Le chemin vers la raison 2

Entre le cristal et la fumée, se trouve l'Islam. Une nécessité requise!

"Chaque niveau d'organisation ne pourrait rien faire par lui-même s'il n'était pas régulé par une commande qui lui vient du niveau d'organisation qui l'englobe..." LABORIT H.

Les humains dans leurs quêtes de connaissance et de sagesse ont recherché des solutions simples et logiques à la luxuriance du monde. Les intellectuels de la fin du XXème siècle ont découvert l'extraordinaire complexité du monde qui nous entoure. La complexité du cosmos, des organismes vivants, des sociétés humaines…etc. Le phénomène de la mondialisation des échanges ne fait qu'accélérer cette prise de conscience de la complexité et en accentue les effets.

Certes, la science a réalisé des grands progrès au cours du XIXème et XXème siècle en utilisant la méthode cartésienne réductionniste parfaitement adaptée à l'étude des systèmes simples et constitués par un nombre limité d'éléments aux interactions linéaires, ne convient plus dès que l'on considère la complexité organisée telle que rencontrée dans les grands systèmes biologiques, économique et sociaux; où se mêlent contingence et déterminisme, création et déstructure, ordre et désordre où prolifèrent des systèmes à architecture de plus en plus élaborée.

L'utilisation aveugle de l'approche analytique a engendré un déséquilibre de l'équilibre, dans ce sens tend la citation d'Henris pointcaré"plus la science accrois le cercle de ses connaissances, plus grandis autour le cercle d'ombre".

Les grands problèmes environnementaux, les crises socio-économiques, et les maladies et causes de mortalité nouvellement apparues ne sont que des signaux d'alarme parmi d'autres. Ces résultats ont été le stimulus de quelques intellectuels pour changer leur méthodologie d'approche vers une nouvelle manière de voir le monde que l'on appelle approche systémique.

L'observation des créations a pu distinguer quatre grandes classes, selon la typologie de Sheikh El Sharawy[III]<!--[endif]--> : au niveau de la base, on trouve la classe des inertes et matériaux avec tous ses composantes et variantes. Ensuite, on regroupe la classe des végétaux qui, en plus, caractérisée par la croissance et le développement. Le déplacement et la sensation ajoutés aux caractéristiques précitées font ressortir la classe des animaux. L'humain, au sommet de la pyramide, se distingue en plus par la facilité, de prise de décision après réflexion, soit, le choix entre alternatives. Un choix qui s'effectue consciemment ou inconsciemment. Lesdites classes sont inter-liées; et celles de dessous servent de base pour celles de dessus.

En suivant la même typologie, du système simple (particule élémentaire) à des systèmes fortement organisés (humains et créations intégrants les humains), on presse une fabuleuse monté de complexité. La mesure de la complexité est repérée par la variété et la redondance. La première résulte beaucoup plus de la combinaison et de la richesse des relations entre éléments que du nombre d'éléments eux-mêmes. La redondance vient ensuite limiter cette variété puisque certaines configurations sont interdites ou imposées sous forme répétitive. Parce qu'il n'y a pas d'organisation sans redondance, la réduction de la variété sera donc, dans un premier temps, l'effet habituel de l'organisation. Mais dans un second temps, l'organisation fait apparaître des possibilités relationnelles nouvelles entre sous-ensembles stabilisés d'éléments que l'on appelle sous système. Cet accroissement de la richesse relationnelle permet à son tour de faire émerger dans le système des configurations nouvelles…etc. d'où une augmentation de la variété et ainsi de suite. On a donc affaire à une organisation complexifiante ou complexification.

Depuis les macrostructures, telles que les planètes et astres en mouvement suivant des orbites précis, jusqu'au microstructures, telles que les protons, neutrons et électrons dégageant les énormes énergies nucléaires; les intellectuels ont pu généralement comprendre ces systèmes simples et réaliser des progrès scientifiques tout en tenant en compte l'infiniment grand et l'infiniment petit. Mais, le progrès est relatif, par exemple l'essor technologique pour un industriel ne l'est pas pour un écologiste.

