jérôme, il serait utile de faire la récapitulation des données principales de ces décrets conciliaires qui soulignent les points suivants : de Dieu, auteur unique de l'un et de l'autre Testament, de l'ancienne édition latine de la Vulgate, au concile de Trente, un changement s'opère et on trouve au I° concile du Vatican qu'ils sont écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit, bien qu'ils aient toujours Dieu pour auteur, mais il n'est plus "l'unique", puisque le Saint-Esprit lui vient en aide. Pourtant, dans le dogme de la Trinité ils sont à pieds d'égalité. Comment se fait-il donc que Dieu, auteur, reçoit l'inspiration du Saint-Esprit, qui est censé lui être égale ?

Avec Vatican II on trouve la même constatation précédente, plus une conjonction : Mais. Un "mais" qui laisse glisser : des hommes choisis, auxquels Dieu a eu recours, qui transmirent, comme vrais auteurs, tout ce que lui-même voulait et rien d'autre. Des auteurs qui sont aussi des hagiographes, qui écrivent et enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu consignée dans ces Textes, qui se révèlent être aussi "des genres littéraires" ! Le commentaire semble superflu…

C'est pourquoi il est choquant de voir le grand écart qu'il y a entre des textes imposés pendant des siècles, avec anathèmes et autres, et ce qu'en dit l'auteur même de la Vulgate. Ci-suit la première partie de la lettre-préface :

" Vous voulez qu'avec les matériaux d'un ancien ouvrage j'en refasse un nouveau; que je me pose comme arbitre dans l'examen des textes de l'Écriture répandus dans le monde; vous voulez, en un mot, que j'explique les variantes qu'on y trouve, et que je signale ses passages concordants avec la version grecque la plus authentique. C'est une pieuse entreprise, mais une présomption dangereuse que de s'établir juge des autres, quand soi-même on doit avoir pour juge l'opinion générale; que de prétendre changer la langue des vieillards, ramener le monde, déjà vieux, au bégaiement de l'enfance. En effet, quel est l'homme de nos jours, savant ou non savant, qui, se décidant à prendre en main notre ouvrage , et voyant discréditer le texte dont il se sert habituellement et dans lequel il a appris à lire, ne se récrie aussitôt, et ne me traite de faussaire, de sacrilège, dont l'audace impie n'a point reculé devant des additions, des changements et des corrections à des textes consacrés par le temps?

Contre de semblables reproches une double consolation m'est offerte; la première, c'est que cette mission m'a été confiée par vous ; la seconde, c'est que, d'après le témoignage même de ceux qui nous attaquent, il ne pourrait y avoir de vérité complète dans les ouvrages où on ne peut signaler des variantes. En effet, si nos adversaires pensent que les exemplaires latins sont dignes de confiance, qu'ils désignent lesquels; car il existe presque autant d'originaux que d'exemplaires. S'ils pensent, au contraire, que la vérité ne saurait être découverte que par la comparaison des différents textes , pourquoi trouvent-ils mauvais que j'aie la prétention de corriger, tout en remontant aux sources grecques, les parties du texte qui ont été ou mal comprises par des interprètes ignorants, ou tronquées, dans de mauvaises intentions, par des correcteurs inhabiles et présomptueux, ou surchargées d'additions et altérées par de paresseux copistes ? "

Quand un auteur avoue avoir changé la langue d'un texte discrédité, contenant déjà des variantes, sachant qu'il sera traité de faussaire, de sacrilège, parce que jouissant d'une audace impie qui ne l'a point fait reculer devant les changements et les corrections qu'il a dû faire, dans les parties du texte mal comprises, ou qui sont tronquées par les mauvaises intentions de ceux qui les ont écrits ou copiés, et qui sont surchargés d'aditions et altérés par de paresseux copistes, avec un aveu pareil on n'a plus le droit d'imposer la religion qui en découle pour évangéliser le monde ! Surtout quand tous les travaux récents assurent, outre la vérité de ce que dit saint Jérôme, un nombre inimaginable de contradictions ou d'anachronismes historiques.

Nul n'ignore non plus, actuellement, à quel point la science de la manipulation informatique a permis la diabolisation de l'Islam et des musulmans, ou à quel point tous les médias ont assuré le relais aux thèses officielles de la politique diffamatoire étasunienne et vaticane. Les décrets de Vatican II, assurent que : "le dessein salvifique embrasse aussi ceux qui reconnaissent le Créateur, et parmi eux, en premier lieu, les musulmans" (id. p. 861). Pour ne rien dire du dialogue interreligieux actuellement en cours, pris comme prétexte, pour accorder le temps nécessaire à l'évangélisation du monde. Quant à la politique étasunienne, après le 11 septembre, fabrication à domicile pour s'affubler d'une légitimité internationale, personne ne l'ignore non plus.

N'est-il donc pas plus probe et plus humain de stopper l'évangélisation du monde, qui est une des causes principales des drames qui se mènent de nos jours ? En un temps ou l'on prône la liberté, personne n'a le droit de déraciner l'Islam et les musulmans pour imposer une religion formée de toutes pièces, manipulée et corrigée selon les besoins politico-vaticane à travers les conciles, le long des siècles ! C'est une honte indescriptible et révoltante à la fois de voir les tenants du monde civilisé, agir avec tant de perfidie, se taire sur tant de mensonges malicieusement tissés, pour imposer tant de fraudes ... C'est plus qu'une honte, hélas.

Ci-suit la photocopie de la lettre-préface, écrite par saint Jérôme au pape Damase, pour quiconque aimerait vérifier le texte. Le livre se trouve à la Bibliothèque National François Mitterrand, dans les éditions des Bénédictines, Paris, 1693 :
SJ

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La conception de la dévotion en Islam

Dieu a créé l'homme et l'a installé sur la terre pour une noble raison qui le distingue et l'élève par rapport aux autres créatures qui vivent dans son voisinage. Ces dernières, durant toute leur existence, ne sont préoccupées que par le manger, le boire et l'apaisement du besoin sexuel. IL a précisé : ﴾JE n'ai créé les hommes et les djinns que pour M'adorer. JE n'exige d'eux aucune subsistance, JE n'exige pas qu'ils me nourrissent. En vérité, c'est Dieu le dispensateur, par excellence, doué de force et de fermeté[1]. ﴿

La dévotion, en Islam, n'est point limitée à l'accomplissement de la prière, au murmure de quelques paroles et à d'autres pratiques lors de moments précis. Elle est beaucoup plus vaste que cela, elle est, en vérité, un programme qui régit la vie humaine dans sa totalité. IL nous recommande de répéter ce verset et d'être convaincu de son contenu : ﴾Dis : « Ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, Seigneur des mondes, IL n'a pas d'associé. Il m'a été confessé cela et je suis le premier Musulman.»[2]﴿ Normalement, le Musulman est en état d'adoration continuelle de son Seigneur. L'Islam rejette toute idée d'intermédiaire entre l'homme et son Créateur. La dernière religion monothéiste n'est point encadrée par une hiérarchie de clergé, elle n'a pas « d'hommes d'église ». Le croyant effectue sa prière, seul ou en communauté, à la mosquée ou dans sa propre demeure ou encore dans n'importe quel endroit propre, lorsque le moment de la prière arrive. Il n'a pas besoin, obligatoirement, d'un imam[3] ou d'une quelconque construction. Le prophète a dit : «Toute la terre m'a été déclarée propre, elle est, pour moi, une mosquée. Chaque homme de ma communauté peut accomplir sa prière, dès qu'arrive son moment précis, là où il se trouve »

Quand le Musulman néglige un devoir ou qu'il l'accomplit d'une façon incorrecte, quand il souhaite régler un problème ou acquérir un bien, une dignité ou autre, il adressera sa requête directement au Dispensateur des bienfaits, sans recourir à un intermédiaire ou un intercesseur. Dieu réconforte les repentis et leur confie : ﴾ A ceux qui craignent le Seigneur et qui, ayant commis une turpitude ou agi injustement contre eux-mêmes, s'adressent à Dieu pour Lui demander d'absoudre leurs péchés – et qui peut absoudre les péchés, en dehors de Lui?- et ne persistent pas délibérément dans le mal, en connaissance de cause. Ceux-là, leur récompense sera une absolution émanant de leur Seigneur et les jardins arrosés par des ruisseaux. Ils y séjourneront à tout jamais. Quelle excellente rétribution pour ceux qui pratiquent le bien.[4]﴿

L'Islam refuse, catégoriquement, de se cantonner dans la seule relation entre l'homme et son Créateur. Il considère que c'est là une atteinte véritable au but pour lequel les Livres célestes ont été révélés, que les messagers devaient concrétiser au sein de leur peuple et faire perdurer de génération à génération. Il -le but - consiste dans l'amélioration de la vie humaine et du respect et de l'accomplissement du devoir de la suppléance de l'homme sur terre[5], selon le Programme et les Lois de Dieu. C'est la raison pour laquelle l'Omniscient a créé Adam. IL nous informe de Sa Volonté: ﴾ Rappelle aux hommes lorsque Dieu dit aux anges : « Je vais instituer un vicaire sur terre.[6]»﴿ Ce vicariat, accordé d'abord à Adam, s'étend à toute sa descendance, après lui. Dieu interpelle les hommes et emploie le pluriel : ﴾ C'est Dieu qui a fait de vous les derniers usufruitiers de la terre.﴿[7] IL a, dans un autre verset, qualifié ce vicariat de peuplement de la terre, IL a mentionné : ﴾ C'est Lui qui vous a formé de terre et vous a permis de la peupler﴿[8]

Ainsi, ce droit exigé de l'homme consiste à habiter la terre et à l'exploiter sans excès. Ce noble objectif ne peut être réalisé par des religions qui, dans leurs principes et leurs lois, ne prennent pas en considération la vie humaine dans ses diverses activités.

Le concept de la dévotion en Islam est global. Toute action que Dieu aime et qui procure Sa Satisfaction au croyant, tout acte et parole apparente ou intérieure font partie intégrante de la dévotion. Elle ne se résume pas, exclusivement, dans la pratique des rites visibles mais elle embrasse les pensées intimes, les actes issus des cinq sens et tout ce que prononce la langue. Elle couvre plusieurs domaines de la vie du croyant. Citons, en premier, ses relations avec son Créateur, suivis de son comportement vis-à-vis de lui-même, comme l'hygiène personnelle et la politesse dans toutes ses activités, à table, dans son lit, lors de ses actes intimes avec sa femme, dans les lieux d'aisance, dans son habillement, dans sa démarche puis viennent ses liens avec les membres de sa famille en particulier et avec sa société, en général, ensuite ses rapports avec l'ensemble des hommes, enfin son attitude envers son milieu et son entourage.

Le Programme divin concernant la dévotion en Islam réunit, nécessairement, dans l'édification de la foi, les bases de la jurisprudence, ses ramifications et la bonne éducation. Le prophète a déclaré : « La foi comporte plus de soixante dix parties, la meilleure de celles-ci est de répéter l'expression « Il n'y a de dieu qu'Allah !», la plus basse consiste dans le fait de dégager la rue de tout ce qui peut nuire aux gens ou les gêner. La pudeur est l'une des parties de la foi.[9] » Tout cela s'effectue dans une union unique et un mélange harmonieux qui n'acceptent pas de fêlure négative, séparant la religion des autres domaines de la vie et qui l'emprisonnent, uniquement, dans les lieux du culte. Dieu blâma les attitudes des anciens : ﴾Admettriez-vous une partie de l'Ecriture et en rejetteriez-vous l'autre? Quelle rétribution mérite celui qui se comporte ainsi, sinon l'ignominie en la vie d'ici-bas et le châtiment le plus douloureux, le jour de la Résurrection. Dieu n'est point inattentif à vos actions! Voilà des gens qui ont échangé la vie présente contre la vie future. Aucun adoucissement ne sera apporté à leur tourment et ils ne bénéficieront d'aucun secours.﴿ [10]

Dieu ordonne aux Musulmans le contraire de cet agissement, IL leur prescrit de prendre la religion dans son ensemble, avec ses Lois fondamentales et ses détails insignifiants. IL les met en garde contre sa désagrégation et contre le fait de tourner le dos à un de ses principes, si minime soit-il. C'est un comportement déplorable car il ôte à Dieu Son droit d'hégémonie sur tous les aspects de la vie humaine. En réalité, suivre Satan et répondre, positivement, à sa manière d'égarer les gens est une grosse erreur. Il pousse l'individu vers le négatif, le persuade de délaisser une partie d'une prescription puis il le convainc d'abandonner le tout. Le Souverain Absolu a dit : ﴾ Ô croyants! Entrez tous dans la paix de l'Islam, ne suivez pas les pas de Satan, car il est pour vous un ennemi déclaré.[11]﴿

En Islam, le côtoiement entre la religion et la vie, entre l'âme et le corps, entre ce monde éphémère et l'au-delà, entre l'individu et la société est une vérité rayonnante. Plusieurs versets coraniques l'ont exprimée. Ceux-ci groupent, en même temps et sans distinction, la relation de l'homme avec son Bienfaiteur, la morale et les liens avec autrui, comme dans ce verset : ﴾La charité ne consiste nullement à tourner, en priant, votre visage du côté du levant ou du couchant. Elle consiste à croire en Dieu, au Jour dernier, aux anges, au Livre, aux prophètes, à donner de son bien quelque attachement qu'on lui porte, à ses proches, aux orphelins, aux indigents, aux voyageurs, aux mendiants et pour l'affranchissement des esclaves. Elle consiste à observer la prière, à s'acquitter de l'aumône légale annuelle – la Zakât- Sont charitables ceux qui demeurent fidèles aux engagements qu'ils ont contractés, se montrent patients dans l'adversité, dans la douleur et aux moments du danger. Voilà les hommes sincères! Voilà les hommes pieux[12].﴿Le même procédé se remarque dans le verset suivant : ﴾ Adorez Dieu et ne Lui associez rien! Soyez bons envers votre père et votre mère, tout proche parent, les orphelins, les indigents, le voisin qui a des liens de parenté avec vous, comme le voisin étranger, le compagnon de voyage, le voyageur de passage, les esclaves que vous possédez. Dieu n'aime pas les insolents vantards ni ceux qui sont avares, recommandent l'avarice et dissimulent les faveurs dont Dieu les a gratifiés. Aux impies, nous avons préparé un châtiment avilissant. Dieu n'aime pas ceux qui dépensent ostensiblement devant les gens leurs biens, sans croire en Dieu, ni au Jour dernier. Prendre Satan pour compagnon, c'est prendre un bien méchant acolyte.﴿[13]

L'Islam touche tous les domaines, il atteste cette qualité en faisant allusion à certaines dévotions qui se rattachent aux droits des gens. Mohammed (B.S.D.L) le confirme : « Sourire devant ton frère, ordonner le bien, déconseiller le mal, orienter la personne égarée, guider l'aveugle dans la rue, dégager du chemin ce qui nuit ou gêne, verser l'eau de ton seau que tu viens de remplir du puits dans le seau de ton frère, toutes ces actions sont des aumônes.[14] » Le prophète a établi une balance pour évaluer les bonnes œuvres. Il place en tête la dévotion dans sa notion de globalité quand il donne la préférence à certains de ses aspects qui ont trait aux créatures sur ceux qui se rapportent aux relations avec Dieu qui aime le croyant qui agit de la sorte. Il a recommandé : «Les personnes que Dieu aime le plus sont celles qui sont utiles pour leurs semblables. Les meilleures œuvres auprès de Lui sont celles qui réconfortent le Musulman, réchauffent son cœur, lui évitent un malheur, lui permettent de payer une dette et éloignent la faim de lui. Je préfère de beaucoup aller avec un de mes frères en vue de l'aider à régler un problème à une retraite pieuse d'un mois dans cette mosquée[15] » Le désir ardent du Musulman d'être aimé par le Tout Puissant l'incite à un surplus de bonté, envers les animaux. Il a stipulé :« Tout Musulman qui sème une graine ou plante un arbre comestible se verra compter une aumône chaque fois qu'un homme, un animal ou un oiseau en mange et il en sera de même pour ce qui en sera volé.[16] » Enfin, pour graver encore davantage dans l'esprit du Musulman l'importance de toutes les sortes de dévotions – même si elle était en faveur d'un animal – il leur rapporta la parabole d'un homme qui a vu un chien, manger de la terre humide, tellement sa soif était violente. Il continua : « L'homme prit son soulier, le remplit d'eau et abreuva le canidé jusqu'à lui apaiser sa soif. Dieu le remercia et le fit entrer au Paradis.» Les Compagnons lui demandèrent : « Serons-nous récompensés en faisant du bien à une bête? » Il répliqua : « Il y aura une rétribution pour toute bonne action envers tout être vivant qui a un foie mou.[17] »

Les gains – les conséquences - que le Musulman récolte à partir de la dévotion qu'il accomplit à l'intention de son Seigneur sont incommensurables. Citons, entre autres, la paix intérieure et la droiture des sens qui engendrent le bonheur terrestre. Ce dernier est la part actuelle du bien qu'il a fait et qui aboutit à la stabilité psychique et sociale dans la vie des Musulmans sincères qui suivent le chemin tracé par la religion. Ces gains sont la conséquence de la foi et de l'obéissance aux prescriptions divines. Dieu nous réconforte : ﴾. Certes, Nous assurerons une vie agréable à tout croyant, homme ou femme, qui accomplit une bonne action car Nous rétribuerons les gens de bien d'après ce qu'ils auront accompli de mieux.[18] ﴿

D'un autre côté, les infractions sociales, les maladies psychiques, les états de stress que nous observons au sein de certaines sociétés, ont débouché sur un pourcentage effrayant et fort élevé du suicide[19]. En fin de compte, il est le juste prix que paie l'Humanité pour son éloignement du sentier de Dieu et de la direction qu'IL a montrée à Ses créatures. IL a clamé : ﴾ Quiconque suit Mon guide ne s'égarera pas et ne sera pas malheureux et quiconque se détourne de Mon rappel mènera une vie pleine de gêne et le jour de la Résurrection, Nous l'amènerons aveugle au rassemblement.﴿[20]

Mais la grande récompense que le croyant gagne en pratiquant, honnêtement, la dévotion à son Seigneur consiste dans la Satisfaction du Bienfaiteur et l'acquisition d'une place au Paradis. IL a énoncé clairement: ﴾Ô mon peuple! Cette vie présente n'est qu'une jouissance éphémère! La vie future sera vraiment la demeure de la stabilité. Quiconque commettra une mauvaise action ne sera sanctionné que d'une peine correspondante. Quant à ceux, hommes ou femmes, qui feront une bonne action en ayant la foi, ils entreront dans le Paradis et y recevront tout sans compter.﴿[21]

Sources:

D'après le livre "Découvrez l'Islam" du Dr Mounqiz Es-Saqqâr.

[1] ) Versets 56-58 d'Ez-Zâryât.

[2] ) Versets 162-163 d'El-An‘âne.

[3] ) C'est un fonctionnaire ou un volontaire dévoué qui dirige la prière quand elle est accomplie en commun. (N.T)

[4] ) Versets 135-136 d'Al-‘Imrâne.

[5] ) « Cette suppléance est une mission dont Dieu a fait un privilège distinctif à l'homme, impliquant une jouissance, un usufruit, une libre disposition de tout ce qui existe sur terre, dans le cadre de Ses Lois et à la lumière de la raison dont il l'a doté.» Pris textuellement de l'excellent livre du Cheikh Si-Hamza Boubakeur {Le Coran : traduction et commentaires} T:1-P:91- (N.T)

[6] ) Portion du verset 30 d'El-Baqarah.

[7] ) Portion du verset 39 de Fâtir.

[8] ) Portion du verset 61 de Hoûd.

[9] ) Cité par Mouslim sous le N° 25.

[10] ) Versets 85-86 d'El-Baqarah.

[11] ) Verset 208 d'El-Baqarah.

[12] ) Verset 177 d'El-Baqarah.

[13] ) Versets 36-38 d'En-Nissâ'.

[14] ) Cité par Et-Tarmîdhî sous le N° 1956.

[15] ) Cité par Ibn Abî Ed-Dounyah dans son œuvre {Qadhâ' El-Hawâ-idj} et El-Albanais a authentifié la chaîne de ses rapporteurs dans son livre {Es-Salsilah Es-Sahîhah} sous le N° 906.

[16] ) Cité par Mouslim sous le N° 1552.

[17] ) Cité par El-Boukhârî sous le N° 174 et par Mouslim sous le N°2244.

[18] ) Verset 97 d'En-Nahl.

[19] ) Les statistiques de l'O.M.S publiées, le 10/9/2006, lors de la journée mondiale (de la lutte contre le suicide) et (de l'importance de la santé mentale), certifient que vingt millions de personnes tentent, annuellement, de se suicider et qu'un million (1.000.000) parmi eux réussissent effectivement à se donner la mort.

[20] ) Versets 123-124 de Taha.

[21] ) Versets 39-40 de Ghâfir .

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La notion de radioactivité: les éclairages coraniques!

1. Introduction

Dès le VIIes, le Saint Coran en révélation faisait allusion à la radioactivité alors que c’est seulement à partir du XIXes, que les savants occidentaux découvraient que les noyaux atomiques instables sont doués d’une activité de radiation.

Avec Démocrite, on convenait que la matière est constituée d’atomes considérés comme insécables et ceci, jusqu’au début du XIXes (voir notre article sur le titre « la notion d’atome : les éclairages coraniques »). Vers la fin du XVIIIes, on se rendit compte que certains atomes dont les noyaux sont instables, ont la propriété de se désintégrer spontanément en émettant des rayonnements. Ces rayonnements sont à l'origine de ce qu'il convient d'appeler aujourd’hui la radioactivité. Lors du processus de désintégration d'un noyau instable, l'énergie produite est considérable. Cette énergie dite nucléaire peut être utilisée soit à des fins pacifiques (production d’électricité, gammagraphie en médecine nucléaire…), soit à des fins militaires (bombes atomiques principalement....). Cependant, en dépit des risques d’exploitation de la puissance qui provient du cœur des atomes à des fins dévastatrices, il y a que l'action des rayonnements radioactifs sur l’environnement peut avoir des effets désastreux. D’où la nécessité de bien savoir mesurer et contrôler ces rayonnements biocides afin de s'en protéger.