La situation est différente pour la compréhension des végétaux et animaux, la recherche scientifique continue d'approuver jour après jour la nécessité du recours au mode biologique naturel, soit sans implication du synthétique, produit des humains. Véritable démonstration de l'échec. On ne peut pas connaître parfaitement ou maîtriser totalement une situation complexe et dès qu'on pense avoir trouvé des schémas explicatifs globaux, ils se modifient laissant place à d'autres modèles tout aussi éphémères!

Quant aux humains, le flou/imprécision, aléa/instabilité, ambiguïté et incertitude s'accentuent davantage. Les interactions au sein d'un objet complexe et de celui-ci avec son environnement sont si nombreuses et enchevêtrées qu'elles en deviennent incompréhensibles et surtout incontrôlables. Un composant se comporte différemment selon les circonstances sans qu'on sache en donner les raisons et encore moins le prévoir. Les comportements entre individus, qu'ils soient stabiles ou agités, correspondent à des structures comportant un ou plusieurs délais entre variables. Dans la réalité qui nous environne, les relations d'influence, lorsqu'elles ne sont pas de nature purement comptable, comporte en effet presque toujours des délais variables qui représentent l'interaction, la non-instantaniété et la non-proportionalité stricte des causalités circulaires. La présence de telles entraves ne facilite ni l'analyse formelle (mathématique) ni la compréhension du comportement temporel des structures étudiées.

On déduit de la position des humains par rapport aux autres que ces derniers sont mis à leurs dispositions et que le tout est idéalement crée, ainsi que notre totale liberté d'action risque la survie. En d'autre terme, on n'est pas crée par hasard, qui implique systématiquement qu'on ne doit pas être laissé perdu. Chaque niveau d'organisation ne pourrait rien faire par lui-même s'il n'était pas régulé par une commande qui lui vient du niveau d'organisation qui l'englobe.

De ce fait, vient l'obligation de la religion pour cadrer l'activité humaine; déterminer des frontières à ne pas franchir et les limites à ne pas approcher, le fait de toucher des pièces,  tout l'édifice risque de s'ébranler. La religion est la redondance qui limite la variété de l'activité humaine à n'importe quelle situation, au comportement individuel, au sein de la famille, au niveau de la société ou à l'échelle de la nation. Cette redondance n'est pas une contrainte ou obstacle comme elle est considérée par les laïcs, mais c'est des données formulant des requêtes pour faciliter la prise de décision, sans oublier qu'elle laisse aussi un espace de liberté, d'initiative et ainsi de créativité permettant l'adaptation et l'évolution. Entre la régidité du cristal et la fluidité de la fumée se situe la force de l'Islam.

Rectifions notre déviation, et suivons la ligne droite. Se confier à la recherche scientifique seule n'est pas une solution si elle s'est démonter impuissante devant la complexité du monde, et surtout si elle se combine avec des fins économiques liés à un marketing féroce sans oublier les valeurs inséparables de l’interaction des individus et de leur environnement (les chercheurs ne laissent pas les valeurs à part avant d'entrer au laboratoire ou effectuer une analyse de données).  Pourquoi chercher midi à quatorze heures ? Les miracles du Coran et de la Sonnat continuent de prouver la crédibilité et la justesse du message du prophète Mohamed (S). Un parfait guide pour vivre idéalement avec une récompense après.

Réalisé par : BOUAROUR Mohamed

Ingénieur d’état en production animale



LABORIT Henri, 1989, "la vie antérieure", R. Laffont

SALDMAN Frédéric, 1997, " les nouveaux risques alimentaires ", Edition Ramsay, Paris, page : 9

Série des leçons enregistrées, téléchargeables sur le site www.elsharawy.com

DONNADIEU Gérard & KARSKY Michel, 2002, "la systémique, penser et agir dans la complexité", Edition LIAISONS, Paris, chapitre : le défi de la complexité pp:17- 36.

www.55a.net