Or, jusqu’en 1895 (un an avant la découverte de la radioactivité naturelle par le physicien français Henri Becquerel), les savants nordiques (ceux là dit-on qui ont creusé les profondeurs de la Réalité, Chercheurs de vérité et fondateurs même de la science) ne savaient rien ni sur l’existence de l’énergie nucléaire et ses utilisations possibles, ni sur la radioactivité et les dangers liés aux rayonnements radioactifs. Pourtant dès le VIIes, le Saint Coranfaisait allusion non seulement à l’existence de l’énergie nucléaire, mais aussi invitait les scientifiques et principalement les « fondateurs de la science » à prendre des précautions lors de l’étude des phénomènes inhérents au noyau atomique, tels que la radioactivité. De plus, le Saint Coranindique implicitement les utilisations possibles de l’énergie nucléaire et surtout dans quel sens cette énergie que renferment les atomes doit être utilisée (voir publication prochaine incha Allah). Mais une mise au point est nécessaire avant de poursuivre l’exposé.

Comme nous l’avons précisé dans l’une de nos publications antérieures (voir notre article sur le titre « Le Saint Coran : Guide du chercheur Musulman »), Le Coran n’est ni une œuvre scientifique ni une œuvre littéraire : c’est la Parole d’Allah, une « guidée pour les pieux ». Du point de vue de la production intellectuelle, le Saint Coran demeure et reste la source d’inspiration douée de la perfection de suggestions comme le soulignait excellemment le savant Musulman Al-Suyûtî il y a de cela plus de cinq siècles :

« Et moi, je dis : Le Livre de Dieu Tout Puissant contient toute chose. Quant aux sciences, pas un seul de leurs chapitres, pas un seul de leurs problèmes fondamentaux, dont on ne trouve dans le Coran quelque chose qui y renvoie.»

Ainsi, sachant que Dieu Tout Puissant parle en parabole, il appartiendra aux êtres doués d’intelligence de faire l’effort de s’approprier tirer l’information véhiculée par la parole divine et destinée aux humains. Pour cette raison, on ne doit guère s’attendre à ce que le Saint Coran nous parle de radioactivité, de fusion thermonucléaire, de cycle de Bethe, de relativité restreinte ou générale, de chromodynamique quantique, etc. Ce sont là des concepts que les hommes pourront toujours sortir de terre au grand jour, par le biais de l’effort facilité par une piété en Allah Puissant et Grand. En d’autres termes, nos esprits pourront toujours accoucher de tous les concepts dont nous aurons besoin pour par exemple, construire une théorie au moment venu. Illustrons cette assertion dans le cas particulier de la radioactivité.

Selon Pierre Rousseau [1], c’est Marie Sklodowska (plus connue sous le nom de Marie Curie) qui se servit pour la première fois du terme de radioactivité. Autrement dit, personne n’avait parlé du phénomène de radioactivité avant Marie Curie. Or jusqu’en 1896 où Henri Becquerel découvrit par hasard [2] que lorsqu’un sel d’uranium phosphorescent rayonne, il émet non seulement de la lumière mais une autre radiation, Marie Curie aussi ne savait rien du tout sur la radioactivité. En outre, puisqu’il n’y a aucune institution scolaire ou universitaire qui forge les esprits à accoucher des concepts, dés lors, il demeure évident que c’est le Créateur qui enseigna à sa créature cette notion de radioactivité. Nul donc besoin que le terme radioactivité ainsi que n’importe quel autre concept trouve mention particulière dans le Saint Coran car, tout ce que nous connaissons et tout ce que nous connaîtrons, provient et proviendra d’Allah et que notre Créateur doué de la perfection de connaissances à déjà enseigné au père des humains, Adam (paix sur lui) les noms de toutes les choses.

« Et Il [Allah] apprit à Adam tous les noms (de toutes choses) […]. Gloire à Toi ! Nous n’avons de savoir que ce que Tu nous as appris. Certes c’est Toi l’Omniscient, le Sage » S.2-V.31 - 32

Et qu’en plus :

« Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, Qui a crée l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le Très Noble ? Qui enseigna par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » S.96-V.1-5

Notons au passage, ce que l’on peut retenir sur la dualité Science - Coran.

Le Saint Coran, Parole même de Dieu connue sous le nom de Allah, Créateur de tout l’univers, est la Lecture Vraie, Exacte de l’univers. La Lecture épurée de toute subjectivité, disant les choses telles qu’elles se sont produites, telles qu’elles se produisent et telles qu’elles se produiront. Quant à la science, elle demeure et restera une lecture possible, probabiliste de l’univers, lecture entachée de tâtonnements et de conjectures ; car l’homme inventeur des théories scientifiques, ne peut extirper de sa vision du monde sa nature imparfaite. Toute théorie scientifique est une explication provisoire des phénomènes que l’homme bâtisseur de théories tente d’interpréter. En outre, et c’est l’aspect le plus déterminent, l’argument de la science, c’est bien le résultat expérimental : ce que dit l’expérience est indéniable. Malheureusement l’expérience ne donne jamais le résultat vrai, mais seulement un résultat perturbé. Lorsque l’on se livre à une expérience, l’appareil de mesure interagit inévitablement avec le système étudié ; de sorte que la mesure porte toujours sur le système perturbé et non sur le système dans son état réel (isolé de tout action extérieure). Quant au Saint Coran, il dit du système ce que Son Créateur a fait de lui, avec une exactitude absolue. Dieu ne saurait faire des conjectures sur Sa création. N’est-il pas l’Omniscient ?

Pour clore cette page introductive, nous rappelons une fois encore comment avec éloquence feu le frère Al-Suyûtî avait compris la dimension scientifique du Coran : Quant aux sciences, pas un seul de leurs chapitres, pas un seul de leurs problèmes fondamentaux, dont on ne trouve dans le Coran quelque chose qui y renvoie. Ainsi, on notera qu’au chapitre de la physique nucléaire qui s'intéresse à l'étude des phénomènes inhérents au noyau de l'atome et à ses nucléons (protons et neutrons), le Saint Coran a fait allusion:

1. au noyau atomique en tant que constituant des atomes ;

2. aux isotopes ;

3. à la radioactivité ;

4. à l’énergie nucléaire stockée dans les atomes ;

5. aux dangers liés à l’activité des noyaux radioactifs ;

6. aux utilisations possibles de l’énergie nucléaire ;

7. Etc. (la parole d’Allah est inépuisable).

Pour toutes ces notions, le Saint Coran en a fait allusion à travers le seul verset : dans le fer « il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens… ».

L’allusion faite au noyau atomique a été précisée dans notre toute dernière publication sur le titre « La notion d’atome : les éclairages coraniques ». Dans ce présent article, nous nous proposons avec la permission divine, d’exposer l’éclairage coranique sur les notions d’isotopes et de radioactivité, réservant l’éclairage relatif à l’énergie nucléaire à une publication prochaine incha Allah.

2. Notion d’isotopes

Commençons par rappeler le verset précité :

« Et Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens » S.57/V.25

Il est clair que le métal fer comporte quelque chose de redoutable et de bénéfique. Déjà les périodes qualifiées d’Age de fer (époque mythologique où les hommes devinrent méchants et malheureux) et d’Age du fer (époque préhistorique marquée par le début de la fabrication du fer), renvoient aux dangers et aux bienfaits liés à l’utilisation du fer. Au chapitre des choses redoutables, on peut citer l’utilisation du fer dans la fabrication des outils à détruire les âmes (armes à feu, armes blanches, engins de guerre tels que les tanks ou chars de combat, bombardiers, etc.). Quant aux utilités du fer, elles sont très nombreuses. La métallurgie du fer ainsi que ses applications industrielles, sont connues de tous (dans le secteur du transport : voitures, trains, navires, avions…- dans le secteur du bâtiment, etc.). Notons au passage, que beaucoup de nos frères qui se sont intéressés au verset précité dans leurs contributions fort louables sur les Miracles scientifiques du Coran et de la Sunna, se sont limités aux dangers et aux bienfaits que présente le métal fer. Ce qui est une lecture possible du verset, en tant que Parole de Dieu inépuisable.

Attirons maintenant l’attention sur le fait que dans le verset dont il est question, on incrimine pas explicitement le fer mais plutôt ce qui s’y trouve : « Et Nous avons fait descendrele fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens ». Ce qui est dans l’atome de fer et doué d’une force redoutable, c’est bien, le noyau atomique qui peut générer une énergie dite nucléaire dont les utilisations à des fins militaires sont des plus dévastatrices. Mais, comme le noble verset ne cite pas explicitement le noyau atomique dans le cas général, on peut envisager de s’en tenir à la lettre dudit verset pour voir ce que l’on peut en tirer comme enseignements. En d’autres termes, existe-t-il dans le fer lui-même, quel que chose de redoutable et de bénéfique ? La réponse à cette interrogation nous conduira à la fois aux notions d’isotopes et de radioactivité.

Le fer qui figure dans le tableau de classification périodique des éléments (de masse atomique 55,85 g/mol et de nombre de masse 56) a une particularité spécifique du point de vue de la stabilité. C’est l’atome dont le noyau est le plus stable car son énergie moyenne de liaison par nucléon (8,8 méga électronvolts par nucléon) est la plus élevée comparée à celles de tous les autres noyaux connus à ce jour. La courbe d’Aston (du nom du physicien anglais Francis William Aston, 1877-1945) représentant les variations de l’énergie moyenne de liaison par nucléon en fonction du nombre de masse A, présente un minimum pour A = 56 . Ce qui correspond bien à l’élément fer de numéro atomique 26 dont le noyau est symbolisé par : ⁵⁶₂₆Fe . Ainsi, ce fer représentant plus de 90% du fer naturel, possède le noyau le plus stable, et qu’en conséquence, rien de redoutable ne provient à l’état actuel de nos connaissances du noyau du fer 56. Pourtant dit bien le Saint Coran : dans le fer il y a une force redoutable ?

La Parole d’Allah, Créateur des atomes en particulier et de tout l’univers en général, est toute Vérité. Il s’ensuit que dans le fer il y a bien quelque chose de redoutable. Pour résoudre le problème posé, la logique voudrait de considérer qu’il existe plusieurs types de fer parmi lesquels celui de nombre de masse 56. Ce qui est redoutable devant alors être recherché dans ces autres types de fer (plus précisément dans ce que l’on appelle les isotopes du fer). L’isotope 59 est alors révélateur en ce sens qu’il est doué d’une activité de radiation dont le rayonnement comporte quelque chose d’à la fois redoutable et d’utile pour les gens, conformément à l’éclairage coranique : « Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien quedes utilitéspour les gens ».

Comme on le verra plus bas, le fer 59 émet un rayonnement gamma très dangereux pour les espèces vivantes (ce qui le rend donc redoutable) mais, ce même rayonnement présente plusieurs utilités à travers la technologie de la gammagraphie : traitement du cancer au cobalt 60, gammagraphie de soudure, etc. Si l’on arrivait à découvrir le fer 59 dès l’aube de la radioactivité naturelle (1896) ainsi que tous les autres types de fer, une des questions qui pouvait traverser l’esprit des physico - chimistes serait évidemment de savoir, si le fer est le seul élément caractérisé par cette propriété d’identité chimique d’atomes de masse différente. La réponse à cette interrogation devrait certes conduire à la notion d’isotopes.

Ainsi dès le 7ème siècle, le Saint Coran en révélation faisait déjà allusion à la notion d’isotopes alors qu’il a fallu attendre 1200 ans pour que cette notion habite la conscience des nordiques, ces « fondateurs » même de la science. Relatons brièvement l’histoire de la découverte des isotopes.

En 1808, le chimiste anglais John Dalton (1766-1844) publiait son oeuvre intitulée "Un nouveau système de philosophie chimique", dans laquelle il dressa la liste des poids atomiques d'un certain nombre d'éléments connus par rapport au poids atomique de l'hydrogène. Le nombre d’éléments connus à cette date était de 36 [3]. Par la suite, les chimistes découvrirent d’autres éléments et, vers 1870, le nombre d’éléments connus tournait autour de 65. Le problème majeur fut alors leur classification. Ceci fut résolu par le chimiste russe Dimitri Ivanovitch Mendeleïev (1834-1907) qui découvrit une curieuse périodicité dans les propriétés chimiques des 65 éléments si on les classés par ordre de masse atomique croissant. Ce qui lui permit, d’après le Pr. Marc Lefort de l’université de Paris-Sud à Orsay [4], d’établir « le premier, le 6 mars 1869, devant la Société de chimie de son pays, les bases de la classification périodique moderne ».

En décembre 1913, le physicien anglais Henry-Gwyn Jeffreys Moseley (1887-1915) photographiait les spectres X (rayons X) de divers éléments chimiques. Il se rendit compte que les raies observées étaient plus ou moins décalées vers les courtes ou grandes longueurs d’onde. Plus le poids atomique de l’élément était élevé, plus le décalage vers les ondes courtes était accentué. Cette constation amena alors Moseley à classer les 92 éléments connus à l’époque dans l’ordre croissant du nombre des charges électriques de leur noyau, nombre qu’il appela numéro atomique [1]. Cette classification de Moseley coïncidait alors avec celle de Mendeleïev en date de 1869. Cependant vers 1911, le physicien anglais Sir Frederick Soddy (1877-1956) étudiant la radioactivité de trois éléments (le mésothorium, l’actinium X et le thorium X), se rendit compte qu’ils avaient le même numéro atomique. En conséquence, ils se disputaient la même place dans le tableau de classification périodique. C’est ainsi que d’après Evans [5], « en 1911, Soddy fut le premier à prouver expérimentalement avec certitude l’identité chimique d’atomes de masse différente ; il proposa le nom d’isotopes pour une telle sorte d’atomes ».

On comprenait alors que le radium ( ²²⁶Ra), le mésothorium ( ²²⁸₈₈MsTh1ou ²²⁸₈₈Ra dans la nouvelle nomenclature simplifiée), l’actinium X ( ²²³₈₈Ra) et le thorium X ( ²⁴⁴₈ThX ou ²⁴⁴₈Ra ), étaient tous des isotopes (ce dit d’éléments chimiques ayant le même nombre de protons mais des nombres de neutrons différents). Ainsi, c’est seulement à partir de 1911, que la notion d’isotopes eût droit de cité dans le jargon des physico - chimistes alors qu’environ 1200 ans avant, le Saint Coran faisait allusion à cette notion via l’éclairage divin selon lequel : il y a dans le fer quelque chose de redoutable (le rayonnement radioactif de l’isotope 59 par exemple, sachant l’isotope 56 est le plus stable de tous les noyaux connus à ce jour) ainsi que des utilités pour les gens (le rayonnement gamma émit par le fer 59 en particulier et, les nombreuses utilisations des radio-isotopes dans le cas général).

3. Découverte de la radioactivité

Comme précisé plus haut, le fer 56 le plus abondant n’a rien de redoutable. La prise en considération de l’isotope 59 permet de jeter la lumière sur ce qui est redoutable dans le fer ainsi que sur ses utilités pour les humains. Le fer 59 est doué d’une activité de radiation : il se transforme spontanément en cobalt 59 avec émission de particules bêta moins (ºַ⁃₁e), d’antineutrino (ס) et de photon gamma (γ) selon l’équation nucléaire :

⁵⁹₂₆Fe → ⁵⁹₂₇ Co + ºַ⁃₁e + ס + γ (1)

L’équation (1) est une équation de désintégration radioactive, traduisant le fait que l’isotope 59 du fer (dont la demi-vie est d’environ 45 jours) est radioactif bêta moins.

Précisons les trois types de rayonnement radioactif.

1. les particules alpha (a) ou hélion: ce sont des noyaux d'hélium ( ⁴₂He ). Très ionisantes, elles sont en conséquence très dangereuses pour les cellules vivantes. Cependant, étant peu pénétrantes, une feuille de papier suffit à les arrêter ;

2. les particules bêta (β⁻ ou β⁺) ou encore positon ou négaton : ce sont des électrons positifs (º₁e) ou négatifs ( ºַ⁃₁e ). Leur danger est lié à une irradiation de la peau. Elles sont plus pénétrantes que les particules a et une vitre en plexiglas suffit comme écran de protection;

3. les photons gamma ( γ): c'est un rayonnement lumineux constituée de particules neutres et donc, peu ionisants. Se déplaçant à la vitesse prodigieuse de 3.108m/s, ils sont extrêmement pénétrants et constituent le rayonnement le plus dangereux pour les cellules vivantes. Si un rayonnement b de 1MeV est arrêté par une lame de plomb d’un demi millimètre (0,5 mm), un rayonnement g de même énergie peut traverser jusqu’à dix centimètres (10 cm) de plomb.

Dans le cas général, l’irradiation d’une matière vivante par un rayonnement radioactif peut avoir des effets très néfastes sur la santé des populations ainsi que sur le code génétique des êtres vivants (doc.1).

L’étude de l’exemple particulier du fer 59, montre donc qu’il y a bien dans le fer (via l’isotope 59) quelque chose de redoutable (ici particules bêta moins et gamma). Ainsi, par considération des éclairages coraniques sur ce qui est redoutable dans l’élément fer, on pouvait arriver à la découverte de la radioactivité en cherchant à savoir si la propriété d’émettre spontanément un rayonnement à la fois redoutable et utile est une propriété spécifique au fer ? La réponse à cette interrogation devrait conduire sans aucun doute à la découverte d’autres noyaux se comportant comme le fer 59 par exemple et donc, à la notion de radioactivité. Notons que c’est exactement suivant ce schéma, que cette notion de radioactivité est sortie de terre. Henri Becquerel découvrit par hasard que l’uranium émettait un rayonnement mystérieux pénétrant (voir plus bas). Par la suite, le couple Curie (Frédéric et Marie) chercha à savoir si l’uranium était le seul élément doué de cette activité de radiation. Prenant l’affaire en main, il découvrit alors que le polonium, le thorium et le radium étaient tous doués de cette propriété d’émettre spontanément le mystérieux rayonnement pénétrant. Le couple Curie baptisa cette propriété radioactivité.

Nul doute alors que le Saint Coran a fait allusion implicitement à la radioactivité à travers son sublime verset : dans le fer « il y a une force redoutable ». Mais comment les savants occidentaux sont-ils arrivés à la découverte de la radioactivité ?

Nous sommes à la fin du XVIIIe siècle, le physicien français Henri Becquerel (1852-1908) se livrait à des expériences sur les substances phosphorescentes (ce dit des substances qui se comportent comme le phosphore qui, exposé à la lumière, rayonne de l’énergie). A partir d’un dispositif simple constitué d’une plaque photographique couverte d’un papier noir que la lumière ne pouvait traverser, il mit sur la plaque ainsi couverte un petit morceau de sel d’uranium et exposa l’ensemble à la lumière solaire. Après quatre heures d’exposition, Becquerel développa sa plaque et s’aperçut qu’elle était impressionnée et y distingua même la silhouette du morceau d’uranium qui y apparaissait en noir. Conclusion : la radiation émise par le sel d’uranium avait traversé le papier noir. Plus tard, Becquerel s’aperçut que, même sans être exposé à la lumière, le sel d’uranium émettait la radiation pénétrante et qu’en conséquence l’émission était spontanée. Il entreprit alors de refaire ses expériences, cette fois-ci en utilisant plusieurs plaques photographiques toujours couvertes de papier noir et sur chacune desquelles il plaça un petit morceau de sel d’uranium. Il voulu exposer ses plaques à la lumière solaire. Mais (peut être sous l’effet d’un coup de main invisible pour l’aider à tirer définitivement la conclusion), le Soleil n’apparût pas. Becquerel rangea ses plaques dans un tiroir en attendant que le Soleil apparaisse. Euréka !!! Tout en demeurant dans le tiroir, le sel d’uranium impressionnait les plaques : la lumière solaire n y était donc pour rien. Il expérimenta alors plusieurs autres sels contenant de l’uranium et s’aperçut que le résultat était le même : la radiation pénétrante était toujours émise.

Le 2 mars 1896, Becquerel déclarait que même d’ans l’obscurité, l’uranium émettait spontanée une radiation pénétrante (cette date marquait déjà la découverte de ce que le couple Curie allait baptiser «radioactivité »).

Une question triviale devait alors traverser l’esprit des scientifiques : l’uranium était-il le seul élément doué de la propriété d’émettre spontanément la radiation pénétrante ? Pour répondre à cette interrogation, Becquerel prit l’attache de son ami, Pierre Curie (1859-1906), chef de travaux à l’Ecole de Physique et Chimie de Paris, et qui était versé dans l’étude des cristaux. On était en 1897, deux ans après que Pierre ait épousé Marie Sklodowska (1867-1934) la polonaise. Le couple Curie entrait alors en scène. Se consacrant à l’étude de la radiation mystérieuse émise par l’uranium, Marie Curie expérimenta plusieurs substances disponibles, et ses efforts furent couronnés de succès lorsqu’elle découvrit que le thorium émettait spontanément la radiation pénétrante. D’après Laura Fermi [2], Pierre et Marie Curie dénommèrent cette propriété « radio - activité » c’est-à-dire activité de radiation.

Passionnée par cette radioactivité du coeur des atomes, Marie Curie poursuivit ses expériences sur d’autres substances susceptibles d’avoir une activité de radiation. La surprise devrait alors se produire lorsqu’elle étudia la pechblende (substance la plus importante et la plus riche des minerais d’uranium, 40 à 90%). A sa grande stupéfaction, elle se rendit compte que le morceau de pechblende émettait une radiation beaucoup plus intense que celle émise par l’uranium. Décomposant la pechblende en ses différents éléments chimiques, le couple Curie découvrit deux éléments doués de la propriété de radioactivité. En juillet 1898, Marie baptisa le premier de ces éléments polonium (en mémoire de son pays natal, la Pologne). Six mois plus tard, le couple Curie découvrit le second élément qui émettait une radiation encore plus intense, que le polonium. Ils le baptisèrent radium. Au bout de quatre années de recherche les Curies avaient traité plusieurs tonnes de pechblende et obtenu un dixième de gramme de sel de radium pur [1]. Le 30 janvier 1899, Mme Curie publia dans la Revue générale des sciences, la première étude d’ensemble sur les « rayons de Becquerel et le polonium et se servit pour la première fois du terme de radioactivité [2].

Le 10 décembre 1903, les trois chercheurs français jouirent des honneurs et avantages du prix Nobel de Physique (doc.2). Ainsi, c’est seulement au début d’une XIXes que la communauté scientifique découvrit la radioactivité alors qu’environ 1200 ans avant, le Saint Coran en faisait déjà allusion.

4. Mesures préventives

Comme préciser plus haut, c’est par hasard que Becquerel découvrit que l’uranium émettait spontanément une radiation pénétrante. Baptisant ce phénomène radioactivité, le couple Curie devaient alors traiter jusqu’à plusieurs tonnes de pechblende pour seulement obtenir 1 gramme de radium pur. Mais, ce qu’il ne faut surtout pas perdre de vue, c’est que ni Becquerel, ni Pierre Curie et Marie Curie n’avaient envisagé ni pris aucune précaution par rapport aux substances radioactives qu’ils manipulaient. La raison était simple : ils ignoraient tous le caractère néfaste des rayonnements radioactifs sur les populations et l’environnement, lesquels rayonnements peuvent provoquer à long terme la mort comme l’enseigne le pictogramme ci-dessus. Marie Curie est décédée suite à une leucémie (cancer du sang) pensent certains historiens des sciences ou bien, d’une forme d’anémie incurable (doc.3) pensent d’autres [2] et Becquerel lui -même ayant commis l’imprudence de garder pendant six heures, dans la poche de son gilet, quelques décigrammes d’un sel radifère, constatait, vingt jours plus tard, que la peau tombait et qu’une plaie se mettait à suppurer, juste à l’endroit qu’avait frappé le rayonnement [1]. Ainsi, sans aucun doute, les savants occidentaux de l’époque de la radioactivité en gestation, ignoraient que les rayonnements radioactifs étaient dangereux, et ils ne prenaient aucune précaution lors de la manipulation des substances radioactives qu’ils étudiaient. Pourtant, environ 1200 ans avant la découverte de la radioactivité naturelle (1896), le Saint Coranfaisait invitait les scientifiques à prendre des précautions lors de l’étude des phénomènes inhérents au noyau atomique, tels que la radioactivité. N’est-il pas annoncé avec éloquence que :

« Et Nous avons fait descendre le fer dans lequel il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens » S.57/V.25

Remarque sur la radioactivité artificielle.

En 1933, le physicien français Frédéric Joliot et son épouse Irène Curie (fille de Marie), bombardaient de l’aluminium (Al) à l’aide d’un faisceau de particule alpha ( ⁴₂He ). Il se produit alors l’équation nucléaire suivante :

²⁷₁₃Al + ⁴₂He → ³⁰₁₅P + ¹₀n (2)

Le phosphore produit par cette réaction est radioactif et se désintègre selon le mode β⁺ ( ¹₀ e⁺), soit :
³⁰₁₅P → ³⁰₁₄Si + ¹₀ e⁺ (3)

Le phosphore produit par la réaction (2) n’existe pas dans la nature : c’est un radioélément artificiel créé par bombardement d’atomes d’aluminium par des particules alpha. Pour cette raison, une radioactivité du type (3) est une radioactivité dite artificielle, c’est-à-dire, celle provoquée par « l’homme ». On la distingue de la radioactivité naturelle se produisant spontanément. La réaction (2) réalisée par Frédéric Joliot et Irène Curie, marqua l’avènement de la radioactivité artificielle (1933), soit 37 ans environ après la découverte de la radioactivité naturelle (1896) par Henry Becquerel.

5- Conclusion

A travers ce présent article, nous avons montré comment le Saint Coran a fait implicitement allusion aux notions d’isotopes et de radioactivité ainsi qu’aux dangers et utilités des rayonnements radioactifs. Sur toutes ces notions, le Livre Sacré des Musulmans qui croient en un Dieu Unique, sans associé, en a fait allusion à travers le seul verset : dans le fer « il y a une force redoutable, aussi bien que des utilités pour les gens… ». L’une des questions qui subitement peut nous traverser l’esprit est alors la suivante : Comment un homme illettré du VIIes pouvait-il faire allusion par exemple aux dangers que comportent les rayonnements radioactifs, alors que tous les savants occidentaux lettrés (que l’on nous permette ce pléonasme) de l’époque de la radioactivité naissante, ignoraient que les radiations étaient dangereuses et, qu’en conséquence, ne prenaient pas les précautions observées aujourd’hui ?

La réponse à cette interrogation est triviale : là où des consciences lettrées se sont inclinées, des illettrés non pas droit de cité. Cette information que livrait le Prophète illettré, que grâce divine et salut soit répandus sur son auguste personnage illuminé par la lumière de la certitude, n’est rien d’autre qu’une parole révélée :

« Par l’étoile à son déclin ! Votre compagnon [Mouhammad] ne s’est pas égaré et n’a pas été induit en erreur ; et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée ; que lui a enseigné [L’Ange Gabriel], à la force prodigieuse, doué de sagacité… »S.53-V.1-6.

Gloire à Allah, notre Créateur Omnipotent et Omniscient !!!

Références sommaires :

1. P. Rousseau Histoire de l’Atome, Librairie Arthème Fayard, France, 1960.

2. L. Fermi, L’Histoire de l’énergie nucléaire, Fernand Nathan, Paris, 1964.

3. R. Caratini, Encyclopédie Physique et Chimie, Bordas, Paris, 1979.

4. M. Lefort, Les derniers éléments de Mendeleïev, Sciences et Avenir, Hors Série, N° 99 déc. 1994/jan.1985

R.D.Evans, Le noyau atomique, Dunod, Paris, 1961.

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Comment Les Inventeurs Musulmans Ont-ils Changé Le Monde ?

Alors qu’un nombre de libéraux arabes ont tenu dernièrement à attaquer l’arabisme et l’islam voire les défigurer en les considérant comme un symbole du retard civilisationnel et humanitaire, joignant ainsi les détracteurs de l’islam, une association britannique scientifique a inauguré une exposition scientifique et islamique qui commémore les réalisations des musulmans dans le domaine scientifique, qui ont changé le monde. Paule Valily, dans le quotidien de l’Independant, a cité une vingtaine d’inventions musulmanes qui ont contribué à l’évolution et au développement de la vie moderne.

Savez-vous que les musulmans étaient les premiers á découvrir le café et á le transformer en une boisson internationale ?L'histoire raconte qu'un Arabe appelé Khalid faisait paître ses chèvres dans la région de Kaffa de l'Ethiopie méridionale, quand il a remarqué que ces animaux sont devenus plus animés après avoir mangé une sorte de baie. Il bouillit ces grains et fit le premier cafè-boisson dans le monde. Les soufis (une secte musulmane) furent à avoir importer ces haricots d'Ethiopie vers le Yémen. Ils en buvaient pour rester éveillés toute la nuit pour prier et faire leurs cultes spéciaux. Vers la fin du 15ème siècle, le café arriva à la Mecque et en Turquie d'où il fit son chemin vers Venise en 1645. Il a été apporté en Angleterre vers la moitié du 17eme siècle par un Turc appelé Pasqua Rosee qui a ouvert le premier café dans la rue de Lombard á Londres. Le qahwa arabe est devenu le kahve turc puis le caffé italien et puis le café anglais (Coffee).

Savez-vous que le physicien musulman Al-Hassan Ibn Al-Haitham est l’inventeur de l’appareil photo. Son nom est tiré du ‘qamara’ arabe, qui veut dire une salle foncée ou privée.

Savez-vous que le jeu d’échecs a été développé sous la forme que nous connaissons aujourd'hui en Perse. L’origine du mot vient du ‘rukh’ persan, qui signifie le château.

Savez vous que, Mille ans avant les frères Wright, un poète musulman, astronome, musicien et ingénieur Abbas Ibn Firnas avait fait plusieurs tentatives de construire une machine de vol. Il a sauté du minaret de la grande Mosquée à Cordoue à l'aide d'un manteau lâche renforcé par des contrefiches en bois créant ce qui est pris pour être le premier parachute. Après, il avait perfectionné une machine de soie et de plumes d'aigles qui lui avait permis de rester en air, sautant d'une montagne, pendant dix minutes ; mais il s'est brisé lors de l'atterrissage. Il en déduit, qu’un dispositif en guise de queue devrait être la cause de l’échec.

Savez vous que les musulmans étaient derrière la recette pour le savon que nous employons toujours aujourd'hui. C’était les Arabes qui ont combiné les huiles végétales avec de l'hydroxyde de sodium et des composés aromatiques tels que le thym. A l’opposé, et selon les narrateurs de l’époque, les occidentaux qui avaient conquis les terres des arabes lors des croisades entaient une odeur si nauséabonde. L’Angleterre avait connu le shampoing grâce à un musulman qui finit par être nommé responsable de l’hygiène dans le palais des deux rois George et Williams IV.

Savez vous que le fondateur de la chimie moderne, le scientifique musulman Ibn Hayyan El-Jabir était le premier á développer plusieurs processus et appareils de base de liquéfaction, cristallisation, distillation, purification, oxydation, évaporation et filtration qui sont toujours en service de nos jours !
Une des inventions mécaniques les plus importantes dans l'histoire de l'humanité, avait vu le jour grâce à un ingénieur musulman appelé l'Al-Jazari. Il avait mis au monde le premier système de valves et de pistons lui permettant de l'eau pour l'irrigation. Son livre de 1206 montre sa connaissance des dispositifs mécaniques ingénieux et montre qu'il a conçus certainement les premières horloges mécaniques conduites par l'eau et le poids, et c'est le père de la robotique et de la serrure à combinaison.

Savez vous que les ingénieurs musulmans sont les premiers á projeter les arcs géométriques qui ont été empruntés ultérieurement par les européens dans le domaine de l’architecture. C’est grâce au génie islamique que les occidentaux ont bâti les citadelles et les châteaux ainsi que les tours grandioses.

Beaucoup d'instruments chirurgicaux modernes sont exactement de la même conception que ceux conçus au 10ème siècle par un chirurgien musulman appelé l'Al-Zahrawi. Ses scalpels, scies d'os, forceps, ciseaux fins pour la chirurgie d'œil et plusieurs des 200 instruments qu'il a conçus sont reconnaissables à un chirurgien moderne. C'était lui qui a découvert que le catgut utilisé pour les points internes se dissout naturellement (une découverte faite quand son singe avait mangé ses cordes de luth) et qu'il peut être également employé pour des fins chirurgicales. Au 13ème siècle, un autre médecin musulman appelé Ibn Nafis a décrit la circulation du sang, 300 ans avant William Harvey. L’anesthésie, elle aussi, fait référence dans son invention aux médecins musulmans. Ils étaient les premiers à avoir mis en place une recette d’opium mélangé à de l’alcool ayant des effets anesthésiques. Ils furent également les inventeurs des premières techniques et procédés pour la vaccination, longtemps avant Pasteur. Leurs idées furent importées en Europe par l’épouse de l’ambassadeur britannique à Istanbul en 1724.

Les premiers stylos à billes ont été inventés lorsque le Sultan d'Egypte ait exigé, en 953 après qu’on lui fabrique un stylo qui ne souillerait pas ses mains ou ses vêtements. Et le voilà actuellement utilisé dans le monde entier.

Le système de numérotation actuellement en service dans le monde est probablement d'origine indienne mais le modèle des numéros est arabe et apparus le premier dans une copie de travail de deux mathématiciens musulmans: Al-Khawarizmi et Al-Kindi autour de 825.

L'algèbre a été baptisée du nom de livre d'Al-Khawarizmi, Wa-Al-Muqabilah d'Al-Jabir, dont une grande partie du contenu est toujours en service. Le travail de ses disciples musulmans a été importé dans l'Europe 300 ans après par le mathématicien italien Fibonacci.
Les algorithmes et une grande partie de la théorie de trigonométrie sont venus du monde musulman. Et la découverte d'Al-Kindi de l'analyse de fréquence a rendu tous les codes du monde antique solubles et a créé la base de la cryptologie moderne.

D'autre part, Ibn Nafii, connu par son surnom de Ziryab (merle) venu d'Irak à Cordoue au 9ème siècle en apportant avec lui le concept du repas de trois cours est le fondateur de ce qui devrait porter par la site le nom de diététique. Il avait également présenté les verres en cristal (qui avaient été inventés après grâce à des expériences sur le cristal de roche par l'ibn Firnas d’Abbas).
Les tapis ont été considérés en tant qu'élément du paradis par les musulmans médiévaux, grâce à leurs techniques de tissage avancées, les nouvelles teintures de la chimie islamique et le sens fortement développé du modèle et de l'arabesque qui étaient la base de l'art en Islam. En revanche, les planchers de l'Europe étaient distinctement terrestres, pour ne pas indiquer terreux, jusqu'à l’arrivée des tapis des Arabes et des Perses.

Le chèque moderne vient du ‘saqq’ arabe, un pacte écrit pour payer les marchandises une fois livrées ; et ce pour éviter que l'argent soit transporté à travers des terrains dangereux. Déjà au 9ème siècle, les hommes d'affaires musulmans pouvaient encaisser un chèque en Chine tiré de leur banque à Bagdad. Autrement dit, les musulmans avaient un système monétaire très développé déjà à l’époque.

Le savant musulman Ibn Hazm a découvert que la terre est une planète qui tourne 500 ans avant le savant Galileo, en plus les musulmans étaient capables de calculer exactement le mouvement des orbites. Le savant Alidrissi a présenté au roi Roger en Sicile la terre en miniature sur laquelle sont dessinée les régions et les pays du monde au 12éme siècle

Les savants musulmans ont utilisé pour la première fois le salpêtre á des fins militaires en ajoutant le potassium. Ils étaient aussi les premiers à fabriquer un missile pour faire exploser les navires des ennemies.

Enfin, les musulmans étaient les premiers à bâtir les jardins pour se jouir de la beauté de la nature alors que l’occident les utilise pour planter les herbes et les légumes pour se nourrir. En plus les musulmans étaient les premiers à planter le lys et le seringa qui ornent actuellement les jardins en Europe.

Bref, tout ceci n’est qu’un tout petit aperçu sur les découvertes islamiques scientifiques qui illuminent le monde occidental. Tous les souhaits pour que les détracteurs occidentaux de l’Islam découvrent un peu plus son histoire avant de l’attaquer et que les arabes se souviennent toujours de leur histoire glorieuse ; ainsi, peut être, ils pourraient se lever de nouveau, ne pas permettre à certains de semer le désespoir. Ils rappelleraient peut être à leur enfant leur histoire et repenseraient leur situation actuelle, pour répondre à la question : Pourquoi cette décadence ?

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La modération islamique

La modération, dans la conception islamique, constitue réellement la caractéristique singulière qui distingue la méthode islamique de toutes les autres tendances philosophiques ayant empreint la civilisation islamique au niveau des valeurs, des critères, des repères et des détails… Tant est si bien que cette modération est comparable, pour la méthodologie et la civilisation islamiques, à une sorte de kaléidoscope qui cristallise ses rayons, sa perspective et trace ses repères.

En bannissant l’excès injuste et l’extrémisme abusif, ce concept de la modération s’érige en pareille position nodale en ce sens qu’elle reflète d’abord l’instinct humain dans sa pureté originelle, sa simplicité et sa profondeur intuitive, elle-même l’expression de la disposition naturelle des hommes tels qu’Allah les a créés. C’est précisément le cachet qu’Allah a voulu imprimer à la Oumma de l’Islam conformément au verset coranique : «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous.» (Sourate Al Baqarah, 143).

Elle est la justesse entre deux faux, la modération entre deux extrêmes et la position équitable qui tient compte de la pondération, tout en se refusant de verser dans l’excès. Car, tout penchant à l’excès est un acte de démesure qui fait incliner la balance et, de ce fait, pécher par manque de modération islamique globale. Un tel acte s’avère de toute évidence sans possibilités de témoignage ni de témoins.

Or, cette modération islamique globale est loin de ce qu’en pensent les gens communs : une absence de position claire et bien définie devant les questions et problématiques. C’est justement là que réside la difficulté de prendre position, sans pour autant s’aligner sur un des pôles béatement et simplement.

Dans cette optique, la notion de la modération se situe au-delà des significations triviales qui ont fait florès parmi les gens communs. Elle n’est pas non plus cette autre modération aristotélicienne comme le perçoivent nombre d’intellectuels, de chercheurs et d’étudiants de la philosophie occidentale, dans la mesure où la modération, selon l’acception d’Aristote (384/322 avant Jésus Christ), fait de la vertu le milieu entre deux vices.

Chez Aristote, le concept de la modération s’apparente, dans sa position de milieu, à un point algébrique qui séparerait, à une distance égale, deux pôles/deux vices. Ainsi perçue, elle n’est, en définitive, qu’un point algébrique, une position statique et quelque chose d’autre sans rapport aucun avec les deux pôles. Or, elle ne correspond nullement au concept islamique du juste milieu.

Dans l'optique islamique, elle est une véritable troisième position, une nouvelle attitude réelle. Son emplacement au centre de deux postulats contradictoires n’implique nullement qu’elle en porte les caractéristiques, les composantes et les traits. Elle est différente des deux pôles, mais pas en tout : cette différence consiste à rejeter l’autarcie et l’enfermement sur les traits d’un pôle aux dépens des autres.

En tant que nouvelle et troisième position, sa singularité et sa nouveauté tiennent au fait qu’elle synthétise et rassemble, dans le cadre d’un système homogène, tous les traits, toutes les composantes et caractéristiques que comporteraient deux pôles différents. Et c’est en ce sens qu’elle s’érige en modération (globale) qui se distingue de celle prônée par Aristote.

La balance de l’équité -la modération étant une équité entre deux injustices- ne saurait être équilibrée en ignorant une partie aux dépens de l’autre. Seule la modération globale peut la tenir en équilibre, en tenant compte des faits et des arguments des deux parties belligérantes -les deux parties de la balance-.

C’est dans cette optique qu’intervient le hadith du Prophète Mohammed, prière et salut soient sur Lui, «Le milieu: la justice. Nous avons fait de vous une communauté de justes», (rapporté par l'Imam Ahmad), comme une illustration de la quintessence du concept de la modération en Islam.

De même, c’est à la lumière de ce concept islamique de la modération que nous percevons les versets coraniques qui ont fait allusion à cette caractéristique spécifique de la méthodologie islamique en matière de réforme. La communauté de l’Islam s'entend ainsi de ceux «Qui, lorsqu’ils dépensent, ne sont ni prodigues ni avares, mais se tiennent au juste milieu.» (Sourate Al-Furqâne, 67).

En matière de dépenses toujours, le juste milieu a été évoqué dans d’autres versets coraniques comme «Et donne au proche parent ce qui lui est dû, ainsi qu’au pauvre et au voyageur en détresse et ne gaspille pas indûment.» (Sourate Al Isra’e, 26), ou dans la même sourate (verset 29) «Ne portes pas ta main enchaînée à ton cou par avarice et ne l’étend pas, non plus, trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné».

Autant dire qu’il s’agit-là d’un mode de vie loin de tout monachisme ou hermétisme monastique, mais aussi loin de la concupiscence animale libérée de toutes obligations.

Si l’on voudrait prendre la mesure de l’avantage immense qu'offre la modération globale et son incidence sur la méthode islamique en matière de réformes -une fois observée et mise en œuvre-, on s’apercevrait aisément comment cette approche a toujours représenté, pour la réforme islamique, une alternative qui a permis de passer outre des déchirures, des éclatements et des dualismes contradictoires du genre qu’ont connu d’autres civilisations, en premier lieu la civilisation occidentale.

Outillée de cette modération globale, la méthode islamique ne connût point de contradiction tranchée qui soit sans issue entre des dualités opposant l’esprit et le corps, la vie et l’au-delà, l’être et l’objet, l’individu et la communauté, la pensée et la réalité, le matérialisme et l’idéalisme, le muable et l’immuable, le nouveau et l’ancien, la raison et la tradition, la force et la loi, la science et la religion…

Autant de dualismes qui, dépourvus d’une approche basée sur le juste milieu, ont conduit aux fameuses scissions prononcées dans la philosophie occidentale entre matérialistes-idéalistes, matérialisme-idéalisme, rationalistes- théologiens, scientifiques-religieux et philosophes-croyants. Ces dualités ont émaillé la période hellénique et antéislamique de cette civilisation, jusqu’à nos jours, en passant par la période de la Renaissance.

La modération islamique globale fut, pour notre civilisation et pour la méthode de la réforme islamique, une balance de ces dualismes et de leurs corollaires de déchirures et d’excès. A ce titre, elle fut un critère d’islamité des modes de pensée et du réformisme islamique.

Ainsi en est-il de l’appel réformiste de l’Imam Mohammed Abdou (1265/1323 de l’hégire, 1849/1905 de l’ère chrétienne), lequel s’est illustré par sa réflexion sur les dualités ayant marqué le quatorzième siècle de l’hégire, dans un contexte civilisationnel caractérisé par l'immobilisme et la prévalence de la tradition dans les milieux religieux de l’époque. Pareil penchant à la tradition fut un excès qui laissait la religion et le réformisme islamique sans prise sur la réalité et la vie, créant par là même un vide religieux dans cette même réalité. Cet état de fait avait pour conséquence d'hypothéquer les chances du réformisme islamique de s’ériger en moyen idoine de la Oumma pour réaliser sa renaissance et son progrès.

Cette conjoncture a en outre été marquée par l’invasion du modèle occidental en matière de modernisation et de progrès, dans le sillage de la campagne colonialiste occidentale moderne du monde islamique. Le modèle occidental était pourtant teinté de sa tendance excessive à s’aligner sur le temporel au mépris de l’éternel, sur la vie aux dépens de la religion, sur l’individu au lieu de la communauté, la matière et le positivisme aux dépens de l’esprit, la force au détriment de la justice…

Ce faisant, le modèle occidental a submergé l’espace philosophique, culturel et intellectuel d’une myriade de dualismes contradictoires qui ont exprimé, et expriment toujours, un sens aigu d’abus et d’exagération, situés tout à fait aux antipodes d’une réflexion sclérosée dont les étudiants en théologie, dans notre orient islamique, se délectaient à l’époque.

Et comme pour se démarquer des deux positions, -celles de la sclérose des théologiens et de la rigidité des étudiants des sciences occidentales-, l’Imam Mohammed Abdou a tenu à greffer à son approche réformiste celle de la modération islamique globale. S’appuyant sur cette modération, il écrit, pour distinguer sa position, sa méthode et son appel à l’adresse, à la fois, des tenants du traditionalisme et des partisans du modèle occidental: «En y appelant (son modèle réformiste), je me suis opposé à l’avis des deux grandes composantes qui forment le corps de la Oumma: les étudiants en théologie et leurs adeptes, d'une part, et, de l'autre, les étudiants des arts contemporains et leurs partisans»(1).

Ensuite, il explique que cette notion de la modération pour laquelle il opte ne procède point d'un choix subjectif, mais elle constitue la quintessence de la méthodologie de l’Islam qui le distingue de tous les autres excès ayant entaché les autres religions : «… L’Islam ne s’est pas révélé comme une spiritualité absolue ni comme une doctrine purement matérialiste, mais plutôt comme une religion à visage humain, une religion du juste milieu. En mettant en harmonie les dispositions humaines instinctives plus que n’importe quelle autre religion, il s’est baptisé Religion de la sainte nature (fitra). Ses détracteurs le lui reconnaissent, aujourd’hui, en le considérant comme la première école qui permet aux barbares d’accéder aux marches de la civilisation.»(2).

La modération est, donc, la caractéristique distinctive de l’Islam. C’est la raison pour laquelle l’Islam est qualifié de Religion de fitra, celle de l'humanité saine et normale, laquelle s’impose en tant que passage incontournable vers le chemin de la civilisation, comme en témoignent les adversaires mêmes bien avant les amis.

Le Maître, l’Imam, explicite cette modération islamique globale - de réforme- entre religion et vie quotidienne, en évoquant l’interprétation du verset coranique : «Et aussi nous avons fait de vous une communauté de justes.» (Sourate Al Baqarah, 143). Revenant sur les significations profondes de la corrélation que le Saint Coran établit entre les concepts de la modération islamique et de la conversion divine de l’Homme dans le verset «Et Allah guide qui Il veut vers un droit chemin», il explique que «c’est dans le sens de cette conversion que nous avons fait de vous une communauté de juste milieu».

L’Imam donne, par la suite, un aperçu sur le sens de la modération islamique dans le legs des ancêtres, avant d’exposer sa propre vision qui se veut une méthode d’approche et de réforme, en ajoutant que :

«Les ancêtres ont dit : le juste milieu est à la fois justice et option, car tout excès relève de la démesure et toute lacune est synonyme de négligence et de manquement. Or, l’exagération tout comme la négligence sont une déviation du droit chemin; elles sont, donc, un mal condamnable. L’option serait alors au centre des deux bouts de cette même chose; c’est-à-dire le juste milieu.

Mais l’on se demande : pourquoi a-t-on préféré le vocable du juste milieu à celui d’option alors qu’ils désignent, tous les deux, la même chose, quoique le premier dénote un sens d’engagement ?

La réponse implique deux cas de figure : Le premier suppose un choix préliminaire qui précède l’analyse à développer. Un témoin doit en être averti, car celui qui campe sur une des deux positions ne saurait connaître la situation réelle de son vis-à-vis et, encore moins, celle du juste milieu.

Le second implique que le vocable du juste milieu est porteur, en lui-même, d’une causalité et s’affirme en tant que tel. Il suppose que les musulmans sont une communauté de justes dès lors qu’ils optent pour le juste milieu. Ils ne sont ni des tenants d’excès démesuré en religion, ni des adeptes excessifs d’inaction. Ils se présentent ainsi dans leurs rites, leurs mœurs et dans leurs actions.»

Pour l'Imam, la modération islamique prend l'ampleur d'une révolution contre la dominance de l’excès -aussi bien celui de la démesure que de la négligence- qui a prévalu dans les rites et les systèmes de pensée antéislamiques. «Et pour cause, avant la révélation de l’Islam, les gens étaient scindés en deux groupes : Un premier groupe assujetti à ses traditions purement matérielles ne se souciant que de ses orgies corporelles, comme les juifs et les polythéistes. L'autre groupe est soumis à des traditions qui lui imposaient d’observer une spiritualité pure et d’abandonner la vie et ses plaisirs corporels, tels que les chrétiens, les sabéens et les adeptes d’autres confessions, dont les païens d’Inde.

Quant à la Oumma islamique, Allah lui a assuré la jonction entre les deux droits; le droit de l’esprit et le droit du corps. Elle est ainsi, à la fois, spirituelle et corporelle. Autrement dit, Allah l’a gratifiée de tous les droits humains, l’homme étant un corps et une âme, un animal et un ange.

Comme si le Seigneur voulait dire que : "Nous avons fait de vous une communauté de justes, capables de faire la part des choses entre les deux droits et d'aspirer à la perfection. Ainsi donc, par la force du droit, «vous soyez témoins aux gens» lesquels, ayant sombré dans le corporel, ont négligé la religion, et aux spiritualistes qui ont versé dans la démesure excessive. Vous serez témoins aux négligents qui soutiennent qu’«Il n’y a pour nous que la vie d’ici-bas: nous mourons et nous vivons et seul le temps nous fait périr». Persistant dans l'inaction et l'inertie, ils ont versé dans la bestialité et sacrifié les vertus spirituelles.

Vous serez tout aussi témoins aux tenants de l’exagération démesurée en matière religieuse qui arguent que cette existence ne serait qu'un corps sans âme et un châtiment pour l’esprit, et pour s’en affranchir, il importe, selon eux, d’abandonner tous les plaisirs corporels, de torturer le corps et de le priver de tous les caprices et les jouissances d’ici-bas. Vous en serez témoins que, les deux parties, se sont départies du droit chemin et ont consommé leur propre ruine. Ils ont ainsi commis des actes délictuels à l’encontre de leur âme, de leur corps et de leurs prédispositions animales.

Vous serez témoins aux uns et aux autres et vous serez à l'avant-garde de toutes les communautés grâce à votre modération et votre sens du juste milieu dans toute affaire. Car, ce à quoi vous avez été convertis est le degré sublime de la perfection humaine qui n’a point d’égal, en ce sens que l’adepte (de cette Voie) sait faire la part des choses et donne à chacun son dû, en s’acquittant des droits d’Allah, des droits de son esprit et de son corps, des droits des proches et des droits de l’ensemble de la communauté".

La suite de ce verset «…comme le Messager sera témoin à vous» veut dire que le Prophète, Paix et Bénédiction Soient sur Lui, est le modèle parfait de la position du juste milieu. Et cette communauté ne serait celle du juste milieu que si elle Le suit dans Sa voie et Sa charia, Lui qui est juge de ceux qui ont suivi Sa tradition et de ceux qui se sont créées de nouvelles traditions ou qui se seraient dévoyés en emboîtant le pas aux hérétiques.

Autant que cette communauté se porterait témoin, de par sa voie et sa tendance à la perfection corporelle et spirituelle, que ces gens ont raté le droit chemin, le Prophète la confortera dans son témoignage, aussi longtemps qu’elle restera fidèle à Sa tradition.

Ce faisant, Lui, le Messager d’Allah, faisant office d’excellent modèle à suivre, assurera par Son témoignage que la communauté des musulmans a emprunté le droit chemin, celui de la conversion divine. Comme si le Seigneur disait : Vous ne saurez atteindre la vertu du juste milieu que si vous observiez les préceptes et la tradition du Prophète. Mais, si vous vous dévoyez de ce droit chemin, le Prophète lui-même, Sa religion et Sa tradition seront témoins que vous n’êtes pas de Sa communauté décrite par Allah dans le Livre Saint : «Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah.» (Sourate Al- Imran, 110). Ainsi donc, vous vous serez dévoyés, par l’hérésie, de la voie du juste milieu et engagés dans l’un des deux camps.»(3).

La modération est, donc, la méthode de l’Islam dans le façonnement de l’homme musulman. Elle est aussi le cachet qui imprime l’islamité à toute entreprise de réforme des sociétés, le stade le plus avancé que l’humanité ait atteint à la faveur de la charia de l’Islam. C'est la condition sine qua non qui fait de la communauté de l’Islam la meilleure qui soit pour l'humanité et la voie juste de la conversion», comme l’a dit l’Imam Mohamed Abdou.

Dressant une analogie entre la modération de l’Islam et l’exagération chrétienne, en matière d’hermétisme et de privation du corps de ses droits et des faveurs d’Ici-bas en érigeant la religion en alternative à la vie terrestre, Mohamed Abdou défend la primauté de la vie terrestre sur le religieux dans l’acception de l’Islam. Il fait valoir à cet égard la corrélation que la notion de la modération islamique a créée entre le temporel et l’intemporel. Il dit: «La vie en Islam jouit d’une primauté sur la religion. Si les préceptes de la religion révélée exigent que l’être soit dévoué à son Créateur, que son cœur soit empli de Sa crainte et de l’espoir en Lui, ils ne le privent pas non plus de gagner sa vie ni d’en jouir. Ils (ces préceptes) ne lui imposent pas non plus l’austérité des ermites ni l’abandon démesuré et excessif des plaisirs.»

Ainsi, le Messager d’Allah n’a-t-il pas répondu à celui qui lui a demandé s’il peut faire aumône des deux tiers de sa fortune: «Non, donne le tiers et même le tiers est beaucoup. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que de les laisser dans la misère, obligés de tendre la main aux gens».

Ce hadith ne contredit d’ailleurs pas la règle générale qui stipule «la primauté de la santé des corps sur celle de l’âme». Il en découle que la religion islamique incite l’homme à préserver son intégrité physique au même titre qu’elle rend obligatoire la purification et l’élévation spirituelle.

Partant de cette conception, l’Islam permet au musulman de s’embellir, de soigner son apparence et de profiter librement des bienfaits et grâces dont Dieu a comblés l’humanité ici-bas, à condition qu’il fasse preuve de mesure, de modération et de bonne foi. Il ne doit pas pour autant transgresser les limites de la charia en sombrant dans une quelconque forme d’excès telle l’imitation des femmes par des hommes ou réciproquement.

Le Saint Coran est clair à ce propos : « Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de prière portez votre parure (vos habits). Et mangez et buvez ; et ne commettez pas d’excès, car Il (Allah) n’aime pas ceux qui commettent des excès. Dis : «Qui a interdit la parure d'Allah, qu’Il a produite pour Ses serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ? » Dis : «Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection.»

Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour les gens qui savent. Dis : «Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes (les grands péchés), tant apparentes que secrètes, de même que le péché, l’agression sans droit et d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas» (Al Aâraf 31-33).

En matière de gestion des biens, l’Islam a jeté les bases d’un système de gestion des dépenses et de conservation des ressources : «Car les gaspilleurs sont les frères des diables; et le Diable est très ingrat envers son Seigneur. Si tu t’écartes d’eux à la recherche d’une miséricorde de Ton Seigneur, que tu espères, adresse-leur une parole bienveillante. Ne portes pas ta main enchaînée à ton cou (par avarice), et ne l’étend pas non plus trop largement, sinon tu te trouveras blâmé et chagriné» (Al Israâ 27-29).

A travers ces renseignements, s’exprime le souci de l’Islam de prémunir le croyant contre tout excès démesuré dans la quête de l’au-delà, dès lors qu'il risque de se priver des réjouissances et des bienfaits de la vie d’ici-bas. Le Saint Coran proclame : «Et recherche à travers ce qu'Allah t’a donné, la Demeure dernière. Et n’oublies pas ta part en cette vie. Et sois bienfaisant comme Allah a été bienfaisant envers toi. Et ne recherche pas la corruption sur terre. Car Allah n’aime point les corrupteurs» (Sourate la Narration 77).

De tout ce qui précède, l’on retient que l’Islam n’a point négligé les sens, tout en veillant à prédisposer l’âme à atteindre sa perfection. En religion médiane, l’Islam part, en effet, d’une assimilation profonde de la nature humaine; dans sa vision de l’homme, il le considère comme un être supérieur à l’animal, ayant une existence ni purement physique ni strictement angélique. Il mène, selon cette acception, une vie temporelle et une autre spirituelle et se trouve ainsi appelé à vivre son existence corporelle et à se préparer à sa demeure dans l'Au-delà. Allah n’a-t-Il pas libéré l’homme afin qu’il puisse profiter pleinement des réjouissances de la vie, tel que mentionné dans ce verset : «C’est Lui Qui a créé pour vous tout ce qui est sur terre» (Al Baqarah 29).

L’esprit d'émulation est ainsi fort chez tout être humain. Il est prédisposé, de par sa prime nature, à œuvrer sans relâche et à aspirer à ce qu'il croit bénéfique ou utile pour lui. D’une appétence sans limites, l’homme ne peut prétendre à une finalité sans être animé par un désir donné. Selon l’effort qu’il fournit, il accède à l’une des échelles formant la hiérarchie de la perfection qu'Allah a établie"(4).

C’est dans ces termes que l’Imam Mohamed Abdou traite du principe de la modération islamique dans son sens le plus large, comme étant l’une des principales particularités de cette religion et l'une des constantes de l’approche islamique de réforme de l’individu et de la société. Mohamed Abdou ne cache pas son penchant pour cette notion de modération, dont son école réformatrice est imprégnée, pour se démarquer des courants prônant diverses formes d’excès. Il s’agit, à ses yeux, aussi bien de l’excès démesuré chez les oulémas de son époque que de la négligence et l’insouciance flagrantes dont faisaient preuve les adeptes du modèle occidental apporté par le colonialisme.

Son œuvre renferme des applications théoriques et pratiques de l’approche islamique du juste milieu dans les divers domaines du projet de réforme et de renaissance. Une réforme par l’Islam où l’Imam Mohamed Abdou met le renouveau de la religion au service du renouveau de la vie des musulmans.

La tradition du Prophète (Prière et Salut Soient sur lui), étant l’interprétation de la rhétorique coranique, est la meilleure concrétisation du concept de la modération. Il suffit, pour s’en rendre compte, de se pencher sur les hadiths où le Prophète (Paix et Salut Soient sur lui) dit «cette religion est bien fondée, que votre excès soit alors modéré » (rapporté par l’Imam Ahmad), ou encore celui où il dit "la religion d'Allah Tout-Puissant est aisée (à pratiquer)" (rapporté par Al Boukhari, Annisaii et Imam Ahmad". Voici un autre hadith tenu du prophète : "Allah ne m'a pas envoyé pour blâmer (les gens) mais pour faciliter (les choses)" (rapporté par Mouslim et l'Imam Ahmad).

L'épouse du Prophète Aicha, qu'Allah soit satisfait d'elle, a dit : "Jamais on ne donna à choisir à l'Envoyé d'Allah entre deux choses, sans qu'il opte pour la plus facile, pourvu que ce ne fût pas un péché. Si c'était un péché, il était le plus ardent des hommes à s'en éloigner» (rapporté par Boukhari, Mouslim, Abou Daoud, Malek et Ahmad).

Dès lors que cette conception de la modération est celle qui trace au musulman la voie à suivre tant dans sa vie individuelle que collective, tout être humain saint d’esprit peut donc l’assimiler et l’ériger en credo dans les différents aspects de sa vie quotidienne :

- La générosité : vertu et comportement modéré, la générosité n’est pas étrangère à ses deux extrêmes à savoir la cupidité et le gaspillage, mais elle concilie les traits de l’un (gestion et économie) comme de l’autre (charité et largesse). Cette notion de générosité rassemble donc les qualités de droiture et de justice de ses deux pôles.

- La bravoure : qualité médiane entre lâcheté et témérité, la bravoure joint la précaution du lâche à l'audace du téméraire. Cette notion ne se penche donc ni pour l’un de ses pôles ni n’en est complètement différente.

Dans la vision islamique de l'économie et de la gestion des richesses et des biens, le principe de «succession» occupe une place médiane entre la liberté absolue dans la gestion des biens et la privation totale de ce droit. Selon cette vision, tout homme peut s’approprier des biens, les gérer et en jouir en toute liberté. Il n'en demeure pas moins qu'il est le successeur d'Allah sur terre et le dépositaire de biens dont le Très-Haut est le véritable Possesseur.

C'est ainsi que tous les droits de l’homme à l'accès et à la gestion des richesses sont régis par les droits d'Allah et Ses prescriptions en matière d’équilibre et d’entraide sociale.

- Concernant sa position vis-à-vis de la différenciation sociale des gens, l'Islam favorise, là aussi, la logique de pondération. Il ne se penche, de fait, ni pour une liberté sans limites, que l'on sait amplificatrice de disparités sociales flagrantes, ni pour une quelconque forme de société utopiste où soient abolies les classes sociales. Conscient des écarts existant entre les hommes quant à l'énergie et à l'effort que tout un chacun est prêt à fournir, la religion islamique juge, certes, tout à fait normal, voire nécessaire, qu'il y ait une disparité entre eux dans le gain et dans la répartition des ressources. Mais, cette hiérarchisation ne doit pas aller jusqu'à porter atteinte aux exigences de l'équilibre et de la solidarité agissante entre individus. Car, en Islam, la Oumma est comparable à un seul corps, dont les organes sont complémentaires, bien que l'utilité et les besoins de chacun soient différents.

Dans la lettre que l'Imam Ali Ibn Abi Taleb (32 avant l'hégire- 40 de l'hégire/600-672) a adressée à son gouverneur de l'Égypte, Al Achtar An-Nakhai (27 de l’hégire/659), on lit : "Saches que tes administrés constituent, en fait, des catégories intimement liées les unes aux autres, de telle sorte qu'aucune d'entre elles ne saurait se passer des autres"(5).

- Au sujet des rapports entre les civilisations, l'Islam, à travers son approche pluraliste, incite à l'interaction civilisationnelle comme alternative, d'une part, à toute logique d'ostracisme et d'isolement et, d’autre part, à toute relation de dépendance et d'imitation. Une interaction qui s'inspire de tout ce qu'il y a de commun et d'universel entre les hommes, sans pour autant renier les spécificités identitaires, spirituelles et culturelles de chaque partie.

- Au surplus, le concept islamique de la modération institue le principe de la neutralisation, lequel tend à maintenir l'équilibre des relations entre les civilisations, mais aussi entre les classes sociales.

De fait, la neutralisation du point de vue islamique sert de voie médiane, puisqu'elle sous-tend cette dynamique sociale qui constitue un outil permettant de rétablir l'équilibre parfait, de faire prévaloir la justice et de préserver, ce faisant, le pluralisme, la diversité et la différence.

Ainsi donc, la neutralisation est-elle une solution de compromis entre "l'immobilisme", qui risque d'aggraver le déséquilibre, et le "conflit" où règne la loi du plus fort sans laisser guère place aux facteurs de pluralisme et de diversité.

Le Saint Coran rejette formellement la logique de "conflit" ou de "lutte" parce qu'elle porte atteinte au principe du pluralisme: " qu'(Allah) déchaîna contre eux pendant sept nuits et huit jours consécutifs; tu voyais alors les gens renversés par terre comme des souches de palmiers évidées. En vois-tu le moindre vestige? " (Sourate Al-Haqqa; 7-8)

En revanche, le principe de neutralisation a le mérite d'inciter l'homme à redresser régulièrement ses positions et, partant, à conserver et à consolider la culture de la diversité et du pluralisme. Ce principe est clairement exposé dans le verset coranique suivant: "La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousses (le mal) par ce qui est meilleur; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux" (Sourate Foussilat, 34).

Telle est la modération islamique dans son acception globale, qui est le cachet qu’Allah a voulu imprimer à la Oumma de l’Islam et la prédisposition naturelle immaculée de toute déviation, telle que perçue à travers le prisme du kaléidoscope qui cristallise les traits de la méthode islamique et des repères de sa conception de la pensée et de la vie. Louange à Allah qui dit: «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins aux gens, comme le Messager sera témoin à vous.» (Sourate Al Baqarah, 143). Gloire au prophète Mohammed, Paix et Bénédiction Soient sur Lui, qui dit: «Le milieu: la justice. Nous avons fait de vous une communauté de justes».

Autres références :

Les civilisations mondiales : neutralisation ou conflit ? , Dr. Mohamed Imara. Ed. Dar Nahdat Misr, le Caire, 1998.

Repères de l’approche islamique, Dr. Mohamed Imara, Ed. Dar Arrachad, le Caire, 1998.

Source:

L'Islam Aujourd'hui N 23, revue publiée par l'ISSESCO.

(*) Membre du Conseil des recherches islamiques à l’universitét d’Al Azhar Acharif, membre du conseil supérieur des affaires islamiques, République Arabe d’Egypte.

(1) Œuvres complètes de l’Imam Mohamed Abdou, tome 2, page 310, Etude et annotations de Dr Mohamed Imara, Ed. Dar Chorouk, le Caire, 1993.

(2) Op. cit., tome 3, page 287.

(3) Op. cit., tome 4, page 223, Ed. Beyrouth, 1972.

(4) Op. cit., tome 3, pp. 293-296..

(5) Nahj Al-Balagha, p. 327, interpréteé par l’Imam Mohamed Abdou, annotations et commentaires de Mohamed Ahmad Achour, Mohamed Ibrahim Al-Banna, Ed. Dar Achaâb, Le Caire.

